20 décembre 2007

Partiels story

Ca y est, enfin, je suis en vacances. Pour la première fois depuis que j'ai fait ma rentrée. Et ce après mes premiers partiels, mais au moins, ils sont terminés et point de stress pendant ces vacances, qui vont en être de vraies ! YOUHOU !

Au menu, nous avions les écrits la première semaine, en droit constit, histoire et "éco".

En droit constit, nous eumes un sujet plutôt facile : "Le régime présidentiel est-il adaptable à la France ?" Je crois m'en être plutôt bien sorti, en pour ceux que ça intéresse, on l'avait vu en cours, et la réponse est non.

En histoire (programme "la France de 1750 à 1815"), on a eu un sujet à la Jauffret (notre prof d'histoire, connu pour faire des sujets à rallonge ; en 2005, le sujet du concours d'entrée était "De Raymond Poincaré à Jacques Chirac : le chef de l'État en France, 1914-2005. Vous voyez le genre.), qui a pris tout le monde de court, enfin surtout ceux qui avaient appris les dates des batailles par coeur : "Quelles réformes essentielles de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, retrouve-t-on dans la France contemporaine ?" Difficile de répondre autrement que par un listing, que j'ai classé en réformes politiques, économiques et sociales, pour faire original. ^^

En "éco", que je mets entre parenthèse parce que notre prof, R****, avait pour particularité de faire un "cours" de 2 heures avec 2 heures de digressions, raison pour laquelle je n'y allais plus (y avait plus de cours à partir de la séance 3). Donc le sujet portait sur de l'actualité : au choix, "le pouvoir d'achat est-il un bon indicateur pour l'action publique ?" (ou quelque chose comme ça), "Les régimes spéciaux : un vrai enjeu ?" et un article sur "travailler plus pour gagner plus". J'ai choisi le second. Encore une fois, sujet aléatoire = note aléatoire.

Après, cette semaine, nous avons eu un "oral-écrit", façon pompeuse de dire "questions de cours à traiter en 1 heure" en Droit. Le cours d'introduction au Droit se résumant à un apprentissage par coeur de listes, de définitions et de différenciations que je n'avais pas pris le temps de bien faire, et notre prof notant à la mode prépa (c'est-à-dire très très sec), je vois venir un 2 ou un 3 gros comme une maison. Tant pis pour moi.

Puis vint l'oral d'histoire des constitutions. Sujet : "La IIe République". J'ai fait comme j'ai pu, et bien qu'ayant un examinateur qui avait l'air de droite bien que très sympathique, j'ai été moyen. Pas à l'aise, oubliant des aspects du sujet, confondant parfois avec le Second Empire, répondant à côté aux questions, c'était moyen. Mais bon, j'ai quand même fait mon job et décrit, en gros, la Seconde République. Disons que je vise la moyenne, tout en sachant que c'est pas sûr que je l'obtienne.

Et enfin, l'oral de science politique, que j'attendais avec impatience dans la mesure où le cours était super intéressant (sur le fond, pas quand j'étais en cours), s'est passé comme sur des roulettes, vu que je suis tombé sur le sujet que tout le monde voulait avoir : qu'est-ce qu'un parti politique ? À partir de là, j'ai eu un boulevard, et l'examinateur m'a dit que je serais noté sur le temps que je tiendrais (l'objectif étant 10-12 minutes). Je n'ai pas compté le temps, mais je sais que je n'ai pas pu couvrir tous les aspects du sujet. Pour le temos, ça doit être bon, donc.

And now, let's wait and see what'll happen. 

30 août 2007

Back from hell

Je suis enfin de retour !!

Tout d'abord, je remercie les lecteurs qui m'ont encouragé, ou en tout cas ceux qui se sont souciés de connaître les réactions. Mention spéciale à Julien Tolédano pour ses bons conseils. Je ne vous cacherai pas que j'ai été un peu déçu par le nombre d'encouragements ; je m'attendais à mieux que ça. Oui, je sais, vous allez dire que je me plains, mais dites-vous que partir avec ça sous la dent, c'est assez maigre. Enfin, je ne vais pas me plaindre ; autour de moi, j'ai reçu plus de voeux de merde que je n'en recevrai jamais ! Trois personnes ont brûlé un cierge pour moi (ma grand-mère, ma voisine et ma mère, qui est allée à Saint-Sulpice pour ça), donc normalement, le Seigneur était avec moi. Ca a quand même fait assez plaisir à l'athée intolérant que je suis. Voilà donc pour les encouragements.

