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31 août 2007
L'appel de la Provence
Hum..... c'est difficile de dire ça, mais aujourd'hui, j'ai reçu un appel de Sciences-Po Aix, me disant que..... JE SUIS PRIS!!!!
OUI, c'est magnifique, c'est le plus beau jour de ma vie, je vais partir à Aix faire Sciences-Po!!
Je dois aller faire le déplacement en Provence pour m'inscrire mercredi prochain.
Et j'attends toujours les résultats de Paris, mais j'en ai rien à foutre. Paris, pour moi, c'était la seule solution car il n'y avait plus rien derrière. Mais voilà que cette nouvelle arrive. Je suis hyper content, je vous laisse avec ma joie toute intacte.
21:55 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : killcow, adrien, sciences po, concours, aix
30 août 2007
Back from hell
Je suis enfin de retour !!
Tout d'abord, je remercie les lecteurs qui m'ont encouragé, ou en tout cas ceux qui se sont souciés de connaître les réactions. Mention spéciale à Julien Tolédano pour ses bons conseils. Je ne vous cacherai pas que j'ai été un peu déçu par le nombre d'encouragements ; je m'attendais à mieux que ça. Oui, je sais, vous allez dire que je me plains, mais dites-vous que partir avec ça sous la dent, c'est assez maigre. Enfin, je ne vais pas me plaindre ; autour de moi, j'ai reçu plus de voeux de merde que je n'en recevrai jamais ! Trois personnes ont brûlé un cierge pour moi (ma grand-mère, ma voisine et ma mère, qui est allée à Saint-Sulpice pour ça), donc normalement, le Seigneur était avec moi. Ca a quand même fait assez plaisir à l'athée intolérant que je suis. Voilà donc pour les encouragements.
Mais vous imaginant trépignant d'impatience devant votre écran à vous demander comment ça s'est passé, je m'empresse de le dire. D'abord, l'examen est une épreuve intense, (15 heures en 2 jours) à tel point que mon annulaire droit a gonflé à force d'écrire.
La première épreuve (ordre général alias philo) a été un bide monumental. Par là, entendez qu'au bac, j'aurais dit que c'est moyen. Moyen moins, même. Les sujets au choix étaient : "Y a-t-il de bons préjugés?" ou alors un texte de Claude Lefort sur les relations entre démocratie, totalitarisme et certitude. Texte fort intéressant mais aussi fort difficile. Le sujet de dissertation ressemblait étrangement à un des sujets du bac ES ("Peut-on en finir avec les préjugés?"), que je n'avais pas pris, ne me souvenant même plus d'avoir fait un cours sur les préjugés. Ici, je n'avais pas plus fait de cours sur les préjugés ; par conséquent, j'ai choisi la difficulté, un peu contraint. J'ai fait mon petit topo, explication/critique, en négligeant certains passages du texte non compris, et en ne citant aucune référence (à part une référence historique, j'ai à un moment cité Harry Truman). Entrée fracassante dans l'examen, donc, avec la première épreuve ratée. Je me suis dit que je n'avais plus le droit à l'erreur, alors même que se profilait à l'horizon l'épreuve sur documents, mélangeant SES et géographie.
Là aussi, il y avait deux sujets : le choix était un peu plus long étant donné qu'il s'agissait à chaque fois d'un dossier de dix documents. J'ai donc lu premièrement "Place de la Chine dans le monde", peu emballé par ce qu'ils proposaient. J'ai donc lu les document en diagonale, et vu les questions. Je suis ensuite passé aux "systèmes de santé dans les pays de l'OCDE". J'ai pensé que c'était Douste-Blazy qui avait fait les sujets, et j'ai lu ce dossier. L'une des questions était "comment pourrait-on réformer le système d'assurance-maladie?" Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Roselyne est tellement à court d'idées qu'elle cherche auprès des étudiants. C'est la première fois que je ne comprends rien, mais alors rien, à une aussi grosse quantité de documents ! Ne sachant même pas définir les dépenses de santé, qui revenaient à chaque document, j'ai préféré me tourner vers l'Empire du Milieu. Et j'ai plutôt bien réussi ! J'ai appris des choses, et j'ai à peu près compris tous les documents (à part une page affreuse sur les IDE entrants et sortants). En tout cas, cette épreuve couvrait les thèmes les plus difficiles du programme de Terminale en SES (la solidarité et l'ouverture internationale).
