« 2007-11 | Page d'accueil
| 2008-01 »
30 décembre 2007
Back to the USSR
Réédité le 5 janvier 2008 à 22h40.
Mon voyage à Tallinn est très enrichissant et plutôt inattendu. Ce qui est frappant quand on arrive, c'est la manière dont cohabitent la modernité européenne et l'héritage soviétique. Par exemple, l'arrivée en avion laisse voir des terres agricoles qui ont l'air peu engageantes, et surtout, l'atterrissage nous fait voir les barres d'immeubles soviétiques qui n'ont rien à envier à celles d'Argenteuil, et des bidonvilles à peine plus engageants que les camps tziganes les plus moches. Et encore, on ne voit ça que par dessus. Pour finir, l'aéroport nous fait découvrir les magnifiques hélicoptères soviétiques aux ailes qui pendouillent. Bienvenue en URSS, pensai-je.
La ville de Tallinn est très européenne, malgré la persistance de gros blocs industriels au beau milieu de la ville et autres tramways à l'ancienne qui nous rappellent qu'il y a vingt ans encore, le KGB y faisait encore du bon travail (sous l'autorité de Poutine, soit dit en passant). Le constraste entre les bâtiments construits il y a plus de vingt ans et ceux construits il y a moins de vingt ans est énorme ; il y a même des étages modernes construits de toutes pièces sur des blocs soviétiques. Cela dit, le centre historique est très européen, et me rappelle tantôt la Flandre et Bruxelles, tantôt Aix-en-Provence (en plus froid quand même ^^). Tout a été fait pour éradiquer l'héritage soviétique en dehors de quelques antiquaires et du Musée de l'Occupation, où le parallèle fait entre les soviétiques et les nazis nous fait comprendre comme les Estoniens portent les Russes dans leur coeur (OU PAS). Les monuments du centre historique sont surtout médiévaux : j'ai pu voir de magnifiques cathédrales catholiques et orthodoxes, les remparts, et plus généralement les rues pavées et sinueuses, ce qui fait qu'il faut un sens de l'orientation en béton pour ne pas se perdre.
Au niveau de la bouffe, si vous voulez manger dans un restaurant estonien, va falloir chercher. Non pas ce que ce soit introuvable, mais les restaurants exotiques sont ultra-majoritaires. Il doit y avoir plus de restos indiens qu'estoniens. Cela dit, les spécialités estoniennes sont excellentes, variées et originales, et pourtant je suis chiant avec la bouffe ; ceux qui me connaissent personnellement savent de quoi je parle.
Je vais maintenant faire quelque chose de vraiment pas bien : je vais casser un mythe. Non il ne fait pas -25°C à Tallinn, non les gens ne< portent pas de chapskas, non le cercle polaire ne descend pas jusqu'à Tallinn. Loin de là. Les gens sont habillés normalement, avec un manteau, des gants et un bonnet. Disons que la température est certes plus froide qu'en France, mais la proximité de la mer installe un climat relativement tempéré, et ce que j'en ai vu correspond grosso modo à un temps froid dans le sud de la France. EDIT : Enfin ça c'était au début. Après la température est descendue jusqu'à -8°C avec du vent. Et c'est froid. Et j'aime bien ce climat, parce qu'au moins, on peut prendre son bonnet le matin et s'en servir toute la journée, contrairement à Montpellier ou Aix, où le bonnet ne sert qu'au mieux jusqu'à 10h. Par contre, puisqu'on parle des contraintes naturelles, comme diraient les géographes, j'ai quelques trucs à dire : venu de mon Sud ensoleillé, je ne peux que vous déconseiller l'Estonie en hiver si vous voulez bronzer : le temps est très incertain et rarement dégagé. Il tombe une espèce de bruine très fine quasiment en permanence, et on ne voit pas beaucoup le Soleil. M'enfin, ça n'est pas vraiment déprimant, contrairement à ce qu'on pourrait penser, et la ville est charmante même sous la grisaille. Autre chose : l'hiver, il fait nuit à 16h. On sent qu'on se rapproche du cercle polaire pour ça, et j'ai un peu de mal à résister à une bonne sieste vers 17h.
Mais j'allais oublier ce pourquoi j'ai choisi Tallinn comme destination de vacances : les antiquaires. Le féru d'histoire et de propagande que je suis a choisi l'Union Soviétique comme destination avant l'Estonie, et a cherché les antiquaires spécialisés dans la période "d'occupation", à savoir de 1940 à 1991. Et il a trouvé. Un magasin, en plein centre de Tallinn, qui vendait des objets -notamment militaires- de l'Occupation. J'y ai vu des réveils à l'effigie de Lénine et d'Hitler, des bustes de Lénine, des chapskas de l'Armée Rouge, une casquette effrayante avec une tête de mort ayant appartenu aux Waffen SS, et surtout ce pour quoi j'étais venu : des affiches de propagande. J'ai rapidement passé sur les affiches nazies, peu nombreuses, et j'ai flashé sur les affiches russes. Au final, je suis ressorti avec pas moins de vingt-cinq affiches de propagande russe, dont vingt-quatre soviétiques (la 25ème datant de 1904). Ca nous a coûté des sous, mais on ne reviendra pas de sitôt et en France, ça coûterait bien plus cher.
Pour finir, parlons du coeur même de l'Estonie : les Estoniens. Ils sont environ un million et parlent une langue nordique proprement incompréhensible si votre base linguistique est latine ou germanique ; heureusement, comme ils ont compris que peu de touristes parlent estonien, ils parlent tous un très bon anglais. Leurs immigrés à problèmes sont la minorité russe de 25% héritée de l'occupation soviétique.
Et pour ce qui est de la politique, il vaut mieux ne pas s'en préoccuper dans la mesure où le gouvernement est assuré par une coalition que même les Belges ou François Bayrou n'oseraient pas mettre sur pied.
