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26 juillet 2008

De l'indignation

La proximité de deux histoires que j'ai entendues m'a particulièrement touché, c'est pourquoi j'aimerais réfléchir sur ce phénomène, car je ne crois pas que la coïncidence de deux évènements tels ne soit due qu'au hasard.
Vous avez peut-être entendu parler de ces gitanes qu'on a retrouvées mortes noyées en Italie : après les avoir trouvées, on a déposé leurs cadavres sur la plage, qu'on a recouverts, et qu'on a laissé sur la plage toute la journée. Le plus scandaleux est que les touristes qui passaient par-là ont témoigné une totale indifférence à ces corps qui gisaient à quelques mètres d'eux. Comme si de rien n'était.
 
Et bien lundi dernier, mon voisin a dû faire face à une situation similaire : il passait devant la Poste, quand un employé du bureau est soudain sorti et a balancé un seau d'eau sur la gueule d'une gitane, enceinte, qui faisait la manche devant le bureau. Je précise qu'il y a toujours un mendiant devant ce bureau de poste. Et ceci dans l'indifférence générale... enfin presque. Mon voisin, qui a un tempérament un petit peu sanguin, a pris la défense de cette pauvre femme et a commencé à gueuler sur les employés du bureau de poste... toujours dans l'indifférence générale.
 
Après des discussions avec la HALDE, SOS Racisme et autres associations, il semble qu'il puisse lui-même se faire attaquer par La Poste pour diffamation (il a balancé ça à La Gazette de Montpellier). Rien, toutefois, pour le moment.
 
Tout cela m'interpelle : je ne vais pas faire un topo sur la situation des gitans en Europe ni sur la recrudescence des actes racistes en Italie, mais je m'interroge sur notre capacité à nous indigner. Devant une situation indigne, on finit par être passifs. Témoignage de l'individualisme rampant de notre société ? Je le crois. Témoin aussi du regard que nous avons sur les gitans ; je peux le dire dans la mesure où je connais assez bien la communauté gitane de mon quartier, et où j'ai remarqué que rares sont ceux qui s'adressent à eux d'égal à égal. Je ne suis moi-même pas exempt de tout reproche dans cette attitude.
Politiquement, notre pays est statique. Si l'on excepte la campagne présidentielle, où l'emballement médiatique, la personnalisation à outrance des candidats et la démagogie ambiante ont fait reculer l'abstention, les citoyens semblent avoir perdu leur capacité à s'indigner, moi le premier. Opposant à Sarkozy, je n'ai même pas trouvé la force de m'opposer aux mesures qui sont prises. Depuis 2006, on n'a pas vu le moindre mouvement social d'ampleur qui faisait descendre les Français, y compris les non-militants et non-syndicalistes, dans la rue.
 
Au fond, c'est peut-être ça que représente la popularité de Besancenot : une espèce d'indignation par procuration...

