10 juillet 2008

Règles du jeu

Il est 4h10 du matin, j'arrive pas à dormir. Allez savoir pourquoi, j'ai envie de faire quelque chose que je n'ai jamais fait jusqu'ici sur ce blog : expliquer les règles d'un jeu de société que vous ne connaissez certainement pas. Aussi loin que je puisse me souvenir, c'est le premier jeu auquel j'ai appris à jouer. C'est ma grand-mère, immigrante espagnole, qui m'a appris ce classique espagnol qu'est le parchís. Je précise simplement que le vocabulaire que je vais employer, ainsi que certaines règles, ne sont peut-être utilisés que par moi, et pour un jeu aussi populaire en Espagne, il est fort possible qu'il existe des variantes.
Généralités
Le parchís, c'est comme les petits chevaux, à ceci près que les petits chevaux ont des règles SIMPLES. Comme vous allez le constater, ce n'est pas tellement le cas ici. ;-)
Il se joue sur un plateau, généralement en plastique, à double usage, car de l'autre côté du plateau, il y a probablement un jeu de l'oie. Les cases sont numérotées de 1 à 68. Il se joue à 2 ou 4 joueurs (3 à la rigueur) : les bleus, les verts, les rouges et les jaunes. Chaque joueur possède quatre fichas (pions) plates et rondes et un petit qu'il lance à l'aide d'un petit gobelet (c'est un sacrilège que de lancer le dé à la main). Le but est, comme aux petits chevaux, de sortir les 4 fichas et de les amener le premier au centre après avoir fait le tour du plateau.
On commence !
Lorsqu'aucune ficha n'est sortie de chez elle, c'est simple : on joue à tour de rôle jusqu'à ce que quelqu'un fasse le chiffre magique qui lui permettra de sortir ses deux premières fichas sur la case salida (sortie) : 5 (et pas 6, bien que 6 donne le droit de rejouer). Ensuite, les fichas sortent une à une. Maintenant, le joueur peut déplacer ses fichas pour la grande aventure. Notons qu'il ne peut y avoir plus de deux fichas sur la même case : si votre case salida est occupée par deux fichas de votre couleur et que vous refaites 5, et bien pas de sortie ce coup-ci !
A propos du 6
Un 6 donne, comme aux petits chevaux, le droit de rejouer. Un deuxième 6 vous donne le droit de rerejouer. Mais comme le chiffre 666 est un chiffre porte-malheur, un troisième 6 vous donne le devoir de ramener la dernière ficha déplacée au bercail. Dura lex sed lex.
Lorsque toutes vos fichas ont été sorties, faire un 6 vous fait vous déplacer de... sept cases. Ne me demandez pas pourquoi, mais c'est comme ça.
Enfin, un 6 vous oblige à ouvrir une barrière (voir plus loin).
Tuer une ficha (et l'utilité des seguros)
Le parchís est un jeu cruel. Une ficha, si elle arrive pile poil sur la case d'une autre, tue cette dernière, qu'elle renvoie au bercail. Le meurtrier reçoit en plus le droit de "compter vingt" (contar veinte), c'est-à-dire d'avancer une de ses fichas de 20 cases. Il peut même sauter une barrière avec ça.
Et c'est là qu'interviennent ces cases avec un rond en leur sein : ce sont des seguros (lieux sûrs). Une ficha placée sur un seguro ne peut pas être tuée. La cohabitation s'impose. Seulement une exception à la règle : la case salida étant un seguro, si vous vous posez dessus, qu'il y a deux fichas dessus, et que votre adversaire sort une de ses fichas, go home.
Barrière
Nous l'avons dit : il ne peut y avoir plus de deux fichas sur une même case. Mieux : une case occupée par deux fichas de même couleur ne peut pas être dépassée.
Cependant, si une ficha adverse tombe pile sur une barrière, elle tue l'une des fichas qui la composent.
Cela n'est toutefois pas possible si la barrière est formée sur un seguro : une barrière formée sur un seguro est donc infranchissable (sauf si vous "comptez" dix ou vingt). Ainsi, afin d'éviter l'anti-jeu, le joueur ayant formé une barrière doit obligatoirement l'ouvrir s'il fait un 6.
Arrivée
Après avoir fait votre quasi-tour de plateau, vous monterez sur l'escalier. Les cases de l'escalier se franchissent normalement. La dernière case doit toutefois être atteinte exactement (si vous êtes à deux cases et que vous faites 3, c'est pas bon). Une ficha qui arrive au bout de son périple vous donne le droit de "compter dix" (contar diez), à savoir d'avancer l'une des fichas encore sur le plateau de dix cases.
Enfin, une ficha qui monte sur l'escalier est totalement invulnérable, même si vous faites trois 6 d'affilée.
Le premier qui a atteint l'arrivée avec ses quatre fichas remporte la partie.