Après avoir dormi comme un bébé, sans y croire, étant donné l'enjeu et étant donné surtout que j'ai du mal à m'endormir même en situation normale, je me lançais vers l'épreuve la plus symbolique de l'examen : l'histoire. De loin ce que j'avais le plus travaillé. Je me suis bouffé deux volumes de l'Histoire du XXème siècle par Berstein et Milza (j'ai pris le risque de faire l'impasse sur la période 1900-1945, sachant que peu de sujets la couvrent). Et bien je peux vous dire que ça m'a servi !!! Les sujets au choix étaient : "Les relations entre Européens et Américains depuis 1945", "L'année 1956 dans le monde" et "Les Français et leurs dirigeants politiques de 1914 à nos jours". Le troisième sujet, couvrant la période non-étudiée, était exclu d'office. J'ai ensuite longuement hésité entre les deux autres pour finalement choisir le premier. Et oui, le problème des sujets qui couvrent une année, c'est qu'il faut savoir ses dates sur le bout des doigts et être sûr de soi ! Personnellement, en 56, j'avais trouvé Guy Mollet président du Conseil, envoi du contingent en Algérie, crise de Suez, Eisenhower réélu, soulèvements dans les démocraties populaires. N'étant pas sûr de ne pas oublier quelque chose, et ne sachant pas ce qu'il s'était passé les années précédentes, je n'ai pas choisi ce sujet. Dites-moi ce que j'avais oublié en 56 ! Finalement, j'ai pris un sujet très vaste que j'ai l'impression d'avoir bien passé. J'ai donc bien limité la casse en histoire.
L'après-midi, l'espagnol m'a paru bien facile. Un sujet sur les conséquences économiques des migrations et sur l'adaptation des migrants à la mondialisation économique. Si, si, je vous jure ! Un peu de difficulté pour les questions de vocabulaire, mais le reste allait plutôt bien. C'est, de toutes façons, cette épreuve (avec l'épreuve sur documents peut-être) qui va rattraper ma "performance" en philo. Après, quant à savoir si j'aurai 12 de moyenne ou pas..... rendez-vous le 14 septembre !!
09:35 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sciences-po, killcow, adrien vicente, examen
25 août 2007
Direction la capitale !
A l'instar de la plupart des blogs que je visite, mon blog va prendre des vacances. Selon moi, un blog ne doit pas prendre de vacances si son auteur n'en prend pas. Au contraire, pour moi, il s'agit de bûcher. Et oui, dans quatre jours, je serai à Paris pour passer l'examen de Sciences-Po. Et je peux vous dire que depuis le début des vacances, ça bûche sévère!
Philo, histoire, géographie, économie, espagnol..... tout y est passé! Et je peux vous dire que j'aurais bien pris un mois de plus pour réviser tellement c'est dur!
En tout cas, je me mets en vacances. Lundi 27 dans l'après-midi, je prendrai le train avec ma mère, direction Gare du Nord. Puis arrivé là-bas, on prendra le RER en direction d'Arcueil (proche banlieue, à côté de Cachan), où se situe le centre des examens..... et notre hôtel.
Mardi 28 à 9h00 commencera mon chemin de croix avec quatre heures de philo, qu'ils ont baptisées "épreuve d'ordre général". C'est à se demander ce qui leur passe par la tête ; je suis sûr qu'ils le font exprès pour brouiller les pistes! Rien de plus à dire, si ce n'est que ce sera une épreuve type bac, avec préférence pour un sujet de philosophie politique, ou qui peut toucher à l'actualité.
A 14h30, ce sera reparti pour quatre heures avec l'épreuve sur dossier. Sous ce nom ronflant se cache une épreuve d'étude de documents (une dizaine) à dimension géographique. Pas grand-chose à redire de ce côté-là si ce n'est que je ne suis pas mauvais en étude de documents.
Le lendemain, mercredi 29 août 2007 à 9h00, viendra l'épreuve la plus difficile, la plus exigeante et aussi celle pour laquelle j'ai le plus travaillé : l'histoire. Le programme porte sur l'histoire du XXème siècle ou "le monde de 1914 à nos jours". En réalité, il faut combiner les deux pour obtenir "le monde de 1900 à nos jours". J'ai travaillé (et surtout lu) d'arrache-pied pour assimiler ces p**ain de dates qui commencent (un peu) à rentrer. L'épreuve dure 4 heures et propose de choisir entre 3 sujets de dissertation.