22 juillet 2008

Killcow lave son linge sale en public

Bon, en temps normal, comme écrit dans mon à propos, je ne balance pas de messages personnels par l'intermédiaire du blog. Mais je me rends compte qu'il est très facile d'écrire sur un blog, plutôt que de régler ses comptes seul à seul. Et puis toute vérité n'est pas bonne à dire. Enfin bref, je fais du blogging thérapeutique, en réglant mes comptes avec une personne qui ne lit pas ce blog. Cette personne est tout à fait reconnaissable, en tout cas si elle lisait cet article, je pense bien qu'elle se reconnaîtrait.
Je fais référence à un ami d'enfance. J'ai passé d'excellents moments en sa compagnie. Je continue à le voir régulièrement, à l'inviter à mes rares soirées. Et je constate que nous avons bien changé. Trop, peut-être. Enfin, toujours est-il que notre relation piétine dans une relation enfantine, qui irait parfaitement à deux collégiens. L'emmerde, c'est que nous ne sommes pas collégiens. Lui est lycéen, moi étudiant. Nous avons tous les deux passé l'âge de faire ce que nous faisons ensemble. Lui fait ses petites affaires de lycéen avec ses amis, moi je m'emmerde parce que mes amis n'habitent pas à Montpellier et que mes amis de lycée sont au nombre de... un. Alors conscient que les modes de vie lycéen et étudiant ne sont pas très éloignés (la différence étant souvent la présence des parents), je lui ai à plusieurs reprises tendu des perches pour qu'il m'invite à ses soirées de lycéen. Or, je constate qu'il prend part à pas mal d'entre elles. Et que je n'en apprends l'existence que par la forme de "j'ai été à une soirée" ou, pire, "je peux pas, je vais à une soirée". Et moi ?
J'ai donc pris la décision de ne plus l'appeler. Depuis toujours, c'est moi qui l'appelle. Alors s'il tient vraiment à faire quelque chose, même à ce qu'on se voie "à l'ancienne", qu'il le montre et me contacte. Je ne tiens pas à courir après des gens qui ne tiennent pas à moi, ou qui me voient comme un boulet. Alors peut-être me voit-il comme trop éloigné de lui, mais il y a ce qu'on voit et ce qu'on est. Si après tant d'années il n'est pas capable de me connaître, alors il y a un problème.

17 juillet 2008

C'est mois après mois que nous gagnerons...

Note : je pars à Aix jusqu'à lundi. Je risque donc d'être inactif pendant cette période.
Je vous retrouve lundi prochain pour commenter l'échec de la réforme des institutions ! ;-)

11 juillet 2008

Je suis d'accord avec Ségolène Royal...

Vous n'avez certainement pas échappé aux deux saillies consécutives de Ségolène Royal : celle sur Ingrid Betancourt d'abord, celle sur son cambriolage ensuite. Outre le fait que je suis entièrement (ou presque) d'accord avec elle sur Ingrid, ces deux saillies n'ont rien de hasardeux et appellent un certain nombre de remarques :
- Ségolène Royal, malgré son manque de talent oratoire et l'ambiguïté de son projet, est assez balèze en com'. En effet, vous le savez, elle a cette particularité de faire partie du PS sans en faire partie. Elle est socialiste et veut prendre le parti, mais elle a en réserve son propre appareil (je ne nommerai ni Désirs d'Avenir si Ségosphère), qui me fait dire par ailleurs qu'elle pourrait bien décider de faire cavalier seul si elle perd le premier appareil. Mais je m'égare. Cet éloignement du PS fait à la fois sa force et sa faiblesse : sa force car elle peut se dédouaner de l'impopularité chronique du PS, sa faiblesse car une grande partie du PS "à l'ancienne" lui est très hostile. Et bien je vois ces saillies comme un moyen pour elle de gommer cet éloignement, et de se rapprocher de l'appareil qu'elle tente de prendre. Je m'explique : en rompant la burlesque Union Sacrée autour de la libération d'Ingrid Betancourt (je n'avais pas posté d'article mais j'ai laissé mon opinion ici et ici), elle s'exposait à une volée de critiques, qui n'ont pas tardé à venir. L'article du Monde qui traitait l'affaire était pour plus de sa moitié consacré aux critiques de sa position. Je n'imagine même pas Le Figaro... Même chose pour sa sortie sur son cambriolage (les faits semblent lui donner raison en partie) : elle s'exposait à de très fortes réactions. Mais elle obligeait surtout les socialistes à se positionner : guerre ouverte ou soutien ? La première sortie a plutôt été semblable aux précédentes, à savoir que l'ensemble du PS moins Bianco, Peillon et quelques autres la critiquait ou s'en foutait. Pour la seconde, on commence à assister à un revirement : personne n'a critiqué. Même Jack Lang, d'habitude si enclin à critiquer ses adversaires (pour avoir une place au gouvernement, il faut bien lécher un peu), ne s'est pas (trop) prononcé. Ici, elle est en train de réussir un coup de maître : faire baisser leur garde à ses adversaires du PS. S'ils ne la critiquent plus, c'est qu'ils lui accordent cette légitimité dont elle a tant besoin. De là, elle peut aller très loin.
- Elle se pose donc en première opposante à Sarkozy, en disant qu'il n'aurait pas dû faire comme ci ni comme ça sur la dossier Betancourt, et en l'accusant de l'embêter en la cambriolant. Sa conception de l'opposition me semble cependant dangereuse pour l'avenir (moi aussi, j'ai mes désirs d'avenir ^^) : en effet, elle occulte totalement le fond. Elle donne des leçons de gouvernement à Sarkozy et se sert de sa vie privée pour servir ses intérêts politiques. Si c'est pas de la personnalisation... Qui l'a entendue sur les dossiers de fond, sur la loi démantelant les 35 heures, sur un dossier aussi important que la réforme des institutions ? Moi non, alors peut-être que je ne l'entends pas. Mais si je ne l'entends pas alors que je fais des efforts pour l'entendre, elle devrait parler plus fort pour que le commun des mortadelles l'entende.

