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30 septembre 2007
Sarko prend Laporte
Je n'aurais jamais pensé mettre un article parlant de rugby (ou rudby, ou ru'by, comme on dit chez nous) dans la rubrique "politique", mais enfin, j'y suis obligé. Parce que, comme vous le savez, Notre-Glorieux-Sélectionneur, Bernard Laporte, connu pour son intelligence, est un ami de Notre-Divin-Président Nicolas Sarkozy. Et notre-divin-président, dans Son infinie bonté, a nommé Notre-Glorieux-Sélectionneur au Gouvernement. En tout cas, Il s'apprête à le faire. Car Il sait que Notre-Glorieux-Sélectionneur doit d'abord gagner la Coupe du Monde, c'est-à-dire battre les Blacks, puis les Wallabies, puis les Springboks. Notre-Divin-Président saura, je l'espère, faire trois petits miracles de suite. Prions tous pour Saint Nicolas !
Je ne voudrais pas entacher la gloire infinie et éternelle de notre-divin-président et de notre-glorieux-sélectionneur Bernard Laporte et encore moins de Notre-Divin-Président Nicolas Sarkozy (ce n'est pas mon genre, voyons), mais quelque chose m'échappe dans Leur divine stratégie. Vous me direz que les desseins du Très Haut sont insondables, mais je veux quand même vous faire part de mes interrogations :
Comment se fait-il que Notre-Divin-Président, pourtant si attaché à l'unité de la Nation et au bonheur de tous les Français (enfin, presque tous), comme il l'a dit le soir de Sa divine élection, ("Je suis le Président de tous les Français.") mélange le sport, facteur de cohésion nationale, garant de l'identité nationale qui Lui est si chère, bref qui fait l'unanimité et qui rassemble tout le pays, avec la politique, domaine qui, comme chacun sait, est facteur de clivages et de division ? Peut-être se dit-Il que la politique est devenue aussi un facteur d'unanimité tellement Il est populaire..... peut-être pense-t-Il rassembler en allant chercher de l'unanimité dans le sport, mais en tant qu'humble et loyal sujet, je me dis peut-être que Notre-Divin-Président risque plutôt d'entacher ce sport en dégoûtant les hérétiques de gauche et les gueux sans le sou des prétendues facéties de Notre-Glorieux-Sélectionneur.
Si cet hérétique païen, buveur d'alcool et adorateur de fessiers de vaches et de gros lutteurs japoniais, qui a précipité la décadence de notre glorieuse et éternelle Nation, qui a précédé Notre-Divin-Président, de Jacques Chirac, pouvait se permettre d'aller aux matches car il ne représentait rien (ou si peu) de politique (en plus il ne connaissait rien au foot et n'allait même pas au rugby, cet inculte), Notre-Divin-Président, qui s'est fait l'apôtre des valeurs sacrées du libéralisme, du mérite et de la Nation, ne devrait peut-être pas exclure les hérétiques de gauche ou les gueux sans le sou de la messe du rugby. Mais je suppose que je me trompe lourdement car Notre-Divin-Président a toujours raison.
Si l'un de mes avisés lecteurs estimait que j'ai péché par lèse-majesté ou par blapshème, qu'il me le dise, je me chargerais moi-même de me flageller, et je prierais encore davantage pour Notre-Divin-Président et pour notre glorieuse équipe de France.
Amen.
22:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, laporte, notre divin président, rugby, politique
26 septembre 2007
Toutouyoutou
En plus de polluer nos écrans un peu plus que les autres, de nous prendre le chou toute la journée, d'avoir envahi jusqu'aux cours de récré, de nous pomper notre fric et de faire tourner l'économie, les renseignements privatisés agacent même au-delà de nos frontières !
Vous voyez très certainement de quoi je parle, sachant que je n'en citerai pas le nom. Il est même fort possible que la mélodie et la tronche des deux moustachus soient en train de germer dans votre tête. Toutes mes excuses pour cette torture, vous n'allez pas dormir cette nuit !