Enfin, ce qui me fera remonter la moyenne, l'épreuve de langue vivante (à savoir espagnol), aura lieu à 14h30. Elle prend, comme à Aix, la forme d'un commentaire de texte, avec questions de compréhension, de vocabulaire, et deux essais au choix. La première fois que j'ai vu le niveau, j'ai failli me pendre mais j'y ai réfléchi et je me suis dit qu'il valait mieux attendre de le passer avant de me pendre. Même moi, parlant couramment espagnol, j'ai du mal à répondre aux questions. Parfois jusqu'à faire l'impasse sur un des mots du sujet d'essai. Ca craint! Cela dit, grâce à ça et à mon dictionnaire franco-espagnol, je sais maintenant que "imprescindible" signifie "indispensable". ^^
Je conclurai par les règles du jeu : toutes les épreuves ont le même coefficient (ça pourrait m'avantager vu mon niveau en langue), et c'est un examen et pas un concours. Les candidats qui auront 12 de moyenne et plus de 7 en langue seront reçus. Ah oui, et les examinateurs notent sec ; le taux de réussite est de 10 à 15%. Les résultats seront le 20 septembre.
Sur ce, je retourne à mon livre d'histoire ; rendez-vous le 30 août (au mieux le 29 au soir) pour un moment historique, et le 20 septembre, surtout, pour un moment encore plus historique!
And now, let's wait work and see what'll happen.
10:00 Publié dans Sciences-Po story | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adrien vicente, killcow, examen, concours, sciences po, paris
24 août 2007
Une fois!
Hier, le flamand chrétien-démocrate Yves Leterme a abandonné sa mission de mettre en place un gouvernement pour la Belgique dont il serait le chef. Ca faisait au bas mot quarante jours que la Belgique était sans gouvernement. Le Soir, journal belge de référence, était même sur le point de mettre un compteur sur son site. Déjà, à chaque info, ils sous-titraient "X jours sans gouvernement"
Car voilà, les Belges sont passés maîtres dans l'art de composer des gouvernements en situation désespérée. Il faut dire qu'ils ont tout pour avoir une situation désespérée en permanence. Finalement, le coup d'Etat permanent, ça a du bon! ^^ La Belgique est un régime parlementaire (peut être source de bordel), avec scrutin proportionnel (garantiti le multipartisme, par conséquent source de bordel). Déjà, ils partent désavantagés. Mais surtout, le problème principal de la Belgique est la division permanente qui règne entre la Wallonie et la Flandre. Et oui, ça ne vous aura pas échappé, la Belgique est coupée en deux : au Sud, la Wallonie francophone, à peu près aussi prospère que le Nord et la Lorraine ; au Nord, la Flandre néerlandophone, à peu près aussi pauvre et inactive que les Pays-Bas. Sauf qu'il n'y a pas de coffee-shops. ^^
Les deux régions se haïssent viscéralement. D'ailleurs, lorsque vous dites à un Belge que vous connaissez un Belge, il vous demandera immédiatement "Wallon ou Flamand?" et sa sympathie à l'égard de la personne concernée risque fort de changer du tout au tout. Les Flamands veulent larguer les Wallons et développer les liens avec les Pays-Bas voisins, pour garantir leur prospérité économique. Les Wallons, quant à eux, veulent davantage d'aide afin d'avoir une chance de rattraper leurs voisins. Ils sont partisans du statu quo, qui les avantage.
Or, en politique, les divisions se font grandement sentir. Non seulement il faut composer avec le traditionnel clivage gauche/droite, mais en plus, il faut faire gouverner ensemble des Flamands et des Wallons. Signe de la division : tous les partis existent en double, et peuvent parfois refuser catégoriquement de s'allier. Yves Leterme avait, dans son programme, prévu une plus grande autonomie pour les régions, ce qui accentuerait encore davantage les inégalités inter-régionales. C'est pourquoi les francophones ont refusé de s'allier avec lui.
Selon moi, la Belgique pose problème dans le sens où c'est déjà tout petit. Une sécession n'aiderait pas vraiment ce pays. En plus, il faut compter avec Bruxelles, ville francophone à 90% en territoire flamand. Que dirait-on dans le monde si la capitale de l'Europe faisait l'objet d'un contentieux entre pays? Justement, l'Europe. Je crois que ce serait le seul moyen pour que le problème soit réglé. La Belgique (comme d'ailleurs le Luxembourg et, dans une moindre mesure, les Pays-Bas) a tout son avenir dans l'Europe, alors elle a intérêt à approfondir un maximum l'Europe afin de se libérer des contraintes nationales. Plus l'Europe s'approfondira, plus la Wallonie et la Flandre s'éloigneront. Ces deux pays que presque tout oppose sont, selon moi, à terme, condamnés au divorce.