10 juillet 2008

Règles du jeu

Il est 4h10 du matin, j'arrive pas à dormir. Allez savoir pourquoi, j'ai envie de faire quelque chose que je n'ai jamais fait jusqu'ici sur ce blog : expliquer les règles d'un jeu de société que vous ne connaissez certainement pas. Aussi loin que je puisse me souvenir, c'est le premier jeu auquel j'ai appris à jouer. C'est ma grand-mère, immigrante espagnole, qui m'a appris ce classique espagnol qu'est le parchís. Je précise simplement que le vocabulaire que je vais employer, ainsi que certaines règles, ne sont peut-être utilisés que par moi, et pour un jeu aussi populaire en Espagne, il est fort possible qu'il existe des variantes.
Généralités
Le parchís, c'est comme les petits chevaux, à ceci près que les petits chevaux ont des règles SIMPLES. Comme vous allez le constater, ce n'est pas tellement le cas ici. ;-)
Il se joue sur un plateau, généralement en plastique, à double usage, car de l'autre côté du plateau, il y a probablement un jeu de l'oie. Les cases sont numérotées de 1 à 68. Il se joue à 2 ou 4 joueurs (3 à la rigueur) : les bleus, les verts, les rouges et les jaunes. Chaque joueur possède quatre fichas (pions) plates et rondes et un petit qu'il lance à l'aide d'un petit gobelet (c'est un sacrilège que de lancer le dé à la main). Le but est, comme aux petits chevaux, de sortir les 4 fichas et de les amener le premier au centre après avoir fait le tour du plateau.
On commence !
Lorsqu'aucune ficha n'est sortie de chez elle, c'est simple : on joue à tour de rôle jusqu'à ce que quelqu'un fasse le chiffre magique qui lui permettra de sortir ses deux premières fichas sur la case salida (sortie) : 5 (et pas 6, bien que 6 donne le droit de rejouer). Ensuite, les fichas sortent une à une. Maintenant, le joueur peut déplacer ses fichas pour la grande aventure. Notons qu'il ne peut y avoir plus de deux fichas sur la même case : si votre case salida est occupée par deux fichas de votre couleur et que vous refaites 5, et bien pas de sortie ce coup-ci !
A propos du 6
Un 6 donne, comme aux petits chevaux, le droit de rejouer. Un deuxième 6 vous donne le droit de rerejouer. Mais comme le chiffre 666 est un chiffre porte-malheur, un troisième 6 vous donne le devoir de ramener la dernière ficha déplacée au bercail. Dura lex sed lex.
Lorsque toutes vos fichas ont été sorties, faire un 6 vous fait vous déplacer de... sept cases. Ne me demandez pas pourquoi, mais c'est comme ça.
Enfin, un 6 vous oblige à ouvrir une barrière (voir plus loin).
Tuer une ficha (et l'utilité des seguros)
Le parchís est un jeu cruel. Une ficha, si elle arrive pile poil sur la case d'une autre, tue cette dernière, qu'elle renvoie au bercail. Le meurtrier reçoit en plus le droit de "compter vingt" (contar veinte), c'est-à-dire d'avancer une de ses fichas de 20 cases. Il peut même sauter une barrière avec ça.
Et c'est là qu'interviennent ces cases avec un rond en leur sein : ce sont des seguros (lieux sûrs). Une ficha placée sur un seguro ne peut pas être tuée. La cohabitation s'impose. Seulement une exception à la règle : la case salida étant un seguro, si vous vous posez dessus, qu'il y a deux fichas dessus, et que votre adversaire sort une de ses fichas, go home.
Barrière
Nous l'avons dit : il ne peut y avoir plus de deux fichas sur une même case. Mieux : une case occupée par deux fichas de même couleur ne peut pas être dépassée.
Cependant, si une ficha adverse tombe pile sur une barrière, elle tue l'une des fichas qui la composent.
Cela n'est toutefois pas possible si la barrière est formée sur un seguro : une barrière formée sur un seguro est donc infranchissable (sauf si vous "comptez" dix ou vingt). Ainsi, afin d'éviter l'anti-jeu, le joueur ayant formé une barrière doit obligatoirement l'ouvrir s'il fait un 6.
Arrivée
Après avoir fait votre quasi-tour de plateau, vous monterez sur l'escalier. Les cases de l'escalier se franchissent normalement. La dernière case doit toutefois être atteinte exactement (si vous êtes à deux cases et que vous faites 3, c'est pas bon). Une ficha qui arrive au bout de son périple vous donne le droit de "compter dix" (contar diez), à savoir d'avancer l'une des fichas encore sur le plateau de dix cases.
Enfin, une ficha qui monte sur l'escalier est totalement invulnérable, même si vous faites trois 6 d'affilée.
Le premier qui a atteint l'arrivée avec ses quatre fichas remporte la partie.