Personnellement, c'est arrivé jusqu'à moi bien que je coupe le son pendant la pub, c'est dire ! Et tous les gamins connaissent par coeur le numéro..... ça, c'est du lavage de cerveau ! Merci la droite !
Et bien les renseignements privatisés, les 118, ne font pas chier qu'en France et dans toute l'Union Européenne (la privatisation vient d'une recommandation de la Commission Européenne ; merci l'Europe), mais aussi dans un pays qui n'a rien à voir avec l'UE, les renseignements privatisés font chier et tuent des gens. Indirectement, bien sûr. C'est même à la limite du syllogisme douteux digne de l'effet papillon.
Toujours est-il que nos amis suisses, qui sont connus pour faire de belles montres, du bon chocolat, dans la neutralité, chier les immigrés, de grandes montagnes et rire avec leur accent, se plaignent du 118. Et oui, car beaucoup de Français (ou d'Allemands, ou d'Anglais.....) qui passent la frontière appellent naturellement le 118 pour avoir un numéro. Et oui, sauf qu'en Suisse, le 118, ça n'est pas ce que vous pensez ! Et à force de téléphoner au 118 en Suisse pour avoir le numéro de Mme Durand, vous faites chier les pompiers genevois, et vous prenez de la place pour un autre appel qui aurait certainement besoin d'aide ! Il va mourir à cause de vous parce que ça sonnait occupé quand y avait le feu chez lui ! Vous n'avez pas de coeur !
Pour lutter contre ça, les pompiers genevois ont eu une excellente idée : voyez plutôt !
21:47 Publié dans Des conneries | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 118, pompiers, suisse, renseignements, privatisation, toutouyoutou
lol
Avant de commencer, je souhaiterais éclaircir quelque chose à propos de "lol" : j'aime pas. Je ne l'ai jamais utilisé dans une conversation MSN, je l'ai remplacé par des émos et par ^^. D'abord, à l'intention des ados boutoneux qui ont un Skyblog, qui ékriv en sms mm sur leur sky alor kia pa 2 rézon et qui se sont perdus sur Internet*, LOL est un terme anglo-saxon qui est l'acronyme de Laughing Out Loud. Comme ces chers ados boutoneux ne parlent pas un mot d'anglais (à part fuck, shit et tout ça), ça veut dire "rigole fort". Je préfère encore MDR (Mort De Rire), qui est au moins français.
Enfin, si je vous parle de "lol", c'est pour vous parler du rire. A part que le rire est le propre de l'homme, que par cela il a permis aux Amérindiens d'être massacrés au lieu d'être réduits en esclavage (cf. La controverse de Valladolid par J.C. Carrière), le rire est surtout selon moi une condition de la démocratie, rien que ça.
Et oui, je vous encourage d'ailleurs à écouter le réquisitoire de Pierre Desproges contre Jean-Marie Le Pen, qui me sert de référence. Même les ados boutoneux, même si je doute que leurs 100 mots de vocabulaire leur permettent de comprendre la moitié de ce que dit le grand Desproges.
*Si tel est votre cas, je vous félicite d'être arrivé aussi loin dans la lecture de cet article.
18:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lol, rire, racisme, discrimination, blagues
22 septembre 2007
Tout va bien !
Tout va bien, braves gens ! Dormez en paix, le seul endroit au monde où ça craint est de l'autre côté de l'Atlantique..... le problème, c'est que c'est AUSSI chez nous ! Un autochtone nous raconte ce qu'il vit, là-bas en Martinique, dans l'indifférence générale :
HELP !
