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        <title>Killcow</title>
        <description>De la politique, de l'actualité, ma vie et des conneries</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 06 Aug 2008 21:42:04 +0200</lastBuildDate>
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                <title>La frite et la minorité visible</title>
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                <author>noreply@ (Killcow)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 21:42:04 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous vous en doutez, je vais vous parler de la campagne présidentielle aux États-Unis, où je me rendrai par ailleurs fin août (oui, je cache ma joie, je sais très bien le faire, voire même un peu trop).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est que très récemment, McCain a repris du poil de la bête, ce qui vient confirmer mon intuition que c'est la frite (McCain) qui va gagner. La bourde concerne les prix du pétrole, et vous savez que les Américains sont tout aussi mal lotis que nous. C'est même pire, dans la mesure où ils n'ont pas bénéficié d'une monnaie forte, car vous le savez, le dollar est très affaibli relativement à l'euro.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon. Et bien ça, c'est un thème de campagne chez nos amis les ricains. Comment lutter contre le pétrole cher ? Et McCain a pris une longueur d'avance sur ce sujet, en prônant une solution conservatrice à souhait, qui répond en tous points aux critères d'une bonne campagne. Je m'explique : ce vieux monsieur prône, tenez-vous bien, l'indépendance énergétique. À savoir ne plus dépendre de l'OPEP en ce qui concerne le pétrole. Si cette volonté est louable au premier abord, ce qui supposerait une adaptation de la consommation à la baisse de l'offre, elle l'est beaucoup moins quand on lui demande ce qu'il compte faire : augmenter l'offre par la reprise des forages, y compris dans des zones protégées, comme le plateau continental ou l'Alaska. Et le regain d'activité des plateformes pétrolières offshore (c'est-à-dire en mer, notamment dans le golfe du Mexique). Une solution de bourrin, mais claire, qui séduit beaucoup d'Américains.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, un historien nous donne ce qui me semble être la clé de la crédibilité chez un homme politique : montrer qu'on a des convictions solides d'une part, et qu'on est capable de négocier d'autre part. Je m'étais posé la question il y a quelques mois, de qu'est-ce qu'une bonne campagne. Et bien je trouve cela satisfaisant : trouver l'équilibre entre les positions partisanes (pour rassembler son camp) et les concessions (pour râtisser large). Les extrêmes ont un problème quand il s'agit de faire des concessions : ils sont dans le dogme, dans l'incantation. En Europe, le problème de la gauche est surtout celui des convictions, d'où -entre autres- l'image d'incompétente qu'a Ségolène Royal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Revenons au pays de l'Oncle Sam : McCain, qui en début de campagne avait une réputation de girouette, a maintenant la réputation d'être un homme de conviction sur un sujet important comme l'énergie. Obama, lui, tergiverse : il est maintenant favorable à l'exploitation des plateformes offshore, alors qu'il était contre auparavant. Celui qui n'a jamais paru comme un homme de convictions apparaît de plus en plus comme une girouette. J'ajouterais que ses déclarations prônant un changement des comportements des Américains ont été efficacement tournées en dérision par les républicains : &quot;La réponse d'Obama à la crise énergétique ? Gonflez vos pneus !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai bien peur que ça ne finisse mal, tout ça...&lt;/p&gt; 
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                <title>De l'indignation</title>
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                <author>noreply@ (Killcow)</author>
                                <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 11:57:58 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;La proximité de deux histoires que j'ai entendues m'a particulièrement touché, c'est pourquoi j'aimerais réfléchir sur ce phénomène, car je ne crois pas que la coïncidence de deux évènements tels ne soit due qu'au hasard.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Vous avez peut-être entendu parler de ces gitanes qu'on a retrouvées mortes noyées en Italie : après les avoir trouvées, on a déposé leurs cadavres sur la plage, qu'on a recouverts, et qu'on a laissé sur la plage toute la journée. Le plus scandaleux est que les touristes qui passaient par-là ont témoigné une totale indifférence à ces corps qui gisaient à quelques mètres d'eux. Comme si de rien n'était.