08 juillet 2008

c tro b1 lol!!!!!!

Trouvé chez Manue, après l'application qui ch'timisait votre blog (qu'j'o po inchtallé biloute, f'po poucher biloute), l'application qui kikoololise votre blog, c'est-à-dire qui le transforme en blog digne du plus beau skyblog d'ado de 13 ans, écrit en SMS, avec des kikoo, des lol, et autres mdr, ptdr, xD, ^^...

C'est très rigolo !

Pour faire de même avec le votre, c'est par ici.

c tro b1!!!! loooool, jtdr manue t l1 i son troooooo b1!!!!... ms jmégare.

02 juillet 2008

La revue ciné de Killcow (tchin-tchaaa)

Je sais qu'il est six heures et demie du matin, et qu'étant en vacances, normalement, je n'en suis même pas à la moitié de ma nuit. Mais j'arrivais pas à dormir, alors j'ai regardé un reportage sur le protocole présidentiel sur TV5Monde. Et après, trop tard, j'étais réveillé. J'ai constaté que ma mère et ma grand-mère l'étaient également, allez savoir pourquoi.
Enfin bon, alors que la fête du cinéma s'est achevée hier, je fais le bilan des trois philmes que j'ai vus. Je rappelle le principe de la fête du cinéma : pendant 3 jours, vous payez la première entrée plein pot, et toutes les entrées suivantes sont à 2€. Je m'en suis donc fait 3. Pas plus, non pas par manque d'envie, mais simplement par manque de philmes bien à l'affiche. Il m'a fallu bien chercher pour trouver 3 philmes potables, mais le jeu en valait la chandelle : j'ai presque été déçu par le César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario.
Et oui, j'ai commencé par La graine et le mulet, encore diffusé au Diagonal, le "cinéma intello" de Montpellier. Comme sur Arte : films en VO, pas très cher, pas de pubs avat le film (Seigneur que c'est bien !), et sélection de films.... particulière. La graine et le mulet raconte l'histoire d'un vieux rebeu de Sète qui se fait poliment mettre dehors de son boulot d'ouvrier, à 61 ans. Il décide alors de reprendre un vieux bateau et d'en faire un restaurant de couscous.
Ma petite critique est que le film est excellent dans l'ensemble, parce qu'il ne fait que raconter une histoire. On est plongés dans la vie de la communauté "comme si vous y étiez". Personnellement, ça m'a rappelé quand ma grand-mère fait un couscous ou une paella et invite des gens de la communauté des Espagnols du quartier. J'ai déjà dit à plusieurs reprises que la base de l'intégration pour un immigrant dans une société est sa communauté d'attache, et qu'au fond de moi-même je suis profondément communautariste. C'est vraiment dommage qu'on reste sur notre faim à la fin du film. La dernière image apparaît alors que l'intrigue n'est même pas résolue, et la fin est un gros point d'interrogation. J'ai donc trouvé que malgré la grande qualité de ce film, il y manque dix minutes à la fin.