19:50 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : estonie, vacances, tallinn
23 décembre 2007
De l'économie
A.S. : si la longueur de l'article vous fait peur, sautez le paragraphe 3 en gris foncé, où je raconte ma vie, fais un private-joke et dézingue mon prof d'amphi (mais je ne le cite pas, ne cherchez pas à me faire un procès pour diffamation, ça marche pas avec moi). Je tiens vraiment à ce que vous lisiez l'essentiel.
Et bien maintenant que, comme la plupart d'entre vous, je suis en vacances après être allé à mon lycée chercher mon diplôme du bac et mon dossier scolaire depuis la sixième (dedans il y avait des contrôles de CM2, d'où il ressort que j'oubliais souvent de mettre les points à la fin des phrases en français et que je n'écoutais rien, je rêvais ^^), je pensais pouvoir m'adonner aux plaisirs du glandage. Sauf que le glandage, ce n'est plus ce que c'était : j'ai lâché la console, mes amis voient eux aussi leurs amis et sont occupés, personne n'est connecté sur MSN, les blogs ne disent rien, l'actualité est chiante et lassante et j'ai eu 13/20 au test d'actualité du Figaro. Et finalement, le glandage, c'est vite chiant. Et en plus, je me dis que comme j'ai le repas de Noël demain et que je pars en Estonie vendredi pour revenir le vendredi suivant, ces vacances vont passer en un éclair ! Donc j'essaie de rentabiliser mon temps. Et que fais-je ? Et bien je travaille. Je travaille parce que je me dis qu'entre les partiels et les TD, il va falloir que je bosse sérieusement au second semestre pour avoir ma moyenne. Et surtout régulièrement, en commençant par les matières où je suis le moins bon. C'est pourquoi j'ai sorti ma plaquette d'économie à faire pour la rentrée, et j'ai commencé à la taffer.
Je me souvenais que ce que j'avais vu de l'éco telle qu'elle nous est présentée cette année est vraiment très difficile à aborder parce que c'est à base de tableaux et de courbes..... bref de maths. Et j'aime pas les maths, quand j'ai passé mon bac je croyais que j'en avais fini (avec un 15/20 en plus, mais l'épreuve était honteuse de facilité)..... jeune lycéen naïf et insouciant que j'étais ! Quand y en a plus, y en a encore ! Et ça aide pas ! Ce qui m'a conduit à me poser quelques questions sur cette matière que j'adorais au lycée et que je vomis de plus en plus depuis mon entrée à l'IEP.
Plantons d'abord le décor : après deux ans passés à faire des SES au lycée, dont une grosse moitié était de l'éco, deux années formidâââbles en terme de profs d'éco, (surtout en Terminale) et un 12/20 au bac (et vu comme j'avais bossé c'est bien payé), je rentrai à l'IEP, où j'appris qu'on avait deux heures d'éco en amphi et une et demie en TD. Youpi, pensai-je. Les premiers cours d'éco en amphi se révélèrent être excellents : notre prof nous faisait un cours compliqué et dense, mais mes connaissances héritées de mes deux années passées en ES me permettaient de suivre. En plus il balançait des perles politiques qui me firent comprendre qu'il était strausskahnien (personne n'est parfait) et qu'il était un politicien raté (il insistait pour avoir un micro sans fil, la rock-star attitude*). Le problème c'est qu'au bout du troisième cours, les digressions avaient pris tellement de place qu'elles remplaçaient purement et simplement le cours. Je décidai donc de ne plus prendre sur mes heures de sommeil et de me priver du cours d'éco des discussions politiques et jeux de cartes du mardi matin.
Ensuite, en TD, c'était une autre histoire. Mon prof est un PLOT. Vous savez, le truc qui trône au milieu et qui ne sert à rien. Sur la forme, nous n'étions pas gâtés. Mais sur le fond..... ah, Seigneur, sur le fond..... on avait chaque semaine des plaquettes très denses et écrites en petits caractères sur un sujet. Que nous traitions en cours. Enfin, nous traitions quelques questions. À savoir entre 2 et 13 (sur 20). Mais le 13 était une exception. Autant dire qu'on se faisait chier, parce qu'on passait des heures à le regarder tracer des courbes et nous "expliquer" (je mets entre guillemets parce qu'expliquer, c'est censé vouloir dire "faire comprendre", ce qui n'était pas le cas) la réponse à une question. Pas très motivant, donc. J'ai donc rapidement lâché prise en éco, et arrêté de faire mes plaquettes. Et je ne comprenais pas un traître mot de ce que disait le prof en cours. Je me sentais largué, ce que les résultats des évaluations vinrent confirmer. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai pris peur en voyant un sujet d'évaluation.
Et le fait que je travaille pendant ces vacances m'a refait rentrer dans le monde de l'éco. OU PAS. Enfin, presque. J'ai ouvert ma plaquette, qui contenait des repères (quatre) avec des lettres dont je ne comprenais pas la signification, censées représenter une variable économique, et des courbes censées montrer leurs interactions. Et une page entière (écrit petit) qui expliquait comment lire les quatre graphiques en un. J'ai donc dû procéder par étapes : 1) Comprendre les phrases isolément, en les relisant, rerelisant, et rererelisant. Et rerererelisant si besoin est, ce qui souvent était le cas. 2) Comprendre ce qu'il y avait dans les graphiques avec un esprit de mathématicien, sans savoir ce que voulaient dire les variables, dans l'abstraction la plus totale. 3) Tenter, à l'aide des phrases, de remplacer progressivement les lettres par des concepts tels que l'investissement, l'épargne, le revenu ou la consommation. 4) Essayer d'avoir une vision un peu plus globale du truc, et le comprendre. 5) Le résumer en quelques lignes. Je me suis arrêté, après une demi-heure de prise de tête, entre les étapes 3 et 4. J'ai à peu près compris, mais ça bloquait, ça saturait. Et je n'en suis qu'à la première page sur dix et à la première question sur onze.