De tout temps, aux Antilles Françaises, et particulièrement en Martinique où je suis né, voici
69 ans, les plantations de bananes, de cannes à sucre, socle de l’économie de notre région ont
été aux mains de riches propriétaires terriens, et également, plus récemment, de fonds
spéculatifs… Le travail était dur…
Et pourtant, le bonheur était présent, la mer et ses richesses, le soleil, les fruits juteux, l’eau
pure qui descendait en abondance, cascadant le long des pentes des volcans, le rire des enfants
qui pêchaient les ouassous, grosses crevettes d’eau douce dans les rivières où les bassins
naturels, l’entretien du jardinet familial, le sourire des voisins, l’entraide faisait couler la vie,
calme et douce. Chacun avait sa cabane, ses poules, sa vache à longues cornes, son porc
même parfois…
Mais…
Mais innocents, nous ne savions pas… nous ne savions pas que pour plus de productivité,
plus de profits, les bananeraie s, les plantations de canne à sucre, les terres fertiles, étaient
empoisonnés par l’usage abusif de pesticides, et en particulier du chlordécone…
Ce produit, signalé comme dangereux depuis 1972, n’a été interdit sur le sol de la métropole
qu’en 1990, …….et en 1993 pour les Antilles. Dans les faits, malgré l’interdiction, des stocks
ont été utilisés jusqu’en 2002.
C’est en 1998 que la DIREN a donné l’alerte, ses analyses ayant démontré que les cours d’eau
étaient très contaminés. Des études complémentaires furent donc lancées en 2005…
http://www.martinique.ecologie.gouv.fr/download/SEQeau_pe...
http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20070716.htm
Les conclusions sont formelles : Les légumes racines communément consommées par les
possesseurs de jardins (dachine, ignane, carotte, patate douces, gingembre…) tous ceux qui
touchent le sol (concombre, melon, potiron, certaines variétés basses de bananes, ananas…)
contiennent d’importantes quantité de pesticide. On en trouve également dans les poissons
d’eau douce, les écrevisses, le lait, les oeufs, la viande de poulet…) et même dans les poissons
de mer, les langoustes…
« Cette substance potentiellement toxique est susceptible de causer des effets neurologiques,
hépatotoxiques chez l’homme, et a été classée comme potentiellement cancérigène. Des effets
de perturbation endocrine se traduisant par des troubles de la spermatogenèse ont aussi été
rapportés. La chlordécone présente toutes les caractéristiques d’un polluant organique
persistant : elle est bioaccumulable (elle a été identifiée dans les denrées végétales et animales)
et rémanente (elle subsiste encore dans les sols plus de quinze ans après son utilisation). »
constate le rapport de 2005.
Or, ces atteintes semblent confirmées par les résultats des récents travaux du professeur
Dominique Belpomme qui nous parle du taux de cancer de la prostate « en augmentation
foudroyante » aux Antilles »…
Des études complémentaires sont actuellement en cours (suivi de 1200 femmes enceintes et
de 200 bébés jusqu’à 18 mois ; facteurs du risque du cancer de la prostate)….
Fin 2005, les autorités ont décidé :
- d’interdire l’exploitation des jardins dans les zones les plus contaminées et de
sanctionner par de lourdes amendes les contrevenants.
- de traiter, à la source les eaux de consommation (filtre à charbon actif…) ce qui a fait
considérablement augmenter son prix pour le consommateur.
- De recourir pour certains produits à l’importation. Le corollaire de cette mesure étant
là aussi une augmentation des prix.
Quand on connaît le taux de chômage qui sévit aux Antilles, quand on sait que en Martinique,
si les 48 627 foyers fiscaux qui payent des impôts sur le revenu, ont un revenu annuel moyen
net imposable de 25 581 euros, les 151 036 qui n’en payent pas, ont un revenu annuel moyen
net imposable de 4 476 euros, soit 373 euros par mois, on a vite compris que ces coûts
supplémentaires sont insupportables pour les trois quart de la population et en particulier pour
ceux qui ne peuvent plus consommer leur production personnelle.
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/martinique/rfc/chifcle_fiche.asp?ref_id=REVTC002&tab
_id=1724
Et qui dira nos peurs, nos combats… Et qui parlera de cette angoisse qui nous saisit quand
nous regardons nos enfants, nos petits-enfants…
De quoi sera fait demain ? « La pollution est multiple, diffuse, énorme » dit le professeur
Belpomme et nul ne sait quand ces pesticides présents dans nos terres, nos eaux seront
dégradés…
Nous ne voulons pas que pour fuir cette terre empoisonnée, pour simplement pouvoir vivre,
nos enfants ne nous quittent, partent en France ou s’expatrient…
Pour eux, nous exigeons l’information, la vérité, la réparation, la Justice.
