20 décembre 2007
Partiels story
Ca y est, enfin, je suis en vacances. Pour la première fois depuis que j'ai fait ma rentrée. Et ce après mes premiers partiels, mais au moins, ils sont terminés et point de stress pendant ces vacances, qui vont en être de vraies ! YOUHOU !
Au menu, nous avions les écrits la première semaine, en droit constit, histoire et "éco".
En droit constit, nous eumes un sujet plutôt facile : "Le régime présidentiel est-il adaptable à la France ?" Je crois m'en être plutôt bien sorti, en pour ceux que ça intéresse, on l'avait vu en cours, et la réponse est non.
En histoire (programme "la France de 1750 à 1815"), on a eu un sujet à la Jauffret (notre prof d'histoire, connu pour faire des sujets à rallonge ; en 2005, le sujet du concours d'entrée était "De Raymond Poincaré à Jacques Chirac : le chef de l'État en France, 1914-2005. Vous voyez le genre.), qui a pris tout le monde de court, enfin surtout ceux qui avaient appris les dates des batailles par coeur : "Quelles réformes essentielles de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, retrouve-t-on dans la France contemporaine ?" Difficile de répondre autrement que par un listing, que j'ai classé en réformes politiques, économiques et sociales, pour faire original. ^^
En "éco", que je mets entre parenthèse parce que notre prof, R****, avait pour particularité de faire un "cours" de 2 heures avec 2 heures de digressions, raison pour laquelle je n'y allais plus (y avait plus de cours à partir de la séance 3). Donc le sujet portait sur de l'actualité : au choix, "le pouvoir d'achat est-il un bon indicateur pour l'action publique ?" (ou quelque chose comme ça), "Les régimes spéciaux : un vrai enjeu ?" et un article sur "travailler plus pour gagner plus". J'ai choisi le second. Encore une fois, sujet aléatoire = note aléatoire.
Après, cette semaine, nous avons eu un "oral-écrit", façon pompeuse de dire "questions de cours à traiter en 1 heure" en Droit. Le cours d'introduction au Droit se résumant à un apprentissage par coeur de listes, de définitions et de différenciations que je n'avais pas pris le temps de bien faire, et notre prof notant à la mode prépa (c'est-à-dire très très sec), je vois venir un 2 ou un 3 gros comme une maison. Tant pis pour moi.
Puis vint l'oral d'histoire des constitutions. Sujet : "La IIe République". J'ai fait comme j'ai pu, et bien qu'ayant un examinateur qui avait l'air de droite bien que très sympathique, j'ai été moyen. Pas à l'aise, oubliant des aspects du sujet, confondant parfois avec le Second Empire, répondant à côté aux questions, c'était moyen. Mais bon, j'ai quand même fait mon job et décrit, en gros, la Seconde République. Disons que je vise la moyenne, tout en sachant que c'est pas sûr que je l'obtienne.
Et enfin, l'oral de science politique, que j'attendais avec impatience dans la mesure où le cours était super intéressant (sur le fond, pas quand j'étais en cours), s'est passé comme sur des roulettes, vu que je suis tombé sur le sujet que tout le monde voulait avoir : qu'est-ce qu'un parti politique ? À partir de là, j'ai eu un boulevard, et l'examinateur m'a dit que je serais noté sur le temps que je tiendrais (l'objectif étant 10-12 minutes). Je n'ai pas compté le temps, mais je sais que je n'ai pas pu couvrir tous les aspects du sujet. Pour le temos, ça doit être bon, donc.
And now, let's wait and see what'll happen.
18:05 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, aix, killcow, examen, partiels
08 octobre 2007
Black Plague
Ca fait deux jours que je dois publier cet article ; dommage, je vous aurais bien parlé du Che et de Cuba, mais puisque je suis une feignasse qui aime bien faire les choses au dernier moment : "la situation est toujours désespérée mais jamais grave" (dicton belge qui me correspond très bien). Ainsi, au lieu de faire mes devoirs d'histoire, je blogue un article que j'aurais dû bloguer hier, voire avant-hier soir. Et puis pour le Che, je le publie et le programme pour demain !