J'ai ensuite été voir, au Multiplexe, le cinéma grand public de Montpellier auquel je me jure de ne plus jamais aller à cause des tarifs prohibitifs, de la pub à fond la caisse et du caractère industriel du lieu, un film intelligent : une coproduction israélo-franco-allemande, soutenue par... allez, vous allez deviner : c'est intelligent, c'est franco-allemand, c'est soutenu bien évidemment par.... Arte ! ^^
Il s'agissait de Valse avec Bachir, film thérapeutique sur la guerre du Liban. Je m'explique : c'est un film d'animation qui raconte une histoire vraie. L'histoire d'israéliens qui veulent se souvenir de ce qu'ils ont fait pendant la guerre au Liban, alors qu'ils avaient à peine 20 ans et ont été mobilisés. Le réalisateur raconte son histoire, comment il renoue les liens avec ses anciens camarades pour mieux comprendre ce qui s'est passé.
Un peu la même critique que le film précédent dans le sens où le réalisateur n'a pas fait un film engagé : il ne donne pas son avis sur la guerre, mais juste ses souvenirs. Le fait que ce soit un film d'animation nous permet également de garder de la distance par rapport à l'horreur de la guerre. On s'identifie facilement au héros, encore plus quand le héros raconte sa guerre quand il avait 19 ans et que j'en ai 17.
Il n'est pas vraiment nécessaire d'avoir des connaissances historiques pour voir le film, même si c'est appréciable : savoir qu'il y a eu une guerre civile au Liban dans les années 80, ce que sont Sabra et Chatila, les Phalanges, Tsahal, Ariel Sharon... En tout cas c'est un film très réussi, qui nous plonge dans la vie d'un soldat mobilisé sans avoir rien demandé, qui passe son temps à se demander ce qu'il fout là.
Enfin, j'ai été voir, sur conseil, ;-) Bons baisers de Bruges. Film british sur deux tueurs londoniens, un Anglais plein de flegme et de culture et un Irlandais égocentrique et chiant, qui sont envoyés à Bruges pour se reposer en attendant leur prochaine mission. Le fil conducteur n'a rien de drôle, et pourtant je me suis esclaffé tout le long. Humour anglo-saxon (j'ai eu du mal à le classer : british ? américain ?) et bon scénario, j'ai été très agréablement surpris. Après, ça ne plaira pas à tout le monde comme dirait Fogiel. Mais moi j'ai aimé, surtout que Bruges me rappelle une ville médiévale sous la neige, havre de paix hors du temps où on se caille les meules comme c'est pas permis. Oui, début 2006, j'ai été à Bruges et je me les suis pelé comme pas possible. Mais c'est une belle ville bien que flamande. ;-)
Alors hop, trois conseils de films à voir !
PS : Phénomènes est une merde, d'après un contact qui l'a vu. Mais j'ai le sentiment qu'à part ce que j'ai été voir, jusqu'à preuve du contraire, y avait que de la merde, comme l'a dit ma voisine de ciné après La graine et le mulet. ;-)
J'en profite pour vous signaler la présence d'un nouveau lien dans la colonne de gauche (rubrique "Mes sites préférés") : le blog des intégristes de la langue française. J'aime être chiant avec la langue française... ^^