02 juillet 2008

La revue ciné de Killcow (tchin-tchaaa)

Je sais qu'il est six heures et demie du matin, et qu'étant en vacances, normalement, je n'en suis même pas à la moitié de ma nuit. Mais j'arrivais pas à dormir, alors j'ai regardé un reportage sur le protocole présidentiel sur TV5Monde. Et après, trop tard, j'étais réveillé. J'ai constaté que ma mère et ma grand-mère l'étaient également, allez savoir pourquoi.
Enfin bon, alors que la fête du cinéma s'est achevée hier, je fais le bilan des trois philmes que j'ai vus. Je rappelle le principe de la fête du cinéma : pendant 3 jours, vous payez la première entrée plein pot, et toutes les entrées suivantes sont à 2€. Je m'en suis donc fait 3. Pas plus, non pas par manque d'envie, mais simplement par manque de philmes bien à l'affiche. Il m'a fallu bien chercher pour trouver 3 philmes potables, mais le jeu en valait la chandelle : j'ai presque été déçu par le César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario.
Et oui, j'ai commencé par La graine et le mulet, encore diffusé au Diagonal, le "cinéma intello" de Montpellier. Comme sur Arte : films en VO, pas très cher, pas de pubs avat le film (Seigneur que c'est bien !), et sélection de films.... particulière. La graine et le mulet raconte l'histoire d'un vieux rebeu de Sète qui se fait poliment mettre dehors de son boulot d'ouvrier, à 61 ans. Il décide alors de reprendre un vieux bateau et d'en faire un restaurant de couscous.
Ma petite critique est que le film est excellent dans l'ensemble, parce qu'il ne fait que raconter une histoire. On est plongés dans la vie de la communauté "comme si vous y étiez". Personnellement, ça m'a rappelé quand ma grand-mère fait un couscous ou une paella et invite des gens de la communauté des Espagnols du quartier. J'ai déjà dit à plusieurs reprises que la base de l'intégration pour un immigrant dans une société est sa communauté d'attache, et qu'au fond de moi-même je suis profondément communautariste. C'est vraiment dommage qu'on reste sur notre faim à la fin du film. La dernière image apparaît alors que l'intrigue n'est même pas résolue, et la fin est un gros point d'interrogation. J'ai donc trouvé que malgré la grande qualité de ce film, il y manque dix minutes à la fin.
J'ai ensuite été voir, au Multiplexe, le cinéma grand public de Montpellier auquel je me jure de ne plus jamais aller à cause des tarifs prohibitifs, de la pub à fond la caisse et du caractère industriel du lieu, un film intelligent : une coproduction israélo-franco-allemande, soutenue par... allez, vous allez deviner : c'est intelligent, c'est franco-allemand, c'est soutenu bien évidemment par.... Arte ! ^^
Il s'agissait de Valse avec Bachir, film thérapeutique sur la guerre du Liban. Je m'explique : c'est un film d'animation qui raconte une histoire vraie. L'histoire d'israéliens qui veulent se souvenir de ce qu'ils ont fait pendant la guerre au Liban, alors qu'ils avaient à peine 20 ans et ont été mobilisés. Le réalisateur raconte son histoire, comment il renoue les liens avec ses anciens camarades pour mieux comprendre ce qui s'est passé.
Un peu la même critique que le film précédent dans le sens où le réalisateur n'a pas fait un film engagé : il ne donne pas son avis sur la guerre, mais juste ses souvenirs. Le fait que ce soit un film d'animation nous permet également de garder de la distance par rapport à l'horreur de la guerre. On s'identifie facilement au héros, encore plus quand le héros raconte sa guerre quand il avait 19 ans et que j'en ai 17.
Il n'est pas vraiment nécessaire d'avoir des connaissances historiques pour voir le film, même si c'est appréciable : savoir qu'il y a eu une guerre civile au Liban dans les années 80, ce que sont Sabra et Chatila, les Phalanges, Tsahal, Ariel Sharon... En tout cas c'est un film très réussi, qui nous plonge dans la vie d'un soldat mobilisé sans avoir rien demandé, qui passe son temps à se demander ce qu'il fout là.
Enfin, j'ai été voir, sur conseil, ;-) Bons baisers de Bruges. Film british sur deux tueurs londoniens, un Anglais plein de flegme et de culture et un Irlandais égocentrique et chiant, qui sont envoyés à Bruges pour se reposer en attendant leur prochaine mission. Le fil conducteur n'a rien de drôle, et pourtant je me suis esclaffé tout le long. Humour anglo-saxon (j'ai eu du mal à le classer : british ? américain ?) et bon scénario, j'ai été très agréablement surpris. Après, ça ne plaira pas à tout le monde comme dirait Fogiel. Mais moi j'ai aimé, surtout que Bruges me rappelle une ville médiévale sous la neige, havre de paix hors du temps où on se caille les meules comme c'est pas permis. Oui, début 2006, j'ai été à Bruges et je me les suis pelé comme pas possible. Mais c'est une belle ville bien que flamande. ;-)
Alors hop, trois conseils de films à voir !
PS : Phénomènes est une merde, d'après un contact qui l'a vu. Mais j'ai le sentiment qu'à part ce que j'ai été voir, jusqu'à preuve du contraire, y avait que de la merde, comme l'a dit ma voisine de ciné après La graine et le mulet. ;-)
J'en profite pour vous signaler la présence d'un nouveau lien dans la colonne de gauche (rubrique "Mes sites préférés") : le blog des intégristes de la langue française. J'aime être chiant avec la langue française... ^^