Et ben justement, puisqu'on parle d'avant-hier soir, rentrons immédiatement dans le vif du sujet. Paf. Comme ça, boum, sans préliminaires, sans effet d'annonce ou des conneries comme ça. (au passage, vous remarquerez que ça fait bien deux lignes que je fais un bel effet d'annonce en annonçant que je n'en ferai pas. Un peu comme "sans transition", en somme)
Avant-hier soir, j'ai décidé de me laisser porter et de prendre part à la liesse populaire, en allant sur la place de la Comédie pour voir le match de rugby (tout de noir vêtu, m'ont fait remarquer d'anciens camarades de classe ^^). C'était vraiment génial. Il y avait une ambiance de folie ! Je vais détailler ça un peu plus et tenter de ne pas vous faire un résumé du match, car vous l'avez tous vu. Meuuuuh si, vous l'avez tous vu !
On avait tous les yeux rivés sur un écran géant pas cher avec un beau rectangle noir en bas à droite ; assis par terre, nous attendîmes avec impatience le coup d'envoi, debout par terre, nous chantâmes La Marseillaise, puis à nouveau assis par terre, nous regardâmes le match. Evènements à noter pendant la première mi-temps : les "ASSIS" lancés à tous ceux qui se déplaçaient (debout par terre) en nous empêchant de voir, les boulettes de papier lancées sur les 20 supporters des Blacks, les sifflets blasphématoires à la vue de Notre-Divin-Président qui m'ont rappelé que Montpellier avait voté Royal à 55%, les sifflets à l'encontre de cet enfoiré de Dan Carter (ben oui, c'est même pas drôle, il joue trop bien) et la joie collective quand les Bleus ont marqué leur première pénalité.
J'ai ensuite, à la mi-temps, changé de place pour me mettre plus au mi'ieu bien qu'un peu plus loin, en évitant soigneusement un fils de pute que je connaissais (je ne nommerai pas MARTIN A.), quand commença la deuxième mi-temps. Je précise que j'y ai cru de la première à la dernière seconde. Sinon, je ne serais pas allé voir le match.
Faits marquants : le bruit rose (toutes les fréquences mélangées selon mon père) lors du premier essai français, les applaudissements de Chabal et de Michalak (qui contrairement au premier a servi à quelque chose) la liesse lors du deuxième essai, un hurlement un peu trop joyeux qui me laisse encore des séquelles dans la gorge aujourd'hui, les huées bis de Notre-Divin-Président, et enfin, la peur accompagnée de "PUTAIN, SIFFLE !!" à la fin du match. Et un sentiment que l'unité de la nation, c'est pas utopique quand on voit ça.
En tout cas vous pourrez être certains que samedi prochain, ce sera rebelote pour voir nos Bleus tanner les rosbifs. Et cette fois avec mes amis.
ALLEZ LES PETITS !!
PS : les Néo-Zélandais nous détrônent au championnat de la mauvaise foi : un sondage rapporte que 55% des Néo-Zélandais disent avoir perdu à cause de l'arbitre. Alors, qui c'est qui se cherche des excuses ?
19:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, rugby, blacks, killcow, montpellier, comédie, match
14 septembre 2007
Cap sur l'horizon
Un petit point sur ma vie, sur la période de transition que je vis alors que je sens pour la première fois que mon passage dans l'Education Nationale est derrière moi et que je suis un étudiant (poil aux dents). De Montpellier à Aix, du lycée Clemenceau à l'IEP, de l'enfance à l'âge adulte, je sens et je sais que ces derniers jours sont une rupture entre ces seize années montpelliéraines et ma vie future.