Et surtout, nous n’accepterons plus de lire dans les rapports officiels :
« La situation présente est donc particulièrement délicate à gérer et nécessite un
accompagnement soigneux en terme d’information et de communication » (avril 2005)
20:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : martinique, DOMTOM, pollution
19 septembre 2007
Rentrée des artistes
Ca y est, je me reconnecte enfin. J'ai commencé les cours à Sciences-Po Aix, dans un bâtiment magnifique (classé monument historique si je ne m'abuse) mais bien exigu. On a 1m² par étudiant, soit la concentration la plus forte de France ! Mais bon, à part ça, la vie à l'IEP est formidable !!
Les cours ont deux formes : il y a des cours magistraux de deux heures en amphi, comme j'en ai eu déjà six ces trois derniers jours. Au programme de ce semestre : introduction au droit, qui est une nouvelle matière pour moi, et qui au premier abord me semble très intéressant et à creuser. Je découvre ainsi un monde à part, et je trouve ça franchement intéressant ; de toutes façons, si j'avais raté Sciences-Po, j'aurais certainement fait du droit.
J'ai également découvert l'introduction à la science politique, matière importante à l'IEP, vous vous en doutez. Malheureusement, j'ai en même temps constaté, consterné, que mon prof n'était pas tout ce qu'il y avait de plus attirant. Disons que le cours était un peu brouillon, qu'on ne savait pas ce qu'il fallait noter ou pas (un bon prof vous aiguille dans ce qui doit être noté ou pas), et qu'il parlait d'un ton bien hésitant. Résultat : j'ai une maigre page et demie pour deux heures de cours (contre trois en droit).
Un autre cours magistral, pendant lequel j'ai découvert pourquoi il ne faut pas se mettre en haut et au fond de l'amphi (parce qu'il y a des lampes chauffantes), était l'économie. Pas grand-chose à dire de plus si ce n'est que ça s'annonce intéressant. Le premier cours était sur l'histoire du libéralisme.
Ensuite, j'ai pris ma claque dans le cours d'histoire de France (programme : la France de 1750 à nos jours). Mon professeur, Jean-Charles Jauffret, est un homme brillant. Non seulement il sait bien parler, mais il a pris une heure pour nous faire un discours de bienvenue à côté duquel le discours de prérentrée de notre bon directeur fait bien pâle figure. Il nous a parlé d'intelligence, de conformisme, nous a conseillé le livre La Télécratie contre le démocratie de Bernard Stiegler, le film Cartouches gauloises, et surtout de lire des romans. Il nous a donné de précieux conseils pour nos futures années d'études. Son cours sur la France en 1750 était également très intéressant, dense mais néanmoins compréhensible.
Aujourd'hui, les cours portaient sur l'organisation politique de l'Etat (là non plus, pas grand-chose à dire) et sur l'histoire constitutionnelle. Ce cours portait sur l'histoire de la première constitution française, et donc sur la Révolution Française et la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Sur les conférences de méthode, qui sont des cours en groupes d'environ 20 étudiants, donc beaucoup plus proches de ce que j'ai connu jusqu'ici, comme elles ne sont pas encore toutes mises en place, je n'ai fait que de l'espagnol. Le quasi-bilingue que je suis (20 au bac) est intéressé par le programme (qui porte sur l'Espagne dans tous ses états), par la prof, qui est castillane (ça se reconnaît à son accent à couper au couteau) et qui, pour une fois, parle le vrai espagnol, que tout lycéen normal ne comprend pas parce que ça va trop vite. J'ai découvert dans une vidéo qui nous a été projetée que j'ai encore des progrès à faire avec l'accent catalan des séparatistes (ils exagèrent volontairement pour faire chier ceux qui ne parlent pas catalan), qui parlent une sorte de yaourt incompréhensible (même les latinos de la classe avaient du ma). Des progrès à faire, donc.