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Et bien lundi dernier, mon voisin a dû faire face à une situation similaire : il passait devant la Poste, quand un employé du bureau est soudain sorti et a balancé un seau d'eau sur la gueule d'une gitane, enceinte, qui faisait la manche devant le bureau. Je précise qu'il y a toujours un mendiant devant ce bureau de poste. Et ceci dans l'indifférence générale... enfin presque. Mon voisin, qui a un tempérament un petit peu sanguin, a pris la défense de cette pauvre femme et a commencé à gueuler sur les employés du bureau de poste... toujours dans l'indifférence générale.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Après des discussions avec la HALDE, SOS Racisme et autres associations, il semble qu'il puisse lui-même se faire attaquer par La Poste pour diffamation (il a balancé ça à &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;La Gazette de Montpellier&lt;/span&gt;). Rien, toutefois, pour le moment.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Tout cela m'interpelle : je ne vais pas faire un topo sur la situation des gitans en Europe ni sur la recrudescence des actes racistes en Italie, mais je m'interroge sur notre capacité à nous indigner. Devant une situation indigne, on finit par être passifs. Témoignage de l'individualisme rampant de notre société ? Je le crois. Témoin aussi du regard que nous avons sur les gitans ; je peux le dire dans la mesure où je connais assez bien la communauté gitane de mon quartier, et où j'ai remarqué que rares sont ceux qui s'adressent à eux d'égal à égal. Je ne suis moi-même pas exempt de tout reproche dans cette attitude.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Politiquement, notre pays est statique. Si l'on excepte la campagne présidentielle, où l'emballement médiatique, la personnalisation à outrance des candidats et la démagogie ambiante ont fait reculer l'abstention, les citoyens semblent avoir perdu leur capacité à s'indigner, moi le premier. Opposant à Sarkozy, je n'ai même pas trouvé la force de m'opposer aux mesures qui sont prises. Depuis 2006, on n'a pas vu le moindre mouvement social d'ampleur qui faisait descendre les Français, y compris les non-militants et non-syndicalistes, dans la rue.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Au fond, c'est peut-être ça que représente la popularité de Besancenot : une espèce d'indignation par procuration...&lt;/div&gt; 
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                <title>Killcow lave son linge sale en public</title>
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                <author>noreply@ (Killcow)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 23:38:07 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bon, en temps normal, comme écrit dans mon à propos, je ne balance pas de messages personnels par l'intermédiaire du blog. Mais je me rends compte qu'il est très facile d'écrire sur un blog, plutôt que de régler ses comptes seul à seul. Et puis toute vérité n'est pas bonne à dire. Enfin bref, je fais du blogging thérapeutique, en réglant mes comptes avec une personne qui ne lit pas ce blog. Cette personne est tout à fait reconnaissable, en tout cas si elle lisait cet article, je pense bien qu'elle se reconnaîtrait.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Je fais référence à un ami d'enfance. J'ai passé d'excellents moments en sa compagnie. Je continue à le voir régulièrement, à l'inviter à mes rares soirées. Et je constate que nous avons bien changé. Trop, peut-être. Enfin, toujours est-il que notre relation piétine dans une relation enfantine, qui irait parfaitement à deux collégiens. L'emmerde, c'est que nous ne sommes pas collégiens. Lui est lycéen, moi étudiant. Nous avons tous les deux passé l'âge de faire ce que nous faisons ensemble. Lui fait ses petites affaires de lycéen avec ses amis, moi je m'emmerde parce que mes amis n'habitent pas à Montpellier et que mes amis de lycée sont au nombre de... un. Alors conscient que les modes de vie lycéen et étudiant ne sont pas très éloignés (la différence étant souvent la présence des parents), je lui ai à plusieurs reprises tendu des perches pour qu'il m'invite à ses soirées de lycéen. Or, je constate qu'il prend part à pas mal d'entre elles. Et que je n'en apprends l'existence que par la forme de &quot;j'ai été à une soirée&quot; ou, pire, &quot;je peux pas, je vais à une soirée&quot;. Et moi ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai donc pris la décision de ne plus l'appeler. Depuis toujours, c'est moi qui l'appelle. Alors s'il tient vraiment à faire quelque chose, même à ce qu'on se voie &quot;à l'ancienne&quot;, qu'il le montre et me contacte. Je ne tiens pas à courir après des gens qui ne tiennent pas à moi, ou qui me voient comme un boulet. Alors peut-être me voit-il comme trop éloigné de lui, mais il y a ce qu'on voit et ce qu'on est. Si après tant d'années il n'est pas capable de me connaître, alors il y a un problème.&lt;/div&gt; 
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