En effet, après trois mois d'incertitude, je suis finalement fixé sur mon sort. Enfin, presque. Ma vie est presque devenue normale..... enfin disons que pour la première fois, je commence à entrevoir de quoi demain sera fait. Je n'ai pas développé des dons de voyance, mais listons simplement les évènements venus et à venir :
-après avoir effectué une prérentrée bien morne à l'IEP d'Aix, je suis maintenant certain que c'est l'endroit où je vais étudier, puisqu'à 19h03 exactement, je constatais la non-présence de mon nom sur la liste des admis à Paris. Recalé, donc ! Je recevrai mon relevé de notes par La Poste d'ici à quelques jours.
-je dois rechercher un logement pour ma rentrée dans..... 2 jours, lundi prochain à 8h pétantes. Heureusement, mon père, qui a le mérite de connaître à peu près le monde entier, connaît des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens..... enfin vous connaissez le refrain ; je devrais (notez l'emploi du conditionnel) pouvoir trouver !
-je vais me construire une vraie vie sociale aixoise, avec de vrais gens, et je l'espère de vrais amis. Vu comme j'ai miséré à Montpellier pour entretenir une vie sociale digne de ce nom (même si aujourd'hui c'est pas mal), je mesure le luxe que c'est d'avoir une vie sociale. Et surtout son importance, car je sais ce que c'est d'être seul ; et là, je vais devoir expérimenter la vie loin de la famille. Quelque chose me dit que ça ne va pas être simple, mais qu'il faut absolument que je m'en donne les moyens pour rester "normal". Et qui sait, peut-être trouverai-je, en plus d'amis, une namoureuse là-bas..... parfois, je me prends à rêver.....
-last but not least, demain sera le jour de ma rentrée politique, avec la première AG du MJS de l'Hérault. Le but de l'AG est de présenter le texte d'orientation du mouvement en vue de notre bô congrès en novembre, et évidemment de se taper dessus débattre et éventuellement amender le texte.
23:30 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : adrien vicente, killcow, sciences po, aix, montpellier, paris
06 septembre 2007
Mon nom est Personne
Je ne sais pas trop ce qu'il m'arrive ces derniers temps. Un mélange de tout ce que j'ai pu ressentir jusqu'à présent. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, mais je sais néanmoins très bien que ça m'arrive, et que c'est quelque chose d'important qui m'arrive. Peut-être est-ce une overdose d'évènements qui arrive à celui qui sort de chez lui à peu près deux fois par semaine (véridique).
Ces derniers temps, c'est la fin des certitudes ; je me suis fait jeter un nombre incalculable de fois par plusieurs personnes, j'ai régulièrement eu à me remettre en cause, en même temps je m'ennuie à mourir, je regarde le temps passer, je découvre des choses, parfois bellees, parfois moches, et en même temps je ne devrais avoir aucune raison de me plaindre : je suis pris à Sciences-Po Aix, je suis inscrit après une journée marathon avec option patience, je serai peut-être pris à Paris, je peux revoir mes copains, Les Guignols de l'info ont repris, François Hollande a du charisme, mais je ne sais pas trop. Je ne vis pas ces évènements. J'ai l'impression de ne vivre qu'à moitié. Tout m'ennuie, tout m'a l'air banal. Je crois que j'ai besoin de changement, que mon train-train Mais sinon ? Je pars dans une semaine à Aix (toute personne susceptible de m'aider à trouver un logement sur Aix peut le contacter par mail), et si je m'ennuie aussi à Aix ? Quel diagnostic pourrai-je établir ?
J'ai l'impression de n'être personne. Enfermé dans ma chambre. Coupé du monde extérieur, sans objectif, à chercher si les blogs que je consulte n'ont pas publié un nouvel article, répondu à mes commentaires, s'il n'y a pas de nouveaux titres dans l'actualité..... Parfois, je sors de ma chambre pour aller regarder Des chiffres et des lettres, c'est dire à quel point je m'ennuie.
Quelqu'un connaît-il un remède à l'ennui ? Je veux dire : pas une occupation, mais bien quelque chose qui fasse que tout ce que je vois ne m'ennuie plus. Un objectif. A vous maintenant, mes lecteurs, de m'aider. Je sais que vous n'y pouvez rien, ne me connaissant pas, mais mes commentateurs m'ont aidé quand j'étais dans la merde. Au moins un peu d'encouragement. Je me sens moins seul.