En tout cas, ce que j'ai vu jusqu'ici de l'IEP est génial, et je ne regrette vraiment pas d'avoir bossé pour y arriver. Je publierai un peu moins d'articles dans les jours à venir étant donné que je dois m'occuper de ma transition de Montpellier à Aix (ça y est, j'ai trouvé un appart).
16:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, rentrée, cours, aix
16 septembre 2007
Langue française
Cet article m'a été inspiré par l'article de Nicolas qui propose de..... hum..... réformer la langue française.
Le Conseil de l'Europe a finalement tranché :
Après la monnaie unique, l'Union Européenne va se doter d'une langue unique, à savoir... le français.
Trois langues étaient en compétition : Le français (parlé dans le plus grand nombre de pays de l'Union), l'allemand (parlé par le plus grand nombre d'habitants de l'Union) et l'anglais (langue internationale par excellence).
L'anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : l'anglais aurait été le cheval de Troie économique des Etats-Unis et les britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand à cause de leur réticence légendaire à s'impliquer dans la construction européenne. Le choix a fait l'objet d'un compromis, les allemands ayant obtenu que l'orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser, soit réformée dans le cadre d'un plan de cinq ans, afin d'aboutir à l'eurofrançais.
La première année, les sons actuellement distribués entre "s", "z", "c", "k" et "q" seront répartis entre "z" et "k", ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.
La deuzième année, on remplazera le "ph" par "f", ze ki aura pour effet de rakourzir un mot komme "fotografe" de kelke vingt pour zent.
La troizième année, des modifikazions plus draztikes seront pozzibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l'étaient ; touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des "e" muets, zourz éternel de konfuzion, en efet, tou kom d'autr letr muet.
La katrièm ané, les gens zeront devenu rézeptif à dé changements majeurs, tel ke remplazé "g", zoi par "ch", - avek le"j" - zoi par "k", zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l'ékritur de touz.
Duran la zinkièm ané, le "b" zera remplazé par le "p" et le "v" zera lui auzi apandoné - au profi du "f", éfidamen on kagnera ainzi pluzieur touch zur no klafié. Un foi ze plan de zink an achefé, l'ortograf zera defenu lochik, et lé chen pouron ze komprendr et komuniké.
12:45 Publié dans Des conneries | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : humour, langue française, europe, français
15 septembre 2007
Bon courage !
Hier, c'était le début du Ramadan pour des millions de musulmans. C'est une pratique des plus répandues chez les musulmans, y compris les non-pratiquants. Ca s'apparenterait à Pâques pour les chrétiens : même si on n'est pas pratiquants, on le fait quand même.
Mais quand même, si à Pâques le but est de se gaver de chocolat, pourquoi les musulmans s'interdisent-ils de manger toute la journée ? Il y a, c'est vrai, les pressions exercées par la communauté musulmane : difficile d'être le seul à manger alors que les autres ont bien la dalle ; ça peut finir par faire culpabiliser la personne qui a décidé de ne pas jeûner.
Cependant, je voudrais tout de même expliquer le pourquoi du Ramadan, les valeurs qu'il est censé mettre en avant, et vous allez voir que c'est plus que jamais à l'ordre du jour.
Pendant le Ramadan, vous le savez, il est interdit de manger et de boire tant que le Soleil est levé ; il est par ailleurs (arrête-moi si je me trompe) interdit de fumer et d'avoir des rapports sexuels, soleil ou pas. Et ce pendant un mois lunaire, c'est-à-dire 28 jours.
Le but de ce mois de jeûne (et c'est là que je veux en venir) est de rester toujous humble ; la leçon que le Ramadan est supposé nous donner est que si on arrive à se passer de l'essentiel pendant un mois, on peut se passer de tout le reste, de toutes les futilités. Or, dans notre société de consommation, qui est basée sur la croissance à tout prix et donc sur la création de besoins artificiels en rendant le cerveau des gens disponible à la pub, le Ramadan peut être un bon moyen de résistance à l'oppression et à l'impulsivité créée par la pub et la société de consommation.