En témoigne d'ailleurs cette fausse info de la RTBF (Radio-Télévision Belge FRANCOPHONE ; et oui, ce n'est pas la même télé non plus) qui prétendait, l'an dernier,que la Flandre avait fait sécession. C'était frappant de voir à quel point tout le monde l'a cru.
And now, let's wait and see what'll happen.
20:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, flandre, wallonie, politique, yves leterme
22 août 2007
Les Français (et les journalistes) sont des cons?
Ca y est, on y est déjà. La date du congrès du PS n'est pas encore fixée; nous avons tout au plus un vague "2008", même pas sûr; on a aussi "après les municipales", ce qui ne nous arrange pas vu qu'on n'a pas non plus la date des municipales. Et bien malgré ça, les instituts de sondages si impartiaux recommencent leur travail de militants sondeurs. Et c'est vraiment pas brillant; je pense d'abord aux sondages qui font voir à quel point les Français sont heureux de la politique de NDP©. Les cons sont pour le service minimum sans se dire que le service minimum, c'est précisément ce qui se met en place lors des grèves, et qu'il suffirait d'un peu plus d'organisation pour qu'il y ait un service régulier. Les cons sont pour "travailler plus pour gagner plus" sans savoir que la défiscalisation existe déjà. Ils sont pour l'exonération des droits de succession à 90% sans savoir qu'actuellement, ils sont exonérés à..... 80%. Ils sont pour le bouclier fiscal, alors que l'immense majorité de ces cons n'en profitera jamais.
Le plus drôle doit être ce sondage qui affirme que 63% des Français veulent travailler après 65 ans. Franchement, vous y croyez, vous? Alors de deux choses l'une: soit ce sondage est tellement bidonné qu'on n'arrive pas à y croire (c'est fort possible), soit les gens interrogés sont complètement abrutis. Je n'arrive pas à y croire.
Enfin..... venons-en au fait. Les sondages préférés des sondeurs sont bien entendu les sondages électoraux. Ca fait monter la sauce, comme si une campagne ne suffisait pas. Et le congrès du PS fait déjà l'objet des sondages, honteusement interprétés par les grands journaux partisans. Si Le Monde ne cède pas à la tentation, Le Figaro (évidemment) nous titre: DSK devance nettement Royal pour diriger la gauche. Quant à Libération, qui ne m'a pas l'air très royaliste non plus, s'il titre le Parti socialiste cherche sa tête, il nous sous-titre "selon un sondage LH2, les Français préfèrent Dominique Strauss-Kahn à Ségolène Royal pour moderniser la gauche." Avec, en petit, le sondage brut de décoffrage.
Or, que dit ce sondage?
Comme vous le voyez, SR est effectivement en baisse dans tous les cas de figure. Cependant, la question du sondage concernant la gauche, je ne vois pas pourquoi l'ensemble des Français serait à interroger. La première colonne n'a absolument aucun valeur à mes yeux, car les sympathisants UMP ou autres font un choix sensiblement différent de celui des sympathisants de gauche. En général, ils choisissent le plus à droite et/ou le moins apte à gagner. Petite anecdote: en 2006, les sympathisants de gauche préféraient Villepin à Sarkozy. Comme je le disais: le plus à gauche et le moins apte à gagner.
Ce qui le révolte, c'est surtout que les journaux interprètent et titrent sur le résultat des Français dans une affaire qui ne regarde pas tous les Français. Je veux bien que les sondeurs le sondent, parce que c'est toujours utile de le savoir, mais ça doit rester secondaire. Or, ici, c'est exactement le contraire. Regardez plutôt la colonne "sympathisants de gauche": DSK et SR sont à égalité. Et la colonne "sympathisants socialistes": SR devance DSK de 4 points et recule peu, malgré l'avancée importante de celui-ci.
Pour moi, c'est la deuxième colonne qui est la plus importante dans la mesure où elle implique la gauche toute entière, d'où la popularité relative de Besancenot et Buffet (froid) dans la deuxième colonne. Or, à ce moment-là, il faudrait plutôt titrer: DSK et SR toujours en course, ou quelque chose comme ça.
Ma petite réponse à moi se porterait davantage sur Montebourg ou Royal, Montebourg étant celui que je trouve le plus proche de mes idées, mais Royal étant la mieux placée pour diriger vu sa place actuelle.
11:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sondage, gauche, PS, leader, DSK, ségolène royal, montebourg
19 août 2007
La perle rare
Vous me direz: "oui, mais à part sur Arte, Canal+ (en clair) et quelquefois France 5, il n'y a pas grand-chose de regardable." Je vous répondrai évidemment qu'il ne faut surtout pas occulter Arte et France 5 car ce sont les derniers vestiges de la vraie télévision, pas pourrie par l'argent, et qui a pour vocation de cultiver les masses. Canal+ est un cas à part; bien que pourrie par l'argent et par Univers Sale, elle continue à nous donner des programmes de qualité, avec une vision encore pas trop bien-pensante et relativement indépendante (ça, ça veut dire qu'ils votent à gauche ^^).
Et bien justement, cette émission est sur France 5, tous les dimanches à 20h50 (désolé pour ceux qui n'ont pas le câble). Elle s'appelle Graffiti 90. Le slogan de l'émission est: "les images sont bien réelles et les intervenants de vrais gens." Présentée par Pierre Lescure, l'ancien de Canal+ viré par les méchants capitalistes, un monsieur droit comme un I donc, et Dominique Besnehard, un sympathique bonhomme que je ne connais pas plus que ça, l'idée est de se replonger dans l'actualité politique et musicale française des années 90, comme si vous y étiez, avec cependant quelques allusions au futur. Les images politiques et musicales sont diffusées en parallèle, avec toujours beaucoup d'humour: par exemple, après un sujet sur les dysfonctionnements du collège, ils nous passent Stomy Bugsy. ^^ Bon, c'est vrai que les années 90, niveau musique, c'était pas ça. Entre l'heure de gloire des boys-band, l'âge d'or du rap provoc, les débuts de la techno, il n'y a pas grand-chose. Heureusement que Zebda ou Khaled venaient remonter le niveau! Ensuite, un commentateur (un vrai, hein, en chair et en os, en 2007) plus ou moins protagoniste ou spécialiste de l'évènement en parle. Dans les commentateurs, il y a par exemple Etienne Mougeotte, Pascal Nègre, Jules-Edouard Moustic, Claire Chazal, Laurent Gerra, Alain Duhamel.....
Les émissions durent comme un prime-time normal (environ 2 heures) et les épisodes sont chronologiques et englobent une période de deux ou trois ans, ce qui permet d'aller quand même assez au fond des choses. Par exemple, le titre de l'épisode de ce soir (1996-1997) était France 1, Chirac 0. Avec "la plus grosse poilade du siècle" selon les présentateurs: le célèbre "J'ai décidé de dissoudre l'Assemblée Nationale."
Les années précédentes, on a eu Graffiti 60, Graffiti 70 et Graffiti 80. Je l'ai pris pendant Graffiti 70, il y a deux ans de cela. J'aime beaucoup cette émission; je pense que c'est parce que d'une part, elle nous fait bien comprendre quelle était l'ambiance à cette époque-là en nous plongeant vraiment dedans; et d'autre part parce qu'elle garde tout de même un certain recul par rapport aux images, et tient compte de ce qu'il s'est passé après, ce qui évite d'en faire une simple émission historique. Comme quand on nous montre le passage de la jeune pousse Ségolène Royal à l'émission L'heure de vérité, présentée par Alain Duhamel. Ca tombe bien, tiens, Duhamel est intervenant! Demandons-lui s'il s'en souvient! Il vous répondra: "Franchement..... Non. Je ne me souviens absolument pas de cette émission."
Je vous encourage vivement à regarder cette émission; la semaine prochaine, le dernier épisode: Le bug de l'an 2000 n'aura pas lieu. (1998-1999) Si quelqu'un pouvait me retrouver les archives de cette émission, je lui en serais infiniment reconnaissant. Si France 5 pouvait sortir un DVD, ce serait pareil. Cette émission est une perle de télévision, dans une chaîne qui est aujourd'hui dans la tourmente, et a injustement supprimé de sa grille des programmes d'excellentes émissions. Personnellement, je trouve que jusqu'ici, France 5 fait les meilleures émissions de prime-time. Dommage, c'est câblé. Arte est bien aussi, mais le ton est parfois très soporifique, et j'ai souvent envie de me lever du fauteuil et d'aller retrouver mon tendre ordinateur, bien que l'émission puisse traiter d'un sujet historique très intéressant. Je regarde de temps en temps (faute à l'horaire trop tardif) Le Dessous des cartes, émission de géopolitique basée sur des cartes, le mercredi à 23h10, et parfois, sur Arte, on a aussi des perles rares de cinéma.