15:00 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : killcow, ennui, passif
31 août 2007
L'appel de la Provence
Hum..... c'est difficile de dire ça, mais aujourd'hui, j'ai reçu un appel de Sciences-Po Aix, me disant que..... JE SUIS PRIS!!!!
OUI, c'est magnifique, c'est le plus beau jour de ma vie, je vais partir à Aix faire Sciences-Po!!
Je dois aller faire le déplacement en Provence pour m'inscrire mercredi prochain.
Et j'attends toujours les résultats de Paris, mais j'en ai rien à foutre. Paris, pour moi, c'était la seule solution car il n'y avait plus rien derrière. Mais voilà que cette nouvelle arrive. Je suis hyper content, je vous laisse avec ma joie toute intacte.
21:55 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : killcow, adrien, sciences po, concours, aix
30 août 2007
Back from hell
Je suis enfin de retour !!
Tout d'abord, je remercie les lecteurs qui m'ont encouragé, ou en tout cas ceux qui se sont souciés de connaître les réactions. Mention spéciale à Julien Tolédano pour ses bons conseils. Je ne vous cacherai pas que j'ai été un peu déçu par le nombre d'encouragements ; je m'attendais à mieux que ça. Oui, je sais, vous allez dire que je me plains, mais dites-vous que partir avec ça sous la dent, c'est assez maigre. Enfin, je ne vais pas me plaindre ; autour de moi, j'ai reçu plus de voeux de merde que je n'en recevrai jamais ! Trois personnes ont brûlé un cierge pour moi (ma grand-mère, ma voisine et ma mère, qui est allée à Saint-Sulpice pour ça), donc normalement, le Seigneur était avec moi. Ca a quand même fait assez plaisir à l'athée intolérant que je suis. Voilà donc pour les encouragements.
Mais vous imaginant trépignant d'impatience devant votre écran à vous demander comment ça s'est passé, je m'empresse de le dire. D'abord, l'examen est une épreuve intense, (15 heures en 2 jours) à tel point que mon annulaire droit a gonflé à force d'écrire.
La première épreuve (ordre général alias philo) a été un bide monumental. Par là, entendez qu'au bac, j'aurais dit que c'est moyen. Moyen moins, même. Les sujets au choix étaient : "Y a-t-il de bons préjugés?" ou alors un texte de Claude Lefort sur les relations entre démocratie, totalitarisme et certitude. Texte fort intéressant mais aussi fort difficile. Le sujet de dissertation ressemblait étrangement à un des sujets du bac ES ("Peut-on en finir avec les préjugés?"), que je n'avais pas pris, ne me souvenant même plus d'avoir fait un cours sur les préjugés. Ici, je n'avais pas plus fait de cours sur les préjugés ; par conséquent, j'ai choisi la difficulté, un peu contraint. J'ai fait mon petit topo, explication/critique, en négligeant certains passages du texte non compris, et en ne citant aucune référence (à part une référence historique, j'ai à un moment cité Harry Truman). Entrée fracassante dans l'examen, donc, avec la première épreuve ratée. Je me suis dit que je n'avais plus le droit à l'erreur, alors même que se profilait à l'horizon l'épreuve sur documents, mélangeant SES et géographie.