Mais vous imaginant trépignant d'impatience devant votre écran à vous demander comment ça s'est passé, je m'empresse de le dire. D'abord, l'examen est une épreuve intense, (15 heures en 2 jours) à tel point que mon annulaire droit a gonflé à force d'écrire.

La première épreuve (ordre général alias philo) a été un bide monumental. Par là, entendez qu'au bac, j'aurais dit que c'est moyen. Moyen moins, même. Les sujets au choix étaient : "Y a-t-il de bons préjugés?" ou alors un texte de Claude Lefort sur les relations entre démocratie, totalitarisme et certitude. Texte fort intéressant mais aussi fort difficile. Le sujet  de dissertation ressemblait étrangement à un des sujets du bac ES ("Peut-on en finir avec les préjugés?"), que je n'avais pas pris, ne me souvenant même plus d'avoir fait un cours sur les préjugés. Ici, je n'avais pas plus fait de cours sur les préjugés ; par conséquent, j'ai choisi la difficulté, un peu contraint. J'ai fait mon petit topo, explication/critique, en négligeant certains passages du texte non compris, et en ne citant aucune référence (à part une référence historique, j'ai à un moment cité Harry Truman). Entrée fracassante dans l'examen, donc, avec la première épreuve ratée. Je me suis dit que je n'avais plus le droit à l'erreur, alors même que se profilait à l'horizon l'épreuve sur documents, mélangeant SES et géographie.

Là aussi, il y avait deux sujets : le choix était un peu plus long étant donné qu'il s'agissait à chaque fois d'un dossier de dix documents. J'ai donc lu premièrement "Place de la Chine dans le monde", peu emballé par ce qu'ils proposaient. J'ai donc lu les document en diagonale, et vu les questions. Je suis ensuite passé aux "systèmes de santé dans les pays de l'OCDE". J'ai pensé que c'était Douste-Blazy qui avait fait les sujets, et j'ai lu ce dossier. L'une des questions était "comment pourrait-on réformer le système d'assurance-maladie?" Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Roselyne est tellement à court d'idées qu'elle cherche auprès des étudiants. C'est la première fois que je ne comprends rien, mais alors rien, à une aussi grosse quantité de documents ! Ne sachant même pas définir les dépenses de santé, qui revenaient à chaque document, j'ai préféré me tourner vers l'Empire du Milieu. Et j'ai plutôt bien réussi ! J'ai appris des choses, et j'ai à peu près compris tous les documents (à part une page affreuse sur les IDE entrants et sortants). En tout cas, cette épreuve couvrait les thèmes les plus difficiles du programme de Terminale en SES (la solidarité et l'ouverture internationale).

Après avoir dormi comme un bébé, sans y croire, étant donné l'enjeu et étant donné surtout que j'ai du mal à m'endormir même en situation normale, je me lançais vers l'épreuve la plus symbolique de l'examen : l'histoire. De loin ce que j'avais le plus travaillé. Je me suis bouffé deux volumes de l'Histoire du XXème siècle par Berstein et Milza (j'ai pris le risque de faire l'impasse sur la période 1900-1945, sachant que peu de sujets la couvrent). Et bien je peux vous dire que ça m'a servi !!!  Les sujets au choix étaient : "Les relations entre Européens et Américains depuis 1945", "L'année 1956 dans le monde" et "Les Français et leurs dirigeants politiques de 1914 à nos jours". Le troisième sujet, couvrant la période non-étudiée, était exclu d'office. J'ai ensuite longuement hésité entre les deux autres pour finalement choisir le premier. Et oui, le problème des sujets qui couvrent une année, c'est qu'il faut savoir ses dates sur le bout des doigts et être sûr de soi ! Personnellement, en 56, j'avais trouvé Guy Mollet président du Conseil, envoi du contingent en Algérie, crise de Suez, Eisenhower réélu, soulèvements dans les démocraties populaires. N'étant pas sûr de ne pas oublier quelque chose, et ne sachant pas ce qu'il s'était passé les années précédentes, je n'ai pas choisi ce sujet. Dites-moi ce que j'avais oublié en 56 ! Finalement, j'ai pris un sujet très vaste que j'ai l'impression d'avoir bien passé. J'ai donc bien limité la casse en histoire.

