06 mai 2008

Fin d'année 2007-2008

Et bien, cette année est terminée. On attend toujours les résultats des partiels, mais je doute fort que ce soit un problème. Tout cela pour dire que le Gala de fin d'année a eu lieu avant-hier. Après avoir vu tous les IEPiens en costard (vous auriez dû me voir, c'était comique, costard-cravate-chapeau) et les IEPiennes en robe-maquillage, un spectacle vraiment énorme et une soirée en boîte... hum, mémorable, je ne reverrai plus ces IEPiens pendant 4 longs mois. Ils vont me manquer, snif...
Cette année est passée très vite ; je ne l'ai vraiment pas vue passer et pour la première fois, je suis triste que ça s'arrête. Je n'étais pas triste en quittant le lycée car je regardais déjà devant moi, vers Sciences-Po, et je ne regrettais pas grand-chose.
Ce gala était vraiment inoubliable. Je ne fais pas de lèche au BDE (Bureau des étudiants) ou au BDA (Bureau des Arts), c'était vraiment très bon.
Nous commençâmes la soirée avec un cocktail au Pasino d'Aix, dont je retiendrai le bon vin rosé et la petite ambiance chaleureuse et sympa.
Puis vint le "pestacle" des associations de l'IEP : Club théâtre, Club danse (championnes de France, et j'ai compris que ce n'était pas pour rien), Club musique (petit concert bien sympa), et tous ceux qe j'oublie.
Puis nous finîmes la soirée en boîte (au Studio88 pour ceux qui connaissent), un peu tard et un peu arrosé... classique et très très bon. Je me suis couché à 5h.
Tout ça pour dire MERCI et BRAVO aux organisateurs et aux protagonistes du Gala, c'était génial.
Et BONNES VACANCES à tous les IEPiens qui me lisent. 

23 décembre 2007

De l'économie

 A.S. : si la longueur de l'article vous fait peur, sautez le paragraphe 3 en gris foncé, où je raconte ma vie, fais un private-joke et dézingue mon prof d'amphi (mais je ne le cite pas, ne cherchez pas à me faire un procès pour diffamation, ça marche pas avec moi). Je tiens vraiment à ce que vous lisiez l'essentiel.

Et bien maintenant que, comme la plupart d'entre vous, je suis en vacances après être allé à mon lycée chercher mon diplôme du bac et mon dossier scolaire depuis la sixième (dedans il y avait des contrôles de CM2, d'où il ressort que j'oubliais souvent de mettre les points à la fin des phrases en français et que je n'écoutais rien, je rêvais ^^), je pensais pouvoir m'adonner aux plaisirs du glandage. Sauf que le glandage, ce n'est plus ce que c'était : j'ai lâché la console, mes amis voient eux aussi leurs amis et sont occupés, personne n'est connecté sur MSN, les blogs ne disent rien, l'actualité est chiante et lassante et j'ai eu 13/20 au test d'actualité du Figaro. Et finalement, le glandage, c'est vite chiant. Et en plus, je me dis que comme j'ai le repas de Noël demain et que je pars en Estonie vendredi pour revenir le vendredi suivant, ces vacances vont passer en un éclair ! Donc j'essaie de rentabiliser mon temps. Et que fais-je ? Et bien je travaille. Je travaille parce que je me dis qu'entre les partiels et les TD, il va falloir que je bosse sérieusement au second semestre pour avoir ma moyenne. Et surtout régulièrement, en commençant par les matières où je suis le moins bon. C'est pourquoi j'ai sorti ma plaquette d'économie à faire pour la rentrée, et j'ai commencé à la taffer.

Je me souvenais que ce que j'avais vu de l'éco telle qu'elle nous est présentée cette année est vraiment très difficile à aborder parce que c'est à base de tableaux et de courbes..... bref de maths. Et j'aime pas les maths, quand j'ai passé mon bac je croyais que j'en avais fini (avec un 15/20 en plus, mais l'épreuve était honteuse de facilité)..... jeune lycéen naïf et insouciant que j'étais ! Quand y en a plus, y en a encore ! Et ça aide pas ! Ce qui m'a conduit à me poser quelques questions sur cette matière que j'adorais au lycée et que je vomis de plus en plus depuis mon entrée à l'IEP.