Là aussi, il y avait deux sujets : le choix était un peu plus long étant donné qu'il s'agissait à chaque fois d'un dossier de dix documents. J'ai donc lu premièrement "Place de la Chine dans le monde", peu emballé par ce qu'ils proposaient. J'ai donc lu les document en diagonale, et vu les questions. Je suis ensuite passé aux "systèmes de santé dans les pays de l'OCDE". J'ai pensé que c'était Douste-Blazy qui avait fait les sujets, et j'ai lu ce dossier. L'une des questions était "comment pourrait-on réformer le système d'assurance-maladie?" Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Roselyne est tellement à court d'idées qu'elle cherche auprès des étudiants. C'est la première fois que je ne comprends rien, mais alors rien, à une aussi grosse quantité de documents ! Ne sachant même pas définir les dépenses de santé, qui revenaient à chaque document, j'ai préféré me tourner vers l'Empire du Milieu. Et j'ai plutôt bien réussi ! J'ai appris des choses, et j'ai à peu près compris tous les documents (à part une page affreuse sur les IDE entrants et sortants). En tout cas, cette épreuve couvrait les thèmes les plus difficiles du programme de Terminale en SES (la solidarité et l'ouverture internationale).
Après avoir dormi comme un bébé, sans y croire, étant donné l'enjeu et étant donné surtout que j'ai du mal à m'endormir même en situation normale, je me lançais vers l'épreuve la plus symbolique de l'examen : l'histoire. De loin ce que j'avais le plus travaillé. Je me suis bouffé deux volumes de l'Histoire du XXème siècle par Berstein et Milza (j'ai pris le risque de faire l'impasse sur la période 1900-1945, sachant que peu de sujets la couvrent). Et bien je peux vous dire que ça m'a servi !!! Les sujets au choix étaient : "Les relations entre Européens et Américains depuis 1945", "L'année 1956 dans le monde" et "Les Français et leurs dirigeants politiques de 1914 à nos jours". Le troisième sujet, couvrant la période non-étudiée, était exclu d'office. J'ai ensuite longuement hésité entre les deux autres pour finalement choisir le premier. Et oui, le problème des sujets qui couvrent une année, c'est qu'il faut savoir ses dates sur le bout des doigts et être sûr de soi ! Personnellement, en 56, j'avais trouvé Guy Mollet président du Conseil, envoi du contingent en Algérie, crise de Suez, Eisenhower réélu, soulèvements dans les démocraties populaires. N'étant pas sûr de ne pas oublier quelque chose, et ne sachant pas ce qu'il s'était passé les années précédentes, je n'ai pas choisi ce sujet. Dites-moi ce que j'avais oublié en 56 ! Finalement, j'ai pris un sujet très vaste que j'ai l'impression d'avoir bien passé. J'ai donc bien limité la casse en histoire.
L'après-midi, l'espagnol m'a paru bien facile. Un sujet sur les conséquences économiques des migrations et sur l'adaptation des migrants à la mondialisation économique. Si, si, je vous jure ! Un peu de difficulté pour les questions de vocabulaire, mais le reste allait plutôt bien. C'est, de toutes façons, cette épreuve (avec l'épreuve sur documents peut-être) qui va rattraper ma "performance" en philo. Après, quant à savoir si j'aurai 12 de moyenne ou pas..... rendez-vous le 14 septembre !!
09:35 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, killcow, adrien vicente, examen
25 août 2007
Direction la capitale !
A l'instar de la plupart des blogs que je visite, mon blog va prendre des vacances. Selon moi, un blog ne doit pas prendre de vacances si son auteur n'en prend pas. Au contraire, pour moi, il s'agit de bûcher. Et oui, dans quatre jours, je serai à Paris pour passer l'examen de Sciences-Po. Et je peux vous dire que depuis le début des vacances, ça bûche sévère!
Philo, histoire, géographie, économie, espagnol..... tout y est passé! Et je peux vous dire que j'aurais bien pris un mois de plus pour réviser tellement c'est dur!
En tout cas, je me mets en vacances. Lundi 27 dans l'après-midi, je prendrai le train avec ma mère, direction Gare du Nord. Puis arrivé là-bas, on prendra le RER en direction d'Arcueil (proche banlieue, à côté de Cachan), où se situe le centre des examens..... et notre hôtel.
Mardi 28 à 9h00 commencera mon chemin de croix avec quatre heures de philo, qu'ils ont baptisées "épreuve d'ordre général". C'est à se demander ce qui leur passe par la tête ; je suis sûr qu'ils le font exprès pour brouiller les pistes! Rien de plus à dire, si ce n'est que ce sera une épreuve type bac, avec préférence pour un sujet de philosophie politique, ou qui peut toucher à l'actualité.