En tout cas, bon courage à tous ceux qui le font !
14:29 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ramadan, islam, société de consommation
14 septembre 2007
Cap sur l'horizon
Un petit point sur ma vie, sur la période de transition que je vis alors que je sens pour la première fois que mon passage dans l'Education Nationale est derrière moi et que je suis un étudiant (poil aux dents). De Montpellier à Aix, du lycée Clemenceau à l'IEP, de l'enfance à l'âge adulte, je sens et je sais que ces derniers jours sont une rupture entre ces seize années montpelliéraines et ma vie future.
En effet, après trois mois d'incertitude, je suis finalement fixé sur mon sort. Enfin, presque. Ma vie est presque devenue normale..... enfin disons que pour la première fois, je commence à entrevoir de quoi demain sera fait. Je n'ai pas développé des dons de voyance, mais listons simplement les évènements venus et à venir :
-après avoir effectué une prérentrée bien morne à l'IEP d'Aix, je suis maintenant certain que c'est l'endroit où je vais étudier, puisqu'à 19h03 exactement, je constatais la non-présence de mon nom sur la liste des admis à Paris. Recalé, donc ! Je recevrai mon relevé de notes par La Poste d'ici à quelques jours.
-je dois rechercher un logement pour ma rentrée dans..... 2 jours, lundi prochain à 8h pétantes. Heureusement, mon père, qui a le mérite de connaître à peu près le monde entier, connaît des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens..... enfin vous connaissez le refrain ; je devrais (notez l'emploi du conditionnel) pouvoir trouver !
-je vais me construire une vraie vie sociale aixoise, avec de vrais gens, et je l'espère de vrais amis. Vu comme j'ai miséré à Montpellier pour entretenir une vie sociale digne de ce nom (même si aujourd'hui c'est pas mal), je mesure le luxe que c'est d'avoir une vie sociale. Et surtout son importance, car je sais ce que c'est d'être seul ; et là, je vais devoir expérimenter la vie loin de la famille. Quelque chose me dit que ça ne va pas être simple, mais qu'il faut absolument que je m'en donne les moyens pour rester "normal". Et qui sait, peut-être trouverai-je, en plus d'amis, une namoureuse là-bas..... parfois, je me prends à rêver.....
-last but not least, demain sera le jour de ma rentrée politique, avec la première AG du MJS de l'Hérault. Le but de l'AG est de présenter le texte d'orientation du mouvement en vue de notre bô congrès en novembre, et évidemment de se taper dessus débattre et éventuellement amender le texte.
23:30 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : adrien vicente, killcow, sciences po, aix, montpellier, paris
11 septembre 2007
Communautarisme
Vous allez vous demander ce qui me pète tout à coup d'écrire un article sur ce sujet si compliqué. Et bien c'est en relisant le texte d'orientation du MJS et en réfléchissant aux amendements que je proposerai que j'ai été amené à réfléchir sur les notions de communauté, de minorité et de communautarisme. Je me suis rapidement demandé si je n'étais pas moi-même un communautariste refoulé ; pour ça, je suis allé sur Wikipédia et j'ai cherché la définition de ce terme. J'ai donc appris qu'il existait plusieurs sortes de communautarismes (religieux, identitaire, lieux de vie) ; après avoir vomi sur le communautarisme religieux et avoir pensé à propos des soixante-huitards du Larzac que c'était sympa ce qu'ils faisaient mais que ce serait sans moi, j'ai lu avec intérêt la définition du communautarisme identitaire à l'américaine.
Le communautarisme est grosso modo une idéologie qui place les droits de la communauté devant les droits de l'individu, et qui peut aller jusqu'à un traitement de faveur de certaines communautés, la discrimination positive (et négative aussi, d'ailleurs) s'inscrivant donc dans une logique communautariste. Incompatible avec les valeurs républicaines, diront les défenseurs de la République, qui vous diront qu'il faut refuser tout traitement de faveur pour quelque communauté que ce soit au nom de l'égalité et de la fraternité.