Plantons d'abord le décor : après deux ans passés à faire des SES au lycée, dont une grosse moitié était de l'éco, deux années formidâââbles en terme de profs d'éco, (surtout en Terminale) et un 12/20 au bac (et vu comme j'avais bossé c'est bien payé), je rentrai à l'IEP, où j'appris qu'on avait deux heures d'éco en amphi et une et demie en TD. Youpi, pensai-je. Les premiers cours d'éco en amphi se révélèrent être excellents : notre prof nous faisait un cours compliqué et dense, mais mes connaissances héritées de mes deux années passées en ES me permettaient de suivre. En plus il balançait des perles politiques qui me firent comprendre qu'il était strausskahnien (personne n'est parfait) et qu'il était un politicien raté (il insistait pour avoir un micro sans fil, la rock-star attitude*). Le problème c'est qu'au bout du troisième cours, les digressions avaient pris tellement de place qu'elles remplaçaient purement et simplement le cours. Je décidai donc de ne plus prendre sur mes heures de sommeil et de me priver du cours d'éco des discussions politiques et jeux de cartes du mardi matin.

Ensuite, en TD, c'était une autre histoire. Mon prof est un PLOT. Vous savez, le truc qui trône au milieu et qui ne sert à rien. Sur la forme, nous n'étions pas gâtés. Mais sur le fond..... ah, Seigneur, sur le fond..... on avait chaque semaine des plaquettes très denses et écrites en petits caractères sur un sujet. Que nous traitions en cours. Enfin, nous traitions quelques questions. À savoir entre 2 et 13 (sur 20). Mais le 13 était une exception. Autant dire qu'on se faisait chier, parce qu'on passait des heures à le regarder tracer des courbes et nous "expliquer" (je mets entre guillemets parce qu'expliquer, c'est censé vouloir dire "faire comprendre", ce qui n'était pas le cas) la réponse à une question. Pas très motivant, donc. J'ai donc rapidement lâché prise en éco, et arrêté de faire mes plaquettes. Et je ne comprenais pas un traître mot de ce que disait le prof en cours. Je me sentais largué, ce que les résultats des évaluations vinrent confirmer. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai pris peur en voyant un sujet d'évaluation.

Et le fait que je travaille pendant ces vacances m'a refait rentrer dans le monde de l'éco. OU PAS. Enfin, presque. J'ai ouvert ma plaquette, qui contenait des repères (quatre) avec des lettres dont je ne comprenais pas la signification, censées représenter une variable économique, et des courbes censées montrer leurs interactions. Et une page entière (écrit petit) qui expliquait comment lire les quatre graphiques en un. J'ai donc dû procéder par étapes : 1) Comprendre les phrases isolément, en les relisant, rerelisant, et rererelisant. Et rerererelisant si besoin est, ce qui souvent était le cas. 2) Comprendre ce qu'il y avait dans les graphiques avec un esprit de mathématicien, sans savoir ce que voulaient dire les variables, dans l'abstraction la plus totale. 3) Tenter, à l'aide des phrases, de remplacer progressivement les lettres par des concepts tels que l'investissement, l'épargne, le revenu ou la consommation. 4) Essayer d'avoir une vision un peu plus globale du truc, et le comprendre. 5) Le résumer en quelques lignes. Je me suis arrêté, après une demi-heure de prise de tête, entre les étapes 3 et 4. J'ai à peu près compris, mais ça bloquait, ça saturait. Et je n'en suis qu'à la première page sur dix et à la première question sur onze.