A 14h30, ce sera reparti pour quatre heures avec l'épreuve sur dossier. Sous ce nom ronflant se cache une épreuve d'étude de documents (une dizaine) à dimension géographique. Pas grand-chose à redire de ce côté-là si ce n'est que je ne suis pas mauvais en étude de documents.
Le lendemain, mercredi 29 août 2007 à 9h00, viendra l'épreuve la plus difficile, la plus exigeante et aussi celle pour laquelle j'ai le plus travaillé : l'histoire. Le programme porte sur l'histoire du XXème siècle ou "le monde de 1914 à nos jours". En réalité, il faut combiner les deux pour obtenir "le monde de 1900 à nos jours". J'ai travaillé (et surtout lu) d'arrache-pied pour assimiler ces p**ain de dates qui commencent (un peu) à rentrer. L'épreuve dure 4 heures et propose de choisir entre 3 sujets de dissertation.
Enfin, ce qui me fera remonter la moyenne, l'épreuve de langue vivante (à savoir espagnol), aura lieu à 14h30. Elle prend, comme à Aix, la forme d'un commentaire de texte, avec questions de compréhension, de vocabulaire, et deux essais au choix. La première fois que j'ai vu le niveau, j'ai failli me pendre mais j'y ai réfléchi et je me suis dit qu'il valait mieux attendre de le passer avant de me pendre. Même moi, parlant couramment espagnol, j'ai du mal à répondre aux questions. Parfois jusqu'à faire l'impasse sur un des mots du sujet d'essai. Ca craint! Cela dit, grâce à ça et à mon dictionnaire franco-espagnol, je sais maintenant que "imprescindible" signifie "indispensable". ^^
Je conclurai par les règles du jeu : toutes les épreuves ont le même coefficient (ça pourrait m'avantager vu mon niveau en langue), et c'est un examen et pas un concours. Les candidats qui auront 12 de moyenne et plus de 7 en langue seront reçus. Ah oui, et les examinateurs notent sec ; le taux de réussite est de 10 à 15%. Les résultats seront le 20 septembre.
Sur ce, je retourne à mon livre d'histoire ; rendez-vous le 30 août (au mieux le 29 au soir) pour un moment historique, et le 20 septembre, surtout, pour un moment encore plus historique!
And now, let's wait work and see what'll happen.
10:00 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adrien vicente, killcow, examen, concours, sciences po, paris
12 août 2007
Pas de place pour le jeu
Finalement, la section ne se développera pas plus que ça; je ne suivrai pas trop l'actualité du jeu vidéo. Les seuls articles que j'ai écrits avaient pour sujet des jeux d'ordinateur, dont Ouverture Facile (qui aura droit à deux articles), StepMania, et Buziol Games. Cette section n'aura finalement pas l'importance que je lui avais prédite au début de ce blog. Mais bon, si on m'avait dit qu'un jour, mon blog serait un blog politique et serait reconnu en tant que tel, je ne l'aurais cru qu'à moitié.
Car oui, aujourd'hui, je peux affirmer que j'ai rompu avec les jeux vidéo. Cela faisait un petit moment que j'en voyais les symptômes: d'abord, l'achat de ma Wii. Six mois après, je n'avais toujours pas fini Zelda qui pourtant est un bon jeu, et ma ludothèque était toujours désespérément poussiéreuse, avec seulement quatre petits jeux. Je pensais que ce n'était que passager, aussi me mis-je à rejouer à mon bon vieux Smash Bros. Aidé par le tournoi auquel je participai et par Zebdal qui avait intégré la Fataliteam, l'équipe des balèzes de l'Hérault, je continuai à m'entraîner en entretenant la rivalité avec ce dernier, dans l'espoir vague d'intégrer aussi la Fataliteam et jouer à un niveau "pro". Mais quand j'ai voulu m'entraîner..... je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Jouer me lassait de plus en plus vite. Je préférais aller commenter des blogs politiques, regarder les infos ou discuter sur MSN.