27 juin 2008

Bienvenue chez les piches

Article publié sur Facebook hier

Je voudrais aujourd'hui vous parler d'une spécialité montpelliéraine (et alentour) que je n'ai trouvé nulle part ailleurs que dans l'Hérault ou le Gard.
Attention : je précise que cet article peut choquer car il risque d'être enclin aux préjugés les plus faciles, les plus chauvins et les plus bas.

Le piche


Le piche (n.m. et n.f., inv.), que l'on appelle également pichaga "avé l'accent", est donc une variété de personne typique de la région languedocienne, comme la cagole à Marseille ou le titi parisien.
Le piche ne vit que dans son milieu naturel, c'est-à-dire une zone délimitée à l'ouest par Béziers, à l'est par Beaucaire, au nord par les Cévennes, au sud par la Méditerranée.
Le piche a un accent du Midi qui va de très prononcé à très très prononcé. Un piche avec l'accent parisien n'est pas un vrai, c'est une pâle imitation.
Le piche n'est pas un intellectuel. Il a souvent arrêté l'école en cinquième. Il est cependant rarement au chômage car il n'est pas bête pour autant.
Le piche a un vocabulaire limité, ponctué de gros mots sortant à un rythme soutenu.
Le piche aime le foot et le rugby. Il supporte activement le Montpellier Hérault, l'ASBH (rugby de Béziers), le FC Sète ou le... argh... le... Nîmes... Olympique... BEURK !
Le piche est proche de la racaille languedocienne, avec les inconvénients en moins :
Le piche n'est pas violent pour un oui ou pour un non. Il ne vous provoque pas.
Le piche fait rarement des choses interdites. J'ai dit rarement, pas jamais.
Le piche est surtout sympathique et liant.
Le piche habite de moins en moins à Montpellier. Il préfèrera les villages alentour : Saint-Jean-de-Védas, Fabrègues, Frontignan, Lunel...
Le piche, c'est donc une personne qui nous fait comprendre que les régions, c'est pas de la merde.