Je me suis donc demandé comment ça avait pu changer si vite, comment l'éco avait pu devenir une matière aussi infernale du lycée à la fac. Et j'ai identifié le problème, ce qui est déjà énorme. Mon problème, c'est la nouvelle forme qu'a pris l'éco. Je m'explique : au lycée, les cours d'éco étaient relativement accessibles : une fois qu'on avait les bases, qui s'apprennent en début de première (le PIB, la valeur ajoutée, et tous les sigles FBCF, EBE, etc), on pouvait à peu près comprendre n'importe quel document, donc n'importe quel cours. Disons que les profs et les manuels faisaient un effort pour être accessibles. Maintenant qu'on est à l'IEP, ce qui me gêne, c'est l'abstraction permanente et la transformation de l'éco en maths. Mon manuel n'est que graphiques et termes techniques que je n'ai jamais vus. Et le cours se basant sur le manuel, c'est mal barré. Le problème est que je considère l'économie comme quelque chose de concret, et pas comme une courbe. Autant ça ne me gêne pas de faire des schémas compliqués (j'adore même en faire), autant dès qu'il s'agit de mathématiser une théorie, de transformer l'épargne en une variable S (si je vois un S, du coup, je ne sais pas que c'est S comme Savings, et comme ce n'est marqué nulle part que S = épargne.....), de la mettre sur une courbe, ça coince. L'éco, ce n'est pas des maths appliquées, je ne peux pas accepter ça. Je suis, comme mon prof d'amphi, qui nous l'a dit maintes et maintes fois, un politique : pour moi, l'économie, ce n'est pas des courbes, c'est un instrument de politique. Je ne m'amuse pas à faire des maths pour élaborer ou comprendre une théorie qui ne s'applique qu'en situation de concurrence pure et parfaite, je préfère me demander comment, en pratique, on peut réformer les marchés dans la mesure du possible pour les améliorer, et -dans mon cas- pour permettre une meilleure répartition des richesses. Pour résumer ma pensée, qui se clarifie peu à peu, j'en ai rien à foutre de savoir comment marche une machine "en-dedans d'elle", je veux savoir à quoi elle sert et comment m'en servir. L'éco du lycée m'apprenait les théories des économistes et donnait, en exemple, des cas concrets. À l'IEP, je n'ai pas le souvenir d'un seul cas concret qui ait été plus que vaguement évoqué en TD. Les tableaux et les courbes que j'aime, ce sont les tableaux et les courbes qui montrent les évolutions dans le temps d'une économie RÉELLE, et pas VIRTUELLE, dans le cadre de POLITIQUES économiques.

Je vais essayer de m'y mettre, et si vous avez des conseils pour que je comprenne mieux cette éco-là, puisque je vais de toutes façons devoir en bouffer au moins jusqu'à la fin de l'année, et certainement jusqu'à la fin de mes études, je suis à l'écoute. 

*Private-joke, elle se reconnaîtra (ou pas)

20 décembre 2007

Partiels story

Ca y est, enfin, je suis en vacances. Pour la première fois depuis que j'ai fait ma rentrée. Et ce après mes premiers partiels, mais au moins, ils sont terminés et point de stress pendant ces vacances, qui vont en être de vraies ! YOUHOU !

Au menu, nous avions les écrits la première semaine, en droit constit, histoire et "éco".

En droit constit, nous eumes un sujet plutôt facile : "Le régime présidentiel est-il adaptable à la France ?" Je crois m'en être plutôt bien sorti, en pour ceux que ça intéresse, on l'avait vu en cours, et la réponse est non.

En histoire (programme "la France de 1750 à 1815"), on a eu un sujet à la Jauffret (notre prof d'histoire, connu pour faire des sujets à rallonge ; en 2005, le sujet du concours d'entrée était "De Raymond Poincaré à Jacques Chirac : le chef de l'État en France, 1914-2005. Vous voyez le genre.), qui a pris tout le monde de court, enfin surtout ceux qui avaient appris les dates des batailles par coeur : "Quelles réformes essentielles de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, retrouve-t-on dans la France contemporaine ?" Difficile de répondre autrement que par un listing, que j'ai classé en réformes politiques, économiques et sociales, pour faire original. ^^