Je suis moi-même attaché à ces valeurs d'égalité et de fraternité, mais j'émets quand même quelques nuances par rapport à toute position extrémiste. Mon point de vue est celui d'un descendant d'une famille immigrée venue d'Andalousie qui est toujours restée fermée sur sa communauté. J'estime que ma famille, arrivée en France avec les pieds-noirs sans parler un mot de français et sans éducation dans les années 60, a pu s'intégrer justement grâce à la force du lien qui l'unissait à sa communauté.
Oui, le communautarisme est source d'intégration. Je vais essayer de ne pas faire le prof de SES, mais une famille immigrée qui a déjà dû subir un déracinement terrible a besoin d'un point d'attache dans le pays d'accueil. La communauté lui permet à la fois de ne pas se retrouver tout à coup sans culture et d'avoir un lien avec l'extérieur (le lien avec l'extérieur étant le chef et porte-parole de la communauté, qui est instruit ou parle au moins la langue du pays d'accueil), qui lui permet de trouver rapidement un emploi (pour l'anecdote, ma grand-mère était femme de ménage et mon grand-père peintre en bâtiment) et peut-être pas de s'intégrer dans la société française, mais dans un premier temps de seulement survivre. Coupé de ses racines brutalement, un immigré ne s'en sortira pas.
Les problèmes que peut engendrer le communautarisme, qui sont principalement le repli excessif sur la communauté qui aboutit au racisme et à la xénophobie, sont très difficiles à combattre ; si l'intégration fonctionne, les fils d'immigrés doivent être parfaitement intégrés. J'estime que la République doit reconnaître les communautés dans le cas de l'immigration, pour mieux aider à leur intégration. Mais il ne faut pas pour autant que la République s'enferme dans un communautarisme ethnique, et il faut toujours qu'elle permette, à terme, l'émancipation des citoyens.
Je finirai cet article en parlant des communautés de non-immigrés. Le Latin que je suis, qui a été plusieurs fois en Espagne et en Amérique Latine, a vu qu'en Espagne, même en plein coeur de Barcelone, qui incarne la modernité même, chaque immeuble renferme un certain nombre de personnes qui se connaissent toutes, qui sont organisées et qui sont reconnues par les politiques locaux (chaque communauté a un porte-parole, qui s'adresse à la mairie en cas de besoin). Alors qu'en France, individualistes que nous sommes, nous en sommes encore à essayer de faire une fête des voisins qui ne marche pas, parce que les voisins ont coutume de se détester, au Venezuela, la mairie de Caracas (du même bord politique que Chavez) a reconnu les communautés et les solidarités qui se sont formées dans les bidonvilles et a installé une démocratie participative qui marche, et qui donne des résultats dans la réhabilitation de ces quartiers. A quand la reconnaissance de ça en France ?
10:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : communauté, communautarisme, espagne, france, immigration, intégration, société
10 septembre 2007
Merde Paris
Depuis quelques jours, c'est officiel : Bertrand Delanoë est candidat à sa succession à la tête de la capitale de la France. Ce monsieur a tout pour plaire : un bon bilan pour Paris, un parler franc qui n'est pas du populisme, une grande popularité au sein de son parti et même de la population, et une opposition qui, dans sa ville, est plus divisée que jamais, avec en face de lui une bourgeoise du nom de Panafieu qui fait à peu près autant l'unanimité dans son camp que ne l'a faite Ségolène Royal, c'est dire !
A moins d'un miracle (mais en pas bien), la droite va donc perdre les élections municipales à Paris, et Delanoë va être triomphalement réélu. Enfin, je ne veux pas avoir d'emmerdes et il ne faut pas prendre ma parole comme une parole d'évangile ; cela dit, je serais prêt à parier cher sur sa réélection.