Si vous avez d'autres idées, amis montpelliérains et autres, ou si j'ai commis des erreurs dans ma description totalement subjective, n'hésitez pas à me le signaler ! ;-)

29 mai 2008

Quel est votre tic de langage ?

Le titre parle de lui-même. Moi j'ai tendance à introduire mes phrases par "mais bon". Pour nuancer je dis aussi beaucoup "après c'est vrai que...". Quand l'autre dit un truc pas faux, je lui dis "mmmh... pas faux" parce que je déteste avoir tort. Je dis aussi souvent "putain"... y compris quand les circonstances ne s'y prêtent pas forcément.
Si vous me connaissez personnellement, vous en avez certainement remarqué d'autres, parce que le propre des tics de langage, c'est qu'on ne les fait pas exprès et qu'on ne les remarque pas. Et d'ailleurs, quand on a remarqué un tic, ça en devient très drôle. Pour mes profs, je les comptais. Mon prof de philo de Terminale disait souvent "je dirais"... notre Président, c'est plus simple, il dit tout le temps "extraordinaire". Et son prédécesseur, "naturellement". Surtout quand il était en difficulté. Vous remarquerez que c'est dans ces moments-là que c'est le plus criant...
Balancez les vôtres !

23 mai 2008

À table !

Voici un lien, trouvé chez Cyrielle (une iepienne), qui nous renvoie à ce qu'on mange en moyenne en une semaine aux quatre seize coins du monde, combien ça coûte et à base de quoi c'est fait.

C'est le Time Magazine qui nous l'offre !

29 avril 2008

Angoisse

 

26 mars 2008

Hommage bien étrange...

Mon titre est très peu en phase avec l'actualité mais pour une fois que je rends un hommage, cela mérite d'être souligné. Pour la mort de l'Abbé Pierre, je n'avais pas rendu d'hommage parce que tout le monde l'a fait, et qu'un de plus, un de moins... Et pourtant j'avais hésité. Pour Henri Salvador, je n'ai pas hésité une seconde. Même s'il fait partie des artistes que j'ai écouté étant petit, je ne l'aimais pas vraiment parce que j'estimais que ses positions politiques n'étaient pas respectables. Trop proche de l'extrême-droite. Et puis sa mort m'a étonné mais pas touché.

Alors ceux qui liront ces lignes vont être, je pense, assez étonnés de ce que je vais publier. Mais aujourd'hui, comme je sais que peu de blogueurs vont le faire, je le fais.

Oui, je voudrais rendre hommage à Thierry Gilardi. Je sais que c'est inhabituel pour un jeune blogueur passionné de politique de bloguer ça, mais ce matin, en consultant les infos, j'ai été frappé par cette nouvelle. Gilardi est mort.