En "éco", que je mets entre parenthèse parce que notre prof, R****, avait pour particularité de faire un "cours" de 2 heures avec 2 heures de digressions, raison pour laquelle je n'y allais plus (y avait plus de cours à partir de la séance 3). Donc le sujet portait sur de l'actualité : au choix, "le pouvoir d'achat est-il un bon indicateur pour l'action publique ?" (ou quelque chose comme ça), "Les régimes spéciaux : un vrai enjeu ?" et un article sur "travailler plus pour gagner plus". J'ai choisi le second. Encore une fois, sujet aléatoire = note aléatoire.

Après, cette semaine, nous avons eu un "oral-écrit", façon pompeuse de dire "questions de cours à traiter en 1 heure" en Droit. Le cours d'introduction au Droit se résumant à un apprentissage par coeur de listes, de définitions et de différenciations que je n'avais pas pris le temps de bien faire, et notre prof notant à la mode prépa (c'est-à-dire très très sec), je vois venir un 2 ou un 3 gros comme une maison. Tant pis pour moi.

Puis vint l'oral d'histoire des constitutions. Sujet : "La IIe République". J'ai fait comme j'ai pu, et bien qu'ayant un examinateur qui avait l'air de droite bien que très sympathique, j'ai été moyen. Pas à l'aise, oubliant des aspects du sujet, confondant parfois avec le Second Empire, répondant à côté aux questions, c'était moyen. Mais bon, j'ai quand même fait mon job et décrit, en gros, la Seconde République. Disons que je vise la moyenne, tout en sachant que c'est pas sûr que je l'obtienne.

Et enfin, l'oral de science politique, que j'attendais avec impatience dans la mesure où le cours était super intéressant (sur le fond, pas quand j'étais en cours), s'est passé comme sur des roulettes, vu que je suis tombé sur le sujet que tout le monde voulait avoir : qu'est-ce qu'un parti politique ? À partir de là, j'ai eu un boulevard, et l'examinateur m'a dit que je serais noté sur le temps que je tiendrais (l'objectif étant 10-12 minutes). Je n'ai pas compté le temps, mais je sais que je n'ai pas pu couvrir tous les aspects du sujet. Pour le temos, ça doit être bon, donc.

And now, let's wait and see what'll happen. 

19 septembre 2007

Rentrée des artistes

Ca y est, je me reconnecte enfin. J'ai commencé les cours à Sciences-Po Aix, dans un bâtiment magnifique (classé monument historique si je ne m'abuse) mais bien exigu. On a 1m² par étudiant, soit la concentration la plus forte de France ! Mais bon, à part ça, la vie à l'IEP est formidable !!

Les cours ont deux formes : il y a des cours magistraux de deux heures en amphi, comme j'en ai eu déjà six ces trois derniers jours. Au programme de ce semestre : introduction au droit, qui est une nouvelle matière pour moi, et qui au premier abord me semble très intéressant et à creuser. Je découvre ainsi un monde à part, et je trouve ça franchement intéressant ; de toutes façons, si j'avais raté Sciences-Po, j'aurais certainement fait du droit.

J'ai également découvert l'introduction à la science politique, matière importante à l'IEP, vous vous en doutez. Malheureusement, j'ai en même temps constaté, consterné, que mon prof n'était pas tout ce qu'il y avait de plus attirant. Disons que le cours était un peu brouillon, qu'on ne savait pas ce qu'il fallait noter ou pas (un bon prof vous aiguille dans ce qui doit être noté ou pas), et qu'il parlait d'un ton bien hésitant. Résultat : j'ai une maigre page et demie pour deux heures de cours (contre trois en droit).

Un autre cours magistral, pendant lequel j'ai découvert pourquoi il ne faut pas se mettre en haut et au fond de l'amphi (parce qu'il y a des lampes chauffantes), était l'économie. Pas grand-chose à dire de plus si ce n'est que ça s'annonce intéressant. Le premier cours était sur l'histoire du libéralisme.