L'après-midi, l'espagnol m'a paru bien facile. Un sujet sur les conséquences économiques des migrations et sur l'adaptation des migrants à la mondialisation économique. Si, si, je vous jure ! Un peu de difficulté pour les questions de vocabulaire, mais le reste allait plutôt bien. C'est, de toutes façons, cette épreuve (avec l'épreuve sur documents peut-être) qui va rattraper ma "performance" en philo. Après, quant à savoir si j'aurai 12 de moyenne ou pas..... rendez-vous le 14 septembre !!

25 août 2007

Direction la capitale !

59c457b75d1cac5d40db3443772c0377.jpegA l'instar de la plupart des blogs que je visite, mon blog va prendre des vacances. Selon moi, un blog ne doit pas prendre de vacances si son auteur n'en prend pas. Au contraire, pour moi, il s'agit de bûcher. Et oui, dans quatre jours, je serai à Paris pour passer l'examen de Sciences-Po. Et je peux vous dire que depuis le début des vacances, ça bûche sévère!

Philo, histoire, géographie, économie, espagnol..... tout y est passé! Et je peux vous dire que j'aurais bien pris un mois de plus pour réviser tellement c'est dur!

En tout cas, je me mets en vacances. Lundi 27 dans l'après-midi, je prendrai le train avec ma mère, direction Gare du Nord. Puis arrivé là-bas, on prendra le RER en direction d'Arcueil (proche banlieue, à côté de Cachan), où se situe le centre des examens..... et notre hôtel.

Mardi 28 à 9h00 commencera mon chemin de croix avec quatre heures de philo, qu'ils ont baptisées "épreuve d'ordre général". C'est à se demander ce qui leur passe par la tête ; je suis sûr qu'ils le font exprès pour brouiller les pistes! Rien de plus à dire, si ce n'est que ce sera une épreuve type bac, avec préférence pour un sujet de philosophie politique, ou qui peut toucher à l'actualité.

A 14h30, ce sera reparti pour quatre heures avec l'épreuve sur dossier. Sous ce nom ronflant se cache une épreuve d'étude de documents (une dizaine) à dimension géographique. Pas grand-chose à redire de ce côté-là si ce n'est que je ne suis pas mauvais en étude de documents.

Le lendemain, mercredi 29 août 2007 à 9h00, viendra l'épreuve la plus difficile, la plus exigeante et aussi celle pour laquelle j'ai le plus travaillé : l'histoire. Le programme porte sur l'histoire du XXème siècle ou "le monde de 1914 à nos jours". En réalité, il faut combiner les deux pour obtenir "le monde de 1900 à nos jours". J'ai travaillé (et surtout lu) d'arrache-pied pour assimiler ces p**ain de dates qui commencent (un peu) à rentrer. L'épreuve dure 4 heures et propose de choisir entre 3 sujets de dissertation.

Enfin, ce qui me fera remonter la moyenne, l'épreuve de langue vivante (à savoir espagnol), aura lieu à 14h30. Elle prend, comme à Aix, la forme d'un commentaire de texte, avec questions de compréhension, de vocabulaire, et deux essais au choix. La première fois que j'ai vu le niveau, j'ai failli me pendre mais j'y ai réfléchi et je me suis dit qu'il valait mieux attendre de le passer avant de me pendre. Même moi, parlant couramment espagnol, j'ai du mal à répondre aux questions. Parfois jusqu'à faire l'impasse sur un des mots du sujet d'essai. Ca craint! Cela dit, grâce à ça et à mon dictionnaire franco-espagnol, je sais maintenant que "imprescindible" signifie "indispensable". ^^

Je conclurai par les règles du jeu : toutes les épreuves ont le même coefficient (ça pourrait m'avantager vu mon niveau en langue), et c'est un examen et pas un concours. Les candidats qui auront 12 de moyenne et plus de 7 en langue seront reçus. Ah oui, et les examinateurs notent sec ; le taux de réussite est de 10 à 15%. Les résultats seront le 20 septembre.

Sur ce, je retourne à mon livre d'histoire ; rendez-vous le 30 août (au mieux le 29 au soir) pour un moment historique, et le 20 septembre, surtout, pour un moment encore plus historique! 

And now, let's wait work and see what'll happen.