J'ai un peu réfléchi et me suis demandé pourquoi sa mort m'a frappé à un point que je n'imaginais pas. Je crois que c'est surtout dû à son âge, 49 ans. Gilardi n'était pas à la retraite ; au contraire, il était très actif, commentait toujours les matches de foot et même de rugby quand TFnul les diffusait. En plus, j'ai toujours aimé sa voix qui commentait les matches de foot, même si je trouvais qu'il surjouait un peu (mais c'était ça qui faisait son charme), avec "La frrRRAAAAppe de Thierry Henryyy !", etc... Mais ce qu'il y a, c'est qu'il est mort brutalement. Pouf. C'est le genre de personnes qu'on ne s'attend pas à voir partir. Crise cardiaque, sans prévenir. Pas d'accident grave, pas de maladie, rien. Pouf, il est mort. Alors qu'il devait commenter le France-Angleterre de demain. Gilardi, j'avais pris l'habitude de l'entendre commenter les matches et il me semblait immortel. Jeune, dynamique, je ne le voyais même pas partir à la retraite.

Enfin bref, je rends donc cet hommage à Thierry Gilardi, car sa mort m'a affecté beaucoup plus que ce que je pensais. 

13 février 2008

L'île aux fleurs

À voir. Un excellentissime court-métrage brésilien.
Traduction du début :
"Ceci n'est pas un film de fiction.
Il existe un lieu appelé l'île aux fleurs.
Dieu n'existe pas." 

21 décembre 2007

Joyeuses fêtes

Les vacances de Noël commencent, et moi, à l'instar de Lucille, j'ai du mal à rentrer dedans. Je n'ai bizarrement pas l'impression que Noël est dans quatre jours, et d'ailleurs j'ai dû aller vérifier combien de jours il restait, parce que je ne croyais même pas que ça tombait déjà dans quatre jours. Vous me direz c'est peut-être, et même sûrement, mieux comme ça. Parce que bon, les zoulies nétoiles et les zoulis sapins décorés, ça va cinq minutes,mais bon, de là à parler de magie de Noël..... j'aimerais d'ailleurs savoir combien ça nous coûte en électricité, ces quinze jours !

D'après les journalistes, même les magasins n'enregistrent pas les chiffres d'affaires follement élevés qu'ils enregistrent d'habitude. Baisse du pouvoir d'achat, nous disent-ils. C'est sûr que quand la bouffe coûte deux fois plus cher, on a moins envie de s'acheter des trucs inutiles qu'on voit à la télé. Et qu'est-ce que ça fait ? Des millions de cons en moins dans les magasins ! Ce qui n'est pas pour me déplaire, d'ailleurs, parce que le décroissant qui sommeille en moi se dit que si l'économie ne prend pas le coup de boost habituel qu'elle prend, elle risque fort de se casser la gueule d'ici à pas longtemps. Et d'ailleurs, vous remarquerez que tous les économistes marchent sur des oeufs depuis la crise de cet été, et à peu près tous s'accordent pour dire que cette crise n'est pas du tout un ajustement, mais peut-être bien un signe avant-coureur d'une crise plus grande, qui aurait lieu si, tout à coup, on se rendait compte que toute l'économie mondiale n'est en fait qu'une baudruche totalement artificielle. Mais je m'éloigne du sujet, parce que ce serait être naïf que de penser que ce sont la consommation, l'offre et la demande qui font que le caca rente clôture en hausse ou en baisse.

Cela dit, ça me fait quand même plaisir que la foule sentimentale de Noël soit un peu moins nombreuse cette année. Noël c'est gentil, c'est mignon, mais point n'est besoin d'offrir quelque chose et de rentrer à fond dans le jeu de la société de con-sommation pour que Noël soit bien. On peut faire un repas de famille très bien sans cadeaux de la même manière qu'on peut offrir de magnifiques cadeaux et passer une soirée pourrie avec des gens qu'on n'aime pas, sans parler de la bouffe. Pour moi de toutes façons, la soirée de Noël, c'est en famille et ce sont mes grand-mères qui cuisinent. Donc pas de souci ! ^^ Et pour les cadeaux je participe activement à la crise économique en réclamant de l'argent, ce qui fait que je ne fais pas marcher le commerce et que je thésaurise, deux comportements qui ont tout de l'anti-économie.