Ensuite, j'ai pris ma claque dans le cours d'histoire de France (programme : la France de 1750 à nos jours). Mon professeur, Jean-Charles Jauffret, est un homme brillant. Non seulement il sait bien parler, mais il a pris une heure pour nous faire un discours de bienvenue à côté duquel le discours de prérentrée de notre bon directeur fait bien pâle figure. Il nous a parlé d'intelligence, de conformisme, nous a conseillé le livre La Télécratie contre le démocratie de Bernard Stiegler, le film Cartouches gauloises, et surtout de lire des romans. Il nous a donné de précieux conseils pour nos futures années d'études. Son cours sur la France en 1750 était également très intéressant, dense mais néanmoins compréhensible.

Aujourd'hui, les cours portaient sur l'organisation politique de l'Etat (là non plus, pas grand-chose à dire) et sur l'histoire constitutionnelle. Ce cours portait sur l'histoire de la première constitution française, et donc sur la Révolution Française et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Sur les conférences de méthode, qui sont des cours en groupes d'environ 20 étudiants, donc beaucoup plus proches de ce que j'ai connu jusqu'ici, comme elles ne sont pas encore toutes mises en place, je n'ai fait que de l'espagnol. Le quasi-bilingue que je suis (20 au bac) est intéressé par le programme (qui porte sur l'Espagne dans tous ses états), par la prof, qui est castillane (ça se reconnaît à son accent à couper au couteau) et qui, pour une fois, parle le vrai espagnol, que tout lycéen normal ne comprend pas parce que ça va trop vite. J'ai découvert dans une vidéo qui nous a été projetée que j'ai encore des progrès à faire avec l'accent catalan des séparatistes (ils exagèrent volontairement pour faire chier ceux qui ne parlent pas catalan), qui parlent une sorte de yaourt incompréhensible (même les latinos de la classe avaient du ma). Des progrès à faire, donc.

En tout cas, ce que j'ai vu jusqu'ici de l'IEP est génial, et je ne regrette vraiment pas d'avoir bossé pour y arriver. Je publierai un peu moins d'articles dans les jours à venir étant donné que je dois m'occuper de ma transition de Montpellier à Aix (ça y est, j'ai trouvé un appart). 

30 août 2007

Back from hell

Je suis enfin de retour !!

Tout d'abord, je remercie les lecteurs qui m'ont encouragé, ou en tout cas ceux qui se sont souciés de connaître les réactions. Mention spéciale à Julien Tolédano pour ses bons conseils. Je ne vous cacherai pas que j'ai été un peu déçu par le nombre d'encouragements ; je m'attendais à mieux que ça. Oui, je sais, vous allez dire que je me plains, mais dites-vous que partir avec ça sous la dent, c'est assez maigre. Enfin, je ne vais pas me plaindre ; autour de moi, j'ai reçu plus de voeux de merde que je n'en recevrai jamais ! Trois personnes ont brûlé un cierge pour moi (ma grand-mère, ma voisine et ma mère, qui est allée à Saint-Sulpice pour ça), donc normalement, le Seigneur était avec moi. Ca a quand même fait assez plaisir à l'athée intolérant que je suis. Voilà donc pour les encouragements.

Mais vous imaginant trépignant d'impatience devant votre écran à vous demander comment ça s'est passé, je m'empresse de le dire. D'abord, l'examen est une épreuve intense, (15 heures en 2 jours) à tel point que mon annulaire droit a gonflé à force d'écrire.