Je me suis donc demandé comment ça avait pu changer si vite, comment l'éco avait pu devenir une matière aussi infernale du lycée à la fac. Et j'ai identifié le problème, ce qui est déjà énorme. Mon problème, c'est la nouvelle forme qu'a pris l'éco. Je m'explique : au lycée, les cours d'éco étaient relativement accessibles : une fois qu'on avait les bases, qui s'apprennent en début de première (le PIB, la valeur ajoutée, et tous les sigles FBCF, EBE, etc), on pouvait à peu près comprendre n'importe quel document, donc n'importe quel cours. Disons que les profs et les manuels faisaient un effort pour être accessibles. Maintenant qu'on est à l'IEP, ce qui me gêne, c'est l'abstraction permanente et la transformation de l'éco en maths. Mon manuel n'est que graphiques et termes techniques que je n'ai jamais vus. Et le cours se basant sur le manuel, c'est mal barré. Le problème est que je considère l'économie comme quelque chose de concret, et pas comme une courbe. Autant ça ne me gêne pas de faire des schémas compliqués (j'adore même en faire), autant dès qu'il s'agit de mathématiser une théorie, de transformer l'épargne en une variable S (si je vois un S, du coup, je ne sais pas que c'est S comme Savings, et comme ce n'est marqué nulle part que S = épargne.....), de la mettre sur une courbe, ça coince. L'éco, ce n'est pas des maths appliquées, je ne peux pas accepter ça. Je suis, comme mon prof d'amphi, qui nous l'a dit maintes et maintes fois, un politique : pour moi, l'économie, ce n'est pas des courbes, c'est un instrument de politique. Je ne m'amuse pas à faire des maths pour élaborer ou comprendre une théorie qui ne s'applique qu'en situation de concurrence pure et parfaite, je préfère me demander comment, en pratique, on peut réformer les marchés dans la mesure du possible pour les améliorer, et -dans mon cas- pour permettre une meilleure répartition des richesses. Pour résumer ma pensée, qui se clarifie peu à peu, j'en ai rien à foutre de savoir comment marche une machine "en-dedans d'elle", je veux savoir à quoi elle sert et comment m'en servir. L'éco du lycée m'apprenait les théories des économistes et donnait, en exemple, des cas concrets. À l'IEP, je n'ai pas le souvenir d'un seul cas concret qui ait été plus que vaguement évoqué en TD. Les tableaux et les courbes que j'aime, ce sont les tableaux et les courbes qui montrent les évolutions dans le temps d'une économie RÉELLE, et pas VIRTUELLE, dans le cadre de POLITIQUES économiques.
Je vais essayer de m'y mettre, et si vous avez des conseils pour que je comprenne mieux cette éco-là, puisque je vais de toutes façons devoir en bouffer au moins jusqu'à la fin de l'année, et certainement jusqu'à la fin de mes études, je suis à l'écoute.
*Private-joke, elle se reconnaîtra (ou pas)
23:25 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : économie, sciences-po, étudiant, politique, maths, prof
21 décembre 2007
Joyeuses fêtes
Les vacances de Noël commencent, et moi, à l'instar de Lucille, j'ai du mal à rentrer dedans. Je n'ai bizarrement pas l'impression que Noël est dans quatre jours, et d'ailleurs j'ai dû aller vérifier combien de jours il restait, parce que je ne croyais même pas que ça tombait déjà dans quatre jours. Vous me direz c'est peut-être, et même sûrement, mieux comme ça. Parce que bon, les zoulies nétoiles et les zoulis sapins décorés, ça va cinq minutes,mais bon, de là à parler de magie de Noël..... j'aimerais d'ailleurs savoir combien ça nous coûte en électricité, ces quinze jours !
D'après les journalistes, même les magasins n'enregistrent pas les chiffres d'affaires follement élevés qu'ils enregistrent d'habitude. Baisse du pouvoir d'achat, nous disent-ils. C'est sûr que quand la bouffe coûte deux fois plus cher, on a moins envie de s'acheter des trucs inutiles qu'on voit à la télé. Et qu'est-ce que ça fait ? Des millions de cons en moins dans les magasins ! Ce qui n'est pas pour me déplaire, d'ailleurs, parce que le décroissant qui sommeille en moi se dit que si l'économie ne prend pas le coup de boost habituel qu'elle prend, elle risque fort de se casser la gueule d'ici à pas longtemps. Et d'ailleurs, vous remarquerez que tous les économistes marchent sur des oeufs depuis la crise de cet été, et à peu près tous s'accordent pour dire que cette crise n'est pas du tout un ajustement, mais peut-être bien un signe avant-coureur d'une crise plus grande, qui aurait lieu si, tout à coup, on se rendait compte que toute l'économie mondiale n'est en fait qu'une baudruche totalement artificielle. Mais je m'éloigne du sujet, parce que ce serait être naïf que de penser que ce sont la consommation, l'offre et la demande qui font que le caca rente clôture en hausse ou en baisse.
Cela dit, ça me fait quand même plaisir que la foule sentimentale de Noël soit un peu moins nombreuse cette année. Noël c'est gentil, c'est mignon, mais point n'est besoin d'offrir quelque chose et de rentrer à fond dans le jeu de la société de con-sommation pour que Noël soit bien. On peut faire un repas de famille très bien sans cadeaux de la même manière qu'on peut offrir de magnifiques cadeaux et passer une soirée pourrie avec des gens qu'on n'aime pas, sans parler de la bouffe. Pour moi de toutes façons, la soirée de Noël, c'est en famille et ce sont mes grand-mères qui cuisinent. Donc pas de souci ! ^^ Et pour les cadeaux je participe activement à la crise économique en réclamant de l'argent, ce qui fait que je ne fais pas marcher le commerce et que je thésaurise, deux comportements qui ont tout de l'anti-économie.