En créant ce blog, j'étais encore dans ma phase de transition; entre jeux vidéo et politique. Je pensais naïvement pouvoir concilier les deux et partager avec les internautes mes deux passions. Deux problèmes existaient sous cette idée, mais j'ai refusé de les voir.
Premièrement, le blog étant un média à part entière selon la jurisprudence, il cible un public spécifique. Je veux dire par là que les lecteurs du Monde ne sont pas ceux de Puissance-Nintendo. Rapidement, un choix s'imposait. J'aime les blogs qui parlent de plusieurs sujets, mais parler de plusieurs sujets à la fois est très difficile dans la mesure où rares sont les sujets qui "vont bien ensemble". Cependant, les articles personnels sont toujours bien acceptés par les lecteurs, surtout si le blog a ses commentateurs réguliers (ce qui est courant; les miens se nomment EM, Zebdal, Chahid, Eric, les jeunes socialistes du ring de l'Hérault.....); on finit par bien se connaître les uns les autres. Les conneries humoristiques sont aussi passe-partout, et c'est encore mieux si elles visent particulièrement le public du blog (par exemple, mon spam africain est une belle connerie pour mon blog). C'est d'ailleurs pour ça que la description de mon blog est "de la politique, de l'actualité, ma vie et des conneries".
Deuxièmement, c'était sans compter sur le fait que les passions..... ça a ses limites! Je crois, d'après mon humble expérience, qu'une passion en chasse une autre. Ainsi, ma "passion", si toutefois passion il y avait, pour les jeux vidéo a laissé la place à ma passion, car passion il y a, pour la politique.
J'en ai discuté avec ma mère, qui est toujours psychiatre, qui m'a confié que pour une fille, il est tout aussi difficile et symbolique d'admettre qu'on ne joue plus à la poupée. Mes poupées de garçon étaient les jeux vidéo, de même que ma "poupée" d'adulte sera la politique. Enfin, je crois. Du moins jusqu'à ce que je tombe amoureux pour de vrai..... ^^
NOTE: je détaillerai un peu mon expérience amoureuse (limitée tout de même) dans un prochain article. A venir: des révélations! (c'est que je commence à prendre les méthodes des publicitaires de TFnul, moi!)
EDIT : j'ai renoncé à faire l'article prévu.
23:25 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : killcow, adrien, jeux vidéo, nintendo, histoire, blog, politique
07 août 2007
Faites passer
Pour ceux qui penseraient encore que les médias diabolisent notre divin président au lieu de le favoriser..... ce mail circule depuis quelque temps. Mon devoir de citoyen socialiste me pousse à le diffuser sur la toile, et à vous demander de faire de même. J'ai rajouté mes commentaires en rouge.
Nous avons eu, à de multiples reprises, le sentiment, pendant la campagne présidentielle, que les médias favorisaient plus ou moins nettement, Nicolas Sarkozy. Avant que la mémoire ne s’efface et que la polémique ne se dissipe, il est utile de dresser une liste précise des faits constatés et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine campagne...
Pour exemples :
- La diffusion de reportages partiaux tels que celui diffusé par TF1 sur « La France qui triche » trois jours avant la fin de la campagne officielle et la veille du débat d’entre-deux tours.
- La reprise des images de l’équipe de Nicolas Sarkozy pour l’ensemble de ses déplacements et meetings
- La diffusion d’images non révélatrices des déplacements et meetings de Ségolène Royal (toujours au pupitre, rarement dans la foule, seule, etc.)
- La reprise systématique de la moindre voix discordante au sein du PS (en même temps y avait de quoi)
- La couverture exceptionnelle accordée à Eric Besson en comparaison de celle accordée à Azouz Begag
- La non-diffusion de communiqués de presse d’élus socialistes, etc.