La première épreuve (ordre général alias philo) a été un bide monumental. Par là, entendez qu'au bac, j'aurais dit que c'est moyen. Moyen moins, même. Les sujets au choix étaient : "Y a-t-il de bons préjugés?" ou alors un texte de Claude Lefort sur les relations entre démocratie, totalitarisme et certitude. Texte fort intéressant mais aussi fort difficile. Le sujet  de dissertation ressemblait étrangement à un des sujets du bac ES ("Peut-on en finir avec les préjugés?"), que je n'avais pas pris, ne me souvenant même plus d'avoir fait un cours sur les préjugés. Ici, je n'avais pas plus fait de cours sur les préjugés ; par conséquent, j'ai choisi la difficulté, un peu contraint. J'ai fait mon petit topo, explication/critique, en négligeant certains passages du texte non compris, et en ne citant aucune référence (à part une référence historique, j'ai à un moment cité Harry Truman). Entrée fracassante dans l'examen, donc, avec la première épreuve ratée. Je me suis dit que je n'avais plus le droit à l'erreur, alors même que se profilait à l'horizon l'épreuve sur documents, mélangeant SES et géographie.

Là aussi, il y avait deux sujets : le choix était un peu plus long étant donné qu'il s'agissait à chaque fois d'un dossier de dix documents. J'ai donc lu premièrement "Place de la Chine dans le monde", peu emballé par ce qu'ils proposaient. J'ai donc lu les document en diagonale, et vu les questions. Je suis ensuite passé aux "systèmes de santé dans les pays de l'OCDE". J'ai pensé que c'était Douste-Blazy qui avait fait les sujets, et j'ai lu ce dossier. L'une des questions était "comment pourrait-on réformer le système d'assurance-maladie?" Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Roselyne est tellement à court d'idées qu'elle cherche auprès des étudiants. C'est la première fois que je ne comprends rien, mais alors rien, à une aussi grosse quantité de documents ! Ne sachant même pas définir les dépenses de santé, qui revenaient à chaque document, j'ai préféré me tourner vers l'Empire du Milieu. Et j'ai plutôt bien réussi ! J'ai appris des choses, et j'ai à peu près compris tous les documents (à part une page affreuse sur les IDE entrants et sortants). En tout cas, cette épreuve couvrait les thèmes les plus difficiles du programme de Terminale en SES (la solidarité et l'ouverture internationale).

Après avoir dormi comme un bébé, sans y croire, étant donné l'enjeu et étant donné surtout que j'ai du mal à m'endormir même en situation normale, je me lançais vers l'épreuve la plus symbolique de l'examen : l'histoire. De loin ce que j'avais le plus travaillé. Je me suis bouffé deux volumes de l'Histoire du XXème siècle par Berstein et Milza (j'ai pris le risque de faire l'impasse sur la période 1900-1945, sachant que peu de sujets la couvrent). Et bien je peux vous dire que ça m'a servi !!!  Les sujets au choix étaient : "Les relations entre Européens et Américains depuis 1945", "L'année 1956 dans le monde" et "Les Français et leurs dirigeants politiques de 1914 à nos jours". Le troisième sujet, couvrant la période non-étudiée, était exclu d'office. J'ai ensuite longuement hésité entre les deux autres pour finalement choisir le premier. Et oui, le problème des sujets qui couvrent une année, c'est qu'il faut savoir ses dates sur le bout des doigts et être sûr de soi ! Personnellement, en 56, j'avais trouvé Guy Mollet président du Conseil, envoi du contingent en Algérie, crise de Suez, Eisenhower réélu, soulèvements dans les démocraties populaires. N'étant pas sûr de ne pas oublier quelque chose, et ne sachant pas ce qu'il s'était passé les années précédentes, je n'ai pas choisi ce sujet. Dites-moi ce que j'avais oublié en 56 ! Finalement, j'ai pris un sujet très vaste que j'ai l'impression d'avoir bien passé. J'ai donc bien limité la casse en histoire.

L'après-midi, l'espagnol m'a paru bien facile. Un sujet sur les conséquences économiques des migrations et sur l'adaptation des migrants à la mondialisation économique. Si, si, je vous jure ! Un peu de difficulté pour les questions de vocabulaire, mais le reste allait plutôt bien. C'est, de toutes façons, cette épreuve (avec l'épreuve sur documents peut-être) qui va rattraper ma "performance" en philo. Après, quant à savoir si j'aurai 12 de moyenne ou pas..... rendez-vous le 14 septembre !!