Et pour parler un peu de mon nombril, pour le Nouvel An, je pars encore avec mes parents dans une ville d'Europe..... mais cette année c'est particulièrement original : après Pise pour 2004, Paris pour 2005, Bruxelles pour 2006 et Madrid pour 2007, je vais passer 2008 à..... Tallinn, en Estonie !
16:25 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : noël, économie, société de consommation, nouvel an, 2008, estonie, tallinn
20 décembre 2007
Partiels story
Ca y est, enfin, je suis en vacances. Pour la première fois depuis que j'ai fait ma rentrée. Et ce après mes premiers partiels, mais au moins, ils sont terminés et point de stress pendant ces vacances, qui vont en être de vraies ! YOUHOU !
Au menu, nous avions les écrits la première semaine, en droit constit, histoire et "éco".
En droit constit, nous eumes un sujet plutôt facile : "Le régime présidentiel est-il adaptable à la France ?" Je crois m'en être plutôt bien sorti, en pour ceux que ça intéresse, on l'avait vu en cours, et la réponse est non.
En histoire (programme "la France de 1750 à 1815"), on a eu un sujet à la Jauffret (notre prof d'histoire, connu pour faire des sujets à rallonge ; en 2005, le sujet du concours d'entrée était "De Raymond Poincaré à Jacques Chirac : le chef de l'État en France, 1914-2005. Vous voyez le genre.), qui a pris tout le monde de court, enfin surtout ceux qui avaient appris les dates des batailles par coeur : "Quelles réformes essentielles de la Révolution, du Consulat et de l'Empire, retrouve-t-on dans la France contemporaine ?" Difficile de répondre autrement que par un listing, que j'ai classé en réformes politiques, économiques et sociales, pour faire original. ^^
En "éco", que je mets entre parenthèse parce que notre prof, R****, avait pour particularité de faire un "cours" de 2 heures avec 2 heures de digressions, raison pour laquelle je n'y allais plus (y avait plus de cours à partir de la séance 3). Donc le sujet portait sur de l'actualité : au choix, "le pouvoir d'achat est-il un bon indicateur pour l'action publique ?" (ou quelque chose comme ça), "Les régimes spéciaux : un vrai enjeu ?" et un article sur "travailler plus pour gagner plus". J'ai choisi le second. Encore une fois, sujet aléatoire = note aléatoire.
Après, cette semaine, nous avons eu un "oral-écrit", façon pompeuse de dire "questions de cours à traiter en 1 heure" en Droit. Le cours d'introduction au Droit se résumant à un apprentissage par coeur de listes, de définitions et de différenciations que je n'avais pas pris le temps de bien faire, et notre prof notant à la mode prépa (c'est-à-dire très très sec), je vois venir un 2 ou un 3 gros comme une maison. Tant pis pour moi.
Puis vint l'oral d'histoire des constitutions. Sujet : "La IIe République". J'ai fait comme j'ai pu, et bien qu'ayant un examinateur qui avait l'air de droite bien que très sympathique, j'ai été moyen. Pas à l'aise, oubliant des aspects du sujet, confondant parfois avec le Second Empire, répondant à côté aux questions, c'était moyen. Mais bon, j'ai quand même fait mon job et décrit, en gros, la Seconde République. Disons que je vise la moyenne, tout en sachant que c'est pas sûr que je l'obtienne.
Et enfin, l'oral de science politique, que j'attendais avec impatience dans la mesure où le cours était super intéressant (sur le fond, pas quand j'étais en cours), s'est passé comme sur des roulettes, vu que je suis tombé sur le sujet que tout le monde voulait avoir : qu'est-ce qu'un parti politique ? À partir de là, j'ai eu un boulevard, et l'examinateur m'a dit que je serais noté sur le temps que je tiendrais (l'objectif étant 10-12 minutes). Je n'ai pas compté le temps, mais je sais que je n'ai pas pu couvrir tous les aspects du sujet. Pour le temos, ça doit être bon, donc.
And now, let's wait and see what'll happen.
18:05 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, aix, killcow, examen, partiels
19 décembre 2007
Red is Dead
Qu'est-ce que le PCF ? Alors que je révise ma science politique pour mon dernier espoir partiel (oral) qui commence à 14h, et que j'essaie de me remémorer un peu tout le programme, je pense au chapitre sur les partis politiques, qui différencie partis de masse et partis de cadre, la différence se trouvant notamment dans le rapport entre le nombre d'électeurs et de membres : plus on a de membres et de militants, plus le parti est un parti de masse. Or, le parti de masse par excellence est le Parti Communiste : de 1 à 4% aux élections, et pourtant un nombre conséquent de membres (même si les chiffres sont certainement un pitit peu truqués). Je vous vois déjà rigoler devant votre écran : le PCF, parti de masse ?!
C'est vrai que le PCF n'est plus grand-chose aujourd'hui. La moyenne d'âge des membres augmente quasiment d'un an chaque année (pour dire que ça ne se renouvelle pas), et leurs scores baissent à chaque échéance. Ajoutez à cela Besancenot et les altermondialistes, qui ont exploité le créneau "extrême-gauche" et le PS qui exploite tout et rien à la fois, et vous obtenez un parti en crise. En crise parce qu'il a été au pouvoir sous Mitterrand et a ne s'est pas montré capable de changer la vie. En crise parce que devant l'URSS agonisante, Marchais a dit que le bilan de l'URSS était globalement positif, et parce que le PCF n'a jamais officiellement condamné les crimes staliniens. Ou alors beaucoup trop tard.
Et pourtant, il y a des gens qui y croient encore, qui ont la nostalgie de quand le PCF faisait 20% aux élections. Je précise qu'ils l'ont certainement connue, cette période, et qu'ils votaient certainement déjà, et qu'ils étaient déjà aux Jeunesses Communistes. Car oui, le PCF est un parti de vieux. Regardez seulement les élus communistes, vous ne trouverez pas beaucoup de jeunes, si on considère que Clémentine Autain n'en est même pas membre. À chaque élection, le PCF recule. Aux dernières législatives, dans ma région, les communistes qui sont là depuis des années ont perdu leur poste : Liberti à Sète, Malavieille à Alès, se sont fait battre par d'obscurs UMPistes ou pire, nouveaucentristes. Aux prochaines municipales, le PS se désolidarise de certaines municipalités de la Ceinture Rouge de Paris, et va encore leur piquer des villes.