01 juillet 2008

Mougabe

Si vous avez lu les journaux ou regardé la télé ces derniers jours, il ne vous aura pas échappé que Robert Mugabe, président du Zimbabwe, a été réélu les doigts dans le nez, avec un score de dictateur africain (90%) qu'il est, après que le candidat de l'opposition qui avait gagné a reconnu sa défaite.
Un rapide coup d'oeil sur le bilan de Mugabe : une inflation à trois chiffres, une croissance négative, 5 millions de réfugiés... bref, un pays liquidé par un dictateur qui sacrifie son pays pour sa gloire personnelle. Un exemple qui n'est que trop courant en Afrique. Je pourrais parler de l'héritage de la colonisation qui a laissé des États fantoches, mais ce n'est pas le sujet.
Non, je voudrais parler du traitement de l'affaire par les médias. Et franchement, il y a de quoi dire. J'avais rarement vu et entendu les médias être aussi ouvertement partiaux et avoir des avis aussi tranchés. Apprendre à nuancer son propos, c'est ce qu'on m'a appris en Terminale ES !
En effet, les médias ont allègrement parlé de "dictateur", de "mascarade électorale"... on a entendu ça dans la bouche des présentateurs du JT, pourtant si impartiaux d'ordinaire ! D'habitude, si on veut dire que le dictateur en est un, on donne la parole à Reporters sans Frontières, à Amnesty International ou à l'opposition pas si muselée que ça. Sauf sur Arte ; d'ailleurs je ne regarde plus Arte Info à cause de sa partialité quand il s'agit de traiter des affaires russes, ou d'Europe de l'Est. Et bien là, toutes les chaînes, toutes les radios, tous les journaux, ont hurlé avec la meute.
Entendons-nous bien : je ne soutiens en rien Robert Mugabe. Un héros de l'indépendance qui profite de sa gloire pour mettre les cornes à tout un peuple qui croyait en lui, et qui sacrifie une nation pour son petit bonheur personnel, est un moins-que-rien. Mais l'absence TOTALE de nuances des médias, qui devraient nous faire réfléchir sans nous endoctriner, m'a fait profondément chier. Cette impression qu'on réfléchit à ma place et qu'on m'impose une idée m'a laissé un goût amer.
D'autant plus que les médias l'ont fermée quand Sarko invitait son ami Kadhafi. Qui a parlé du dictateur libyen, des atteintes à la liberté d'expression de Kadhafi, de cet avion abattu dans les années 80 par Mouammar himself, de sa longévité au pouvoir... ? Qui a traité Omar Bongo de dictateur corrompu, réélu après des mascarades électorales ? Peu de monde. Alors faudrait savoir un peu.

Miam

J'ai été taggé par Manue pour vous parler de mes expériences gastronomiques. Un futur membre du club gastronomie de l'IEP d'Aix ne pouvait pas déroger à la règle ! ^^

Un aliment ou un produit que je n'apprécie pas du tout :

Hummm... disons les huîtres. Jamais réussi à en manger. Sinon, les tomates farcies. Beuuurk...

Mes trois aliments favoris :

Les merguez, les pâtes (oui, je sais) et les falafel.

Ma recette favorite :

Les fajitas et les burritos. Olé ! ^^

Ma boisson de prédilection :

Le sirop de fraise, sans hésitation. J'y suis accro ! :-p

J'aime aussi beaucoup la horchata, cette boisson que seuls les Espagnols apprécient, les autres trouvant que ça a un goût de médicament. Tant mieux qu'ils n'aiment pas, j'en aurai plus pour moi ! ^^

Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait :

Bonne question.

Mon meilleur souvenir culinaire :

Haha... Un restaurant russe à Tallinn. Après avoir mangé un délicieux poisson frais en entrée, le plat était une sorte de pot-au-feu dans un plat en forme de champignon et entouré d'un pain à se rouler par terre. Le repas s'est évidemment clos par un petit verre de vodka. Délicieux, si vous allez à Tallinn, ne manquez pas le restaurant Troika.

Et puisqu'il me faut tagger des gens, essayons avec Eric du blog Crise dans les médias, E.M. et Anna.

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