Et pour parler un peu de mon nombril, pour le Nouvel An, je pars encore avec mes parents dans une ville d'Europe..... mais cette année c'est particulièrement original : après Pise pour 2004, Paris pour 2005, Bruxelles pour 2006 et Madrid pour 2007, je vais passer 2008 à..... Tallinn, en Estonie !

18 décembre 2007

Ca sent le Bruni

Alors celle-là, sérieusement, j'ai hésité à la mettre dans la catégorie "Politique". EDIT : Suite à une remarque, je l'en ai même enlevé. J'ai même hésité à parler des histoires du cul du Président, mais bon, on va faire comme les journalistes et on va en parler. Mais ne vous attendez pas à me voir leur envoyer des roses !

Alors comme vous le savez, Notre-Divin-Président a eu tôt fait de se retrouver une représentante de la gente féminine pour montrer que même à 52 ans, il est toujours Président séduisant. Ca a été révélé par un obscur magazine people, mais tout porte à croire que le nouveau couple l'a fait exprès. Et bien voilà : Nicolas est sorti (au sens propre en attendant le sens figuré) avec Carla Bruni. Bon, en même temps, il est Président : ça aide, car comme l'on sait, le pouvoir attire les femmes de même que les gros seins attirent les hommes ; comme quoi, l'Homme est un animal comme les autres.

Pour le choix de la personne, je dirais que lui a plutôt bon goût (en même temps, être top-model, ça se mérite) et qu'elle est mieux que Cécilia. En même temps, il eût eu plus de mal à s'en trouver une moins bien, et comme un Président, ça a autant de choix en matière de femmes que de ministres (et d'ailleurs, Rachida Dati et Rama Yade le savent bien), il a bien fait de s'en prendre une bien. Sur son choix à ELLE, hum..... comment dire..... elle était pas bien avec son Raphaël ? Elle avait absolument besoin de baisser dans mon estime à ce point ? Tant pis pour elle, elle pourra profiter pendant un petit moment d'un salaire fraîchement triplé et rapidement de deux cornes bien jolies !

Ce qui me gêne surtout dans cette opération médiatique dont Notre-Divin-Président a le secret, c'est..... ben justement, l'opération médiatique. Vous noterez que ce n'est pas officiel (même si ça ne saurait tarder), et que ça peut durer un bon moment. On les a vus ensemble, mais il faudra attendre un petit moment avant que ça ne soit vraiment officiel (au moins le temps qu'on ait tout dit là-dessus), et puis après on aura toutes les cérémonies, et ça va plaire. Et pendant ce temps, on ne parle pas du pouvoir d'achat en berne, des bourses qui rechutent, de Kadhafi, etc. Et donc il peut compenser sa baisse dans les sondages.

En plus, il a montré ça à..... Eurodisney. Je me demande d'ailleurs s'il a payé sa place et fait la queue pour le Space Mountain. Ou alors il ne faisait pas la taille requise..... ^^ Plus sérieusement, il est président du pays le plus visité au monde et il a un palais dans la plus belle ville du monde, et ce con va pointer dans ce parc d'Amerloques, qui soit dit en passant doit être sympa, mais bon, pour la symbolique c'est moyen. Faut pas pousser l'atlantisme trop loin ! Restons gaullistes, merde ! En plus, si vous voulez le hérisser, vous n'avez qu'à lui dire qu'Eurodisney c'est en BANLIEUE. Si ça se trouve, il vous répondra que voilà, qu'il avait promis pendant la campagne d'y aller, et qu'il y est allé. Oui mais Marne-la-Vallée et Nauilly-sur-Seine, ça compte pas Monsieur le Président ! Vous seriez-t-y pas de mauvaise foi, Monsieur le Président ?

EDIT 2 : j'ai rajouté un excellent blog qui a pour sujet les sondages. Pas que des chiffres, mais aussi de l'analyse sur leur utilisation et leurs effets sur les médias, les hommes politiques, etc. Ca s'appelle Sondages 2007 !

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