Et pendant ce temps, Marie-George Buffet, qui m'est assez sympathique pour une communiste, organise des congrès où elle tente de maintenir le statu quo impossible entre les tenants d'une ligne mmhmmhmmh, et les tenants d'une ligne hmmhmmhmm (même en cherchant bien, je ne sais pas de quoi est fait le PCF aujourd'hui, alors s'il fallait en plus trouver deux courants ou plus.....). Comme ils le font depuis 20 ans. Mais comme ils veulent maintenir le statu quo, ils font ce qu'ils savent faire de mieux : de la langue de bois. Mais le problème de la langue de bois, c'est que c'est bien quand on est aux affaires, mais ça ne fait pas un programme et ça ne permet en aucun cas de reconquérir le pouvoir. Ségolène Royal l'a d'ailleurs appris à ses dépens.
Bref, tout ça pour dire que je crois que le PCF est depuis 20 ans à l'agonie. Le problème, c'est qu'il est tellement bien implanté depuis 1944 que les élus se maintiennent, s'accrochent, et que les élus qu'ils perdent un par un, ils les perdent soit aux élections, alors que les vieux se rerererereprésentent pour un Nème mandat et qu'en face, l'UMP (ou le Nouveau Centre, ou même le PS) a décidé de reprendre la circonscription / municipalité. Ou alors ils les perdent de mort naturelle. Et les vieux s'accrochent à leur poste, mais ils savent tous qu'après eux, ce ne sera pas un communiste qui leur succèdera. Et le PCF, qu'en finit pas de vibrer, et qu'on attend qu'il crève, vu que c'est lui qui a les électeurs, finira bien par clamser. Ce sera une histoire triste, l'histoire de la mort d'un parti historique qui a rythmé la vie politique, et qui a été le principal parti d'opposition (voire contestataire) de 1947 à 1981. Je dis ça parce que je sais que le PCF, ça représente pour beaucoup de militants d'un certain âge un rêve trahi, et il est toujours difficile d'abandonner un rêve auquel on a cru toute sa vie. Pourtant, il va bien falloir..... J'ai presque les larmes aux yeux ! Et pourtant je ne suis pas communiste ! Je conclurai encore une fois par la phrase chère à Lucille (d'ailleurs ce serait bien que je sache de qui elle est, j'ai pas trouvé sur Gogole) : "Quand la droite trahit, elle trahit. Quand la gauche trahit, elle trahit l'espérance."
11:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gauche, parti communiste, agonie, politique
18 décembre 2007
Ca sent le Bruni
Alors celle-là, sérieusement, j'ai hésité à la mettre dans la catégorie "Politique". EDIT : Suite à une remarque, je l'en ai même enlevé. J'ai même hésité à parler des histoires du cul du Président, mais bon, on va faire comme les journalistes et on va en parler. Mais ne vous attendez pas à me voir leur envoyer des roses !
Alors comme vous le savez, Notre-Divin-Président a eu tôt fait de se retrouver une représentante de la gente féminine pour montrer que même à 52 ans, il est toujours Président séduisant. Ca a été révélé par un obscur magazine people, mais tout porte à croire que le nouveau couple l'a fait exprès. Et bien voilà : Nicolas est sorti (au sens propre en attendant le sens figuré) avec Carla Bruni. Bon, en même temps, il est Président : ça aide, car comme l'on sait, le pouvoir attire les femmes de même que les gros seins attirent les hommes ; comme quoi, l'Homme est un animal comme les autres.
Pour le choix de la personne, je dirais que lui a plutôt bon goût (en même temps, être top-model, ça se mérite) et qu'elle est mieux que Cécilia. En même temps, il eût eu plus de mal à s'en trouver une moins bien, et comme un Président, ça a autant de choix en matière de femmes que de ministres (et d'ailleurs, Rachida Dati et Rama Yade le savent bien), il a bien fait de s'en prendre une bien. Sur son choix à ELLE, hum..... comment dire..... elle était pas bien avec son Raphaël ? Elle avait absolument besoin de baisser dans mon estime à ce point ? Tant pis pour elle, elle pourra profiter pendant un petit moment d'un salaire fraîchement triplé et rapidement de deux cornes bien jolies !
Ce qui me gêne surtout dans cette opération médiatique dont Notre-Divin-Président a le secret, c'est..... ben justement, l'opération médiatique. Vous noterez que ce n'est pas officiel (même si ça ne saurait tarder), et que ça peut durer un bon moment. On les a vus ensemble, mais il faudra attendre un petit moment avant que ça ne soit vraiment officiel (au moins le temps qu'on ait tout dit là-dessus), et puis après on aura toutes les cérémonies, et ça va plaire. Et pendant ce temps, on ne parle pas du pouvoir d'achat en berne, des bourses qui rechutent, de Kadhafi, etc. Et donc il peut compenser sa baisse dans les sondages.
En plus, il a montré ça à..... Eurodisney. Je me demande d'ailleurs s'il a payé sa place et fait la queue pour le Space Mountain. Ou alors il ne faisait pas la taille requise..... ^^ Plus sérieusement, il est président du pays le plus visité au monde et il a un palais dans la plus belle ville du monde, et ce con va pointer dans ce parc d'Amerloques, qui soit dit en passant doit être sympa, mais bon, pour la symbolique c'est moyen. Faut pas pousser l'atlantisme trop loin ! Restons gaullistes, merde ! En plus, si vous voulez le hérisser, vous n'avez qu'à lui dire qu'Eurodisney c'est en BANLIEUE. Si ça se trouve, il vous répondra que voilà, qu'il avait promis pendant la campagne d'y aller, et qu'il y est allé. Oui mais Marne-la-Vallée et Nauilly-sur-Seine, ça compte pas Monsieur le Président ! Vous seriez-t-y pas de mauvaise foi, Monsieur le Président ?