- La diffusion de dépêches AFP, AP et Reuters partiales (sic)
- L’absence de contradiction des journalistes face aux élus UMP et à Nicolas Sarkozy
- La volonté évidente de « coincer » Ségolène Royal ou d’autres élus socialistes sur des éléments secondaires (bravitude, etc)
- La concentration des journalistes sur les divisions internes au Parti Socialiste et sur les thématiques souhaitées par Nicolas Sarkozy (alors ça, je ne suis pas tout à fait d'accord. Mener une bonne campagne, c'est aussi être capable d'imposer ses thèmes. Même si c'est plus facile quand on a les médias dans la poche, il faut avouer que les socialistes ont été incapable d'imposer leurs thèmes)
- La dérision sur toute nouvelle mesure de Ségolène Royal (et surtout les moins défendables: encadrement militaire, critique des 35 heures.....)
- Le 100 minutes pour convaincre offert par Arlette Chabot la veille du début du décompte officiel du CSA, qui a permis au candidat ministre de l’intérieur de passer deux fois sur cette émission pendant que son adversaire n’y passait qu’une fois. Sans compter qu'il n'avait pas vraiment de contradicteur sur le plateau, tout n'était que louanges; et finalement, l'émission durera plus de 100 minutes, bien plus (150, je crois)
-Sans oublier la plage horaire des personnalités gênantes: Là-bas si j'y suis, émission de France Inter de tendance altermondialiste, a été déplacée à un créneau horaire où l'audience est deux fois moins conséquente. Alain Duhamel a été viré de France 2 après avoir annoncé lors d'une réunion quasi-privée qu'il voterait pour François Bayrou. Le lendemain de l'élection de NS, une tentative de perquisition avait lieu au Canard Enchaîné. Toutes les émissions de décryptage de France 5 seront supprimées à la rentrée: Arrêt sur images, Madame Monsieur Bonsoir, Etats généraux.....
Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :
- France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l’audience française
- TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy
- Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, parain de la fille d'Alain Juppée et soutien de Nicolas Sarkozy.
- Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh, Eurosport et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy, témoin du second mariage de Sarkozy et a soutenu Sarkozy durant la campagne présidentielle) : plus de 40% de l’audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C’est une nomination demandée directement par l’Elysée.
- M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne.
- Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière, ancien président du MEDEF) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française
- Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP
- Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy). Serge Dassault a expliqué, que les journaux doivent diffuser des "idées saines", car "nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche". "J'espère que vous allez cesser de former des journalistes de gauche !" avait ainsi lancé Serge Dassault, nouveau patron de la Socpresse (70 titres), à des responsables du Centre de formation des journalistes (CFJ), rue du Louvre à Paris [France Inter le vendredi 10 décembre 2004, d'après le journal Le Monde daté du 13 décembre ] Edifiant.
- Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus (MontpellierPlus chez nous), la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l’Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs peut nous faire douter de la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n’étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’ « un ami industriel »)
- Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique
- Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre)
–conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libération notamment)
- Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin
- 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi, voir affaire Mondadori) et Dassault.
- Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy). On se demande bien pourquoitombent des dépêches AFP dans la rubrique "A la Une" qui titrent: Nicolas Sarkozy fait son jogging à Wolfeboro" (sic)
Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.
Le Parti Socialiste n’a pas modifié la législation sur la concentration de certains groupes, lorsqu’il était aux responsabilités. Désormais, il est essentiel de s’attaquer de façon constructive à cet état. Surtout, cela doit être diffusé massivement en parallèle d’une proposition de loi contre la concentration des médias, pour l’indépendance journalistique et pour le respect de sa déontologie.
21:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, liens, médias, killcow, liberté de la presse
06 août 2007
Ouh pinaise, c'est moi!
Je ne le trouve pas très ressemblant, mais c'est tout ce que j'ai pu faire.
Et n'oubliez pas d'aller voir le film Les Simpson tant qu'il est encore à l'écran!
Faites le vôtre sur le site du film!
Merci à Adrien
22:00 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : adrien, killcow, avatar, simpson