Il est tellement populaire et médiatisé que certains le voient déjà comme un candidat à la succession de François Hollande. Là aussi, il a tout pour plaire : il a longtemps été jospiniste, ce qui est une des positions qui suscitent le moins de levées de boucliers à gauche, car les jospinistes sont assez inclassables, ce qui est paradoxalement une chance dans un parti gangréné par les divisions internes et les courants (vous savez ce que je pense des courants). En plus, son bilan aux affaires est unanimement reconnu à gauche comme excellent, et son non-engagement dans des causes perdues n'a pas entamé sa crédibilité (l'affaire des JO est une exception). Alors, ça y est, l'affaire est pliée, on n'a même pas besoin de voter, emballez, c'est pesé ma p'tite dame.
Et bien non. Je refuse de participer à cette mode, dont nul ne sait si elle va durer 1 semaine ou 3 ans. Je refuse de cautionner cette Delanoë-mania qui est totalement artificielle. Oui, Delanoë est un homme bien, d'après ce que j'en sais. J'avais même pensé à lui il y a quelques années de cela pour être notre candidat en 2007, avant que n'émerge la Dame du Poitou, suite à une autre mode médiatique directement orchestrée par le grand Sarko-boula-matari et ses médias, qui ont cyniquement désigné la personne qui aurait l'honneur de se faire abattre par leur champion..... j'ai participé sans trop m'en rendre compte à cette "bulle politico-médiatique", comme le dit Marianne, et on ne m'y reprendra pas.
Et d'ailleurs, qu'en sais-je, qu'en savons-nous, provinciales, proviciaux, si Delanoë est un homme bien ? Peut-être est-ce un sale con, qui sait ? Qui suis-je pour juger son bilan à la tête d'une ville qui se situe à plus de 700 kilomètres de la mienne et où je n'ai passé en tout et pour tout qu'une dizaine de jours dans les 6 dernières années ? Pour juger la politique d'un maire, j'estime qu'il faut avoir vécu dans la ville, car la politique municipale est bien celle qui a le plus d'effet direct sur la vie des gens. Ainsi, je peux facilement faire un bilan nuancé du mandat de mon maire, Hélène Mandroux, mais ce n'est pas le sujet de cet article. (peut-être une prochaine fois ?) Et je ne peux rien dire, objectivement, du bilan de Delanoë. Ce que j'en sais, ce sont seulement quelques bribes qui arrivent jusqu'à moi par le biais du miroir déformant des médias, qui n'est absolument pas suffisant pour juger d'une politique municipale.
Si -et seulement si- il est candidat à la succession de Flamby, alors il ne faudra de toutes façons pas le juger sur son bilan à Paris, d'une part parce qu'à moins d'être parisien, on n'a pas à s'en occuper, et d'autre part parce que l'élection d'un premier secrétaire au PS passe par le vote d'une motion, c'est-à-dire d'un projet politique et d'une ligne d'orientation, c'est-à-dire par l'examen du fond. La tronche du futur Premier Secrétaire, sa façon de parler, sa popularité et ce qu'en disent les médias, c'est-à-dire globalement la forme, je ne dirai pas qu'il ne faut pas en tenir compte étant donné que le PS est le deuxième parti de France, mais que c'est secondaire.
Je précise bien, pour finir, que cet article ne saurait en aucun cas s'apparenter à une descente en flammes de Bertrand Delanoë. J'aime beaucoup ce monsieur, mais je tente de rester critique face à ce qui me semble être un effet médiatique et une mode passagère, dont je me méfie comme la peste en politique, surtout quand elle persiste (.....plus dure sera la chute, comme avec SR aujourd'hui et avec NS demain, qui rallonge, entretient et profite beaucoup trop de l'état de grâce ; je n'aimerais pas être à sa place quand ça va commencer à sentir le roussi.....). Sur la forme, je trouve d'ailleurs qu'il a suffisamment d'atouts pour prétendre à la direction de la gauche française. J'attends le prochain épisode (à savoir le fond) avec impatience !
PS : Notez bien que je ne sais toujours pas si je prendrai ou pas ma carte au PS, en sachant que si c'est oui, ce sera uniquement -et je ne m'en cache pas- pour voter au congrès. J'attendrai certainement le dernier moment pour me décider.)
A VENIR : un article sur mon maire, Hélène Mandroux.
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