EDIT 2 : j'ai rajouté un excellent blog qui a pour sujet les sondages. Pas que des chiffres, mais aussi de l'analyse sur leur utilisation et leurs effets sur les médias, les hommes politiques, etc. Ca s'appelle Sondages 2007 !
10:40 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, carla bruni, cécilia, politique, people
16 décembre 2007
Bali Balo
(Je parie que pour mon titre, ça va m'attirer pas mal de visites Google ^^).
Hier s'est clôturée la conférence de Bali sur le réchauffement climatique, sujet brûlant, c'est le cas de le dire, depuis des années. Le but de cette conférence était de mettre tout le monde, y compris la Chine, l'Inde, et surtout les États-Unis, autour de la table, et de discuter pour parvenir à un accord global et ambitieux qui permette d'aller dans le prolongement du protocole de Kyoto. Au fait, le protocole de Kyoto, qui avait fixé des objectifs pour dans 4 ans, il en est où ? Et bien les États-Unis ont allègrement refusé de le ratifier et ont augmenté leurs émissions de 16% (ce qui, au vu de ce qu'ils émettaient déjà, représente un sacré morceau). L'UE, quant à elle, qui s'était engagée à les diminuer de 8%, stagne (-0,8%). Et c'est de très loin le meilleur résultat. La Chine et l'Inde, à qui on n'avait fixé aucune limite (alors qu'il eût été bien plus facile de les faire construire écolo directement plutôt que de les faire construire sale pour ensuite les faire détruire et reconstruire écolo), se sont lâchées avec respectivement +47% et +55%. Résultat bien mitigé, diront les journalistes. Minable, dirais-je.
Alors à Bali, alors que les positions se sont radicalisées et que l'urgence est encore plus urgente, on veut parvenir à un accord commun sur le réchauffemen. Quand j'ai entendu ça, j'ai eu beau mobiliser tout mon espoir, je me suis dit que ce qui allait s'engager n'allait être ni plus ni moins qu'un dialogue de sourds, une foire d'empoigne, une baston générale, qui n'aboutirait à rien sinon une radicalisation des positions.
Ce qui fait qu'à la veille de la fin de la conférence, quand tout semblait foutu, je me suis dit que c'était gagné, malheureusement. ET BIEN NON !! Le lendemain, alors qu'il faisait un froid de gueux dehors, les journalistes présentent la conférence de Bali comme une demi-victoire. Étonné que j'étais ! Ils ont réussi à trouver un accord ? Mais qu'est-ce qu'ils ont bien pu mettre dedans ? Alors là j'ai entendu la meilleure blague de l'année : ils vont tout faire pendant les deux années à venir (quand des politiques disent ça, c'est déjà mal barré, surtout en relations inernationales) pour..... parvenir à un accord d'ici 2009. Non, vous ne rêvez pas. Ces cons ont trouvé un accord pour remettre à plus tard la conférence. En fait, on attend Hillary pour qu'elle vienne discuter, parce qu'au moins, elle, elle ne croit pas que le réchauffement n'existe pas.
Ca m'a atterré. Les Américains qui refusent de se rendre à l'évidence sous la pression des lobbies pétroliers, les Chinois et les Indiens qui veulent absolument se développer en faisant les même erreurs que nous alors qu'il est aujourd'hui tout à fait possible de se développer de manière responsable, les Européens qui donnent des leçons mais qui n'atteignent pas les objectifs fixés, et les autres dont tout le monde se fout.
J'ai honte de ces dirigeants qui disent qu'après eux, le déluge et qui n'en ont strictement rien à battre de l'environnement. On va tous crever mais c'est pas grave, je serai déjà mort ! Belle démonstration de responsabilité !
EDIT : Toréador a fait son propre article sur le sujet, où il propose que l'UE se fasse unilatéralement le défenseur de l'environnement et cogne fort sur les pollueurs au niveau économique. Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la méthode, mais c'est une idée à creuser.
12:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : écologie, bali, réchauffement climatique, états-unis, chine, inde, europe
12 décembre 2007
Génération 90
Cette chaîne de mails traîne depuis quelques jours sur le Net, entre les personnes nées entre 1988 et 1990. Si vous n'en faites pas partie, vous risquez de ne pas comprendre, ou alors de loin. Si vous en faites partie comme moi, vous devriez comprendre et vous identifier au moins aux trois quarts de la liste, vous rappeler de bons souvenirs et tout à coup prendre un bon coup de vieux. Allez les VIEUX, il va sérieusement falloir arrêter de compter les centimètres en plus et se préparer aux cheveux blancs ! ^^
Comme pour la liste de l'IEP, en gras sont ceux auxquels je me suis identifié et mes commentaires sont en rouge et mes ajouts en bleu.
Tu connais tous les personnages des Minikeums, ainsi que la musique du générique,
Tu as collectionné les Pogs,
Tu as été voir Dorothée en concert à l'Olympia,
.....et Henri Dès, mais il avait encore de la moustache,
Tu lisais les livres de la collection 'Chair de poule',
Ton grand frère/ta grande soeur écoutait Kurt Cobain, mais il était encore vivant,
Tu as dansé sur 'Wannabe' des Spice Girls,
Tu as pleuré au cinéma quand Mufasa est mort dans Le Roi Lion,
Les filles faisaient des chorés sur S Club 7,
Friends passait encore à la télé,
Tu regardais Docteur Quinn et Une nounou d'Enfer,
Pour toi Teri Hatcher c'est d'abord Loïs dans 'Loïs et Clark' et Will Smith c'est 'Le Prince de Bel-Air',
Tu as tous les Disney en cassette vidéo,
Tu as appris à lire avec Ratus,
Tu es allé à l'école avec 318 filles nommées Elodie, Sarah, Mélanie et Julie et 245 garçons nommés Hugo, Adrien, Romain et Jérémy
Tu as plus d'une fois placé ton pouce sous ton menton avant de violemment le retirer en disant 'Ché !',
Tu ne lisais que les Tom-Tom et Nana dans 'J'aime lire'
Pour toi Anastasia c'est un Disney,
Tu n'as PAS écouté Lorie à l'école primaire,
Tu allais à la boulangerie pour acheter des 'Couilles de Mammouth'...
.....que tu payais en Francs,
Tu étais au collège en cours de Maths quand les avions ont frappé les tours du World Trade Center,
Tu as déjà dit 'Wazzaaaaaaaa' en tirant la langue et en mimant un téléphone avec tes mains,
Tu as passé des soirées entières à chercher où est Charlie,
'Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu' 'MAIS BIEN SÛR !'
Tu as commandé Spirograph pour Noël,
Pour toi le yaourt vert, il s'appelle BIO pas Activia,
Tu as l'intégrale des Inconnus à la maison,
'Tout le monde se lève pour Danette'...
Tu allais dans des boums où la musique c'était Lou Bega, Daddy DJ et les Venga Boys,
Tu t'es déjà dit 'Putain, je suis né quand l'URSS existait encore !'
Pour toi Jacques Chirac a toujours été Président de la République,
Sur les photos de ton premier Noël, ton père porte un pull avec des motifs de rennes en mode 'Mark-Darcy-dans-Briget-Jones' et ta mère a une veste fluo avec des épaulettes incroyablement énormes,
Malheureusement tu sais qui est Larusso,
Tu ne pouvais pas te passer de la Game Boy (tu sais la toute première :le truc énorme en Noir et Blanc qui nécessite quatre piles),
Le premier film d'amour que tu as vu au cinéma s'appelait Titanic,
Tu as vu Quatre Mariages Et Un Enterrement et Jumanji plus de fois que tu ne peux t'en rappeler,
Tu dis 'genre' 'trop' et 'c'est clair' quinze fois dans la même phrase,
Tu regardais Albert le Cinquième Mousquetaire, et son tromblon rempli de spaghettis,
Tu as chanté "Pokémon, attrapez-les tous",
.....et tu les avais d'ailleurs tous attrapés sur ta Game Boy,
Tu as regardé tous les épisodes d'Inspecteur Gadget,
Tu mangeais des Choco Pops au petit dèj,
Tu as chanté "dans la vallééééee, hoooohoooo" dans la cour de récré,
À un moment ou à un autre, tu as eu le même âge qu'Harry Potter.
15:00 Publié dans Des conneries | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : conneries, humour, années 90, chaîne, nostalgie
11 décembre 2007
La médiacratie
Je vais bientôt publier un article sur Ingrid Bétancourt. Si je vous préviens de cela, comme je l'ai fait dans mon dernier article sur le Téléthon (qui a récolté moins de dons que l'an dernier, niak niak), c'est parce que j'ai l'idée de ce billet depuis un bon moment. L'idée a germé dans mon esprit il y a trois ou quatre jours. Oups, quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Trois jours, ça fait un bon moment ?
Et oui, l'actualité, à l'heure d'Internet, des médias de masse, des blogs aussi, c'est de l'immédiateté. De sorte que si ça fait deux jours qu'on ne parle plus d'un sujet, allez hop ! À la trappe ! Sérieusement, l'actualité va de plus en plus vite, et elle est surtout de plus en plus éphémère. Pour l'expérience que j'en ai, à savoir celle de seulement quelques années (quatre, pour être précis) passées à regarder le jité et à suivre l'info sérieusement et avec un regard critique, je crois que l'information est de plus en plus balancée brute de décoffrage, sans analyse, sans rien. Une série d'images, de breaking news, de titres spectaculaires, d'attentats, de Présidents et de dictateurs dont on oubliera tout le lendemain. La semaine suivante pour les grosses infos ou ceux qui ont bonne mémoire.
Bon, et après ? On a fait le constat. Maintenant, c'est quoi le problème ? On regarde l'info comme on regarde une série américaine : une série d'images défile devant nos yeux, on en retient finalement très peu, et on peut en parler le lendemain avec les collègues de bureau qui l'ont suivie aussi. Ce n'est pas pour rien que le 13 heures de Pernaut, qui ne donne absolument aucune info (à moins que vous n'appeliez -je cite- "les vaches ne regardant pas passer les trains, et pour cause, il n'y en a pas, et ce à cause des cheminots qui se mobilisent contre une réforme plus équitable du système des retraites qui était dans le programme de Nicolas Sarkozy et c'est pour cela qu'il a été élu" de l'info), est un des jités les plus suivis de France ! Bon. Et après ? On oublie tout ce qui s'est passé aussi sec, et alors ? Faisons avec !
Je serais d'accord (et encore, non en fait) si je ne me demandais pas si les jités n'ont pas une influence un peu plus insidieuse sur nous. Des images, encore des images, toujours des images, comme aurait dit Danton, ça ne permettrait pas de faire passer, de temps en temps, un pitit message subliminal de rien du tout ? Tellement subliminal qu'on ne se rend même pas compte qu'il est là ? Allez, réfléchissez un peu..... Imaginez par exemple qu'on voie la même image, déclinée à toutes les sauces, tous les jours, à tous les jités, au milieu de l'information. On finirait par être obsédé par cette image, elle finirait par prendre une place importante dans notre cerveau, inconscient, subconscient ou je ne sais quoi..... non ?
Maintenant imaginez que cette image, elle est Présidente de la République. Vous voyez où je veux en venir ? Oui, Nicolas Sarkozy a tout à fait compris le système médiatique, et le fonctionnement de la société de l'information à outrance. Il a compris qu'il lui suffisait d'être là, tout le temps, d'avoir une info à donner, un évènement à créer, pour exister. Et ça n'a rien à voir avec ses accointances avec les grands patrons des médias, Bouygues, Arnault, etc..... (même si ça aide) car même sur la scène internationale, ça peut marcher ! Veut-il se faire un nom en Europe ? Il va se saisir d'une affaire médiatique impliquant l'Union Européenne. Au hasard, prenons les infirmières bulgares en Libye, puisque Kadhafi est en France. Il va y aller, rencontrer Kadhafi après lui avoir envoyé sa femme, va signer de juteux contrats nucléaires, et en contrepartie, il va griller tous les diplomates de l'UE et se faire un nom dans toute l'Europe ! Au détriment de l'Europe, c'est vrai, mais lui il s'en fout de l'Europe, ce qu'il veut, c'est assouvir son narcissisme.
Veut-il se faire un nom en Amérique Latine ? Il va..... mais je crois que vous avez compris !
La clé, aujourd'hui, c'est être présent. Faire l'évènement. Toujours. Mener la danse. Avoir l'initiative. Créer, et pas répondre. Jouer en premier. Parce que si on joue en deuxième, l'autre pourra toujours commencer une autre partie où il jouera en premier. UMP = Un Meneur Premier et PS = Perdant, Second ? Je le crois. Mais ça peut changer car on en est capables : Ségo l'a fait pendant la campagne interne, et Fabius l'a fait s'enliser dans une partie qu'il allait perdre (la TVA sociale).
14:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : médias, sarkozy, ingrid bétancourt, kadhafi, infirmières, hyperprésident
07 décembre 2007
Ce soir, grande messe !
Comme j'aime bien le faire, d'une part parce que c'est justifié et d'autre part parce que ça fait plaisir, je m'en vais encore une fois critiquer les médias.
Mais pas comme d'habitude. Ainsi, je ne traiterai pas l'attitude d'Arlette Chabot face à Ségolène, car je crois qu'en plus des divergences politiques, ces deux femmes se détestent en privé. J'en ai discuté, et il semble (et n'allez pas trouver du machisme là-dedans) que les coups les plus bas qui se font en politique se font entre femmes. Certainement dû à leur émergence récente dans ce milieu. Souvenez-vous de MAM qui disait que Ségo changeait d'idées comme de jupe !
Trève de digressions, je ne vous parlerai donc pas du traitement des affaires politiques par les médias, mais plutôt de la grand-messe télévisée qui s'annonce ce soir : le Téléthon.
Je tiens à préciser que j'avais déjà publié un article l'an dernier sur ce sujet, et que je n'ai pas changé d'avis à ce propos (je me suis même plutôt radicalisé) : la tête sur le billot, je ne regarderai pas le Téléthon, et je donnerai encore moins mes sousous à fRance 2.
Non, je ne donnerai pas un centime pour le Téléthon, et ce pour plusieurs raisons. Premier point, je déteste l'idée même : c'est vraiment la démonstration ultime de ce qu'il y a de pire dans le pouvoir médiatique : le pouvoir de créer un évènement à partir de rien (ce qu'on appelle communément un non-évènement). Alors en quelques années, cette grand-messe médiatique est devenue normale dans l'esprit des "gens". On doit donner, battre le record chaque année, pour prouver à quel point on regarde fRance 2 est généreux et solidaire ! Et ça paraît tout à fait normal.
Au fait, et cela me fait une belle transition, c'est parce qu'on donne quelques euros une fois dans l'année qu'on est solidaire et généreux ? Même symboliquement, ça me paraît bête. Une personne qui donne pour le Téléthon ne me paraîtra pas généreuse mais plutôt abrutie par un système de masse. Ce serait-y pas un non-évènement pour nous donner bonne conscience, tout ça ? Et ben oui, je suis chiant. Je crois qu'être généreux, ça ne se prouve pas en donnant quelques euros une fois dans l'année, mais c'est un travail de tous les jours. Être généreux, c'est dans la vie privée que ça commence ; on peut même militer dans des associations, mais en tout cas, ce n'est pas en téléphonant à un numéro surtaxé qu'on va devenir, comme ça, pouf, généreux. Personnellement, je suis engagé dans un parti politique (même si je milite rarement), et pour les dons, je préfère aller me bourrer la gueule dans les soirées de l'IEP en sachant que la recette sera reversée à l'association humanitaire de l'IEP Interface pour aller construire une bibliothèque en Afrique. C'est aussi pour me donner bonne conscience me direz-vous, mais bon, si on peut s'amuser en même temps.....
Ensuite, c'est le propos que je n'aime pas : ce sont les enfants handicapés, c'est ça ? Et oui, les médias aiment bien faire les montreurs d'ours..... encore faut-il qu'ils aient de bons ours ! Pour les montreurs d'ours, pas de problème, ils sont spécialistes : Delarue, Nagui..... En tout cas, les enfants handicapés, c'est le genre de truc qui vous fait bien pitié quand vous les voyez (ou alors rire, mais c'est pas bien de se moquer des handicapés). D'où un déclencheur de dons impulsifs, et un score qui monte, qui monte..... en lettres d'or sur un écran encore mieux que celui qui nous donne les chiffres du caca rente. Vous savez comme j'ai horreur du pathos (à venir d'ailleurs, un article sur Sarkozy et les FARC), donc la compassion en montrant des gamins en fauteuil roulant qui font "NGGNG CONTAAAANT" en répondant à Nagui qui leur demande s'ils sont contents de passer à la télé. Manquerait plus qu'une cage et un panneau, et on se retrouverait au zoo.
C'est pourquoi même la tête sur le billot, je ne regarderai pas le Téléthon. Je préfère encore lire Direct-Soir que de regarder, donner ou participer au Téléthon.
EDIT : Le Chafouin a fait son propre article là-dessus, je ne vous conseillerais que trop d'aller le voir, étant donné qu'il traite d'une question d'éthique que je n'ai pas traitée ici.
20:30 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : téléthon, médias, france 2