PS: Sinon, rien à voir avec France 5, j'ai revu l'autre jour sur Canal+ l'image d'archives de Patrick Le Lay qui se présente pour devenir le directeur de TF1 en cours de privatisation. Il parlait de respect du téléspectateur (sic), de continuer avec les émissions qui plaisent (re-sic), et surtout de ne pas tomber dans le jeu du pognon et de l'audimat (re-re-sic). Quand on pense que Ballamou a privatisé TF1 au nom du "mieux-disant culturel" (re-re-re-sic)..... Depuis le temps que je vous dis qu'il faut renationaliser cette chaîne! Heu, non, remarquez, quand on voit ce qu'est devenue la concurrence.....
22:40 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france 5, graffiti 90, années 60, années 70, années 80, années 90, histoire
16 août 2007
Viva Chavez..... ou pas?
Rappelons que Chavez est le président du Venezuela; d'extrême-gauche, il veut impulser le "socialisme du XXIème siècle". Définition bien sympathique étant donné que chacun peut mettre ce qu'il veut dedans et qu'on peut, du coup, tout justifier au nom de sa construction. Un peu comme l'ordre juste, qui avait permis de justifier le renvoi de Montebourg, injustifiable. Le problème de Chavez, c'est qu'il navigue complètement à vue. Il est donc un excellent démagogue, avec beaucoup de charisme. Et puis, comme disait je ne sais plus qui, on ne peut pas vous reprocher de ne pas tenir vos mensonges.
Les points principaux de cette nouvelle Constitution sont une nouvelle organisation politique, basée sur les communes, "base de l'Etat socialiste" du XXIème siècle, et l'inscription dans la Constitution de l'appartenance des secteurs clés à l'Etat (industrie pétrolière, électricité, télécommunications). Enfin, on a aussi la limitation du temps de travail à 6 heures par jour. Qui a dit que les 35 heures étaient désuètes? Mais surtout, le point qui ne passe pas, c'est la suppression de la limitation des mandats présidentiels à 2 et l'instauration du septennat (sextennat aujourd'hui) présidentiel. Dans ce pays, un des régimes les plus présidentialisés au monde, (mais ne vous inquiétez pas, on va bientôt les dépasser ^^) ça peut poser des problèmes. D'autant plus que Chavez a annoncé d'ores et déjà qu'il comptait rester au pouvoir jusqu'en 2021, alors qu'il devrait normalement le quitter définitivement en 2013.
Cette réforme devra d'abord être validée par l'Assemblée, ce qui ne devrait point poser problème, (tous les députés sont du parti de Chavez étant donné que l'opposition a boycotté les législatives) puis par référendum. Or, là, la partie s'annonce serrée, étant donné que 54% des Vénézuéliens sont opposés à la réélection à l'infini du président.
Il faut savoir que, de plus, le Venezuela est un pays extrêmement politisé et bipolarisé. Ce n'est pas au Venezuela que Bayrou serait élu! ^^ Il faut savoir aussi que l'opposition là-bas est sociale-démocrate (enfin, autant que Tony Blair) et détient la plupart des médias (enfin, de moins en moins depuis la fermeture de RCTV, l'une des deux principales chaîne d'opposition). Les infos de Globovision, chaîne d'opposition, sont caricaturales. On n'interviewe que des responsables américains qui disent que Chavez est un dictateur et qu'il faut le virer de là. Les infos de VTV, la chaîne publique, sont tout aussi caricaturales. En plus, sur la chaîne publique, les seules pubs sont de la propagande pour le régime!
Source: France 24
22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hugo chavez, venezuela, constitution
15 août 2007
Délocalisons nos vieux!
Oui, c'est vrai, ils font chier, ils votent à droite et en plus ils nous vivent sur notre dos alors qu'ils ne foutent rien, sous prétexte qu'ils sont vieux! Au boulot les feignasses! On n'a qu'à tous les virer! Au moins, ils feront chier les arabes, qui eux aussi nous font chier à vivre sur notre dos sans rien foutre!
Derrière ce titre un tantinet choquant se cache une idée, peut-être idiote, mais qui me paraît tout de même intéressante. C'est pourquoi je vous la soumets afin que vous me disiez ce que vous en pensez. Cette idée est tirée de cet article du blog Désirs d'entreprendre. Je voulais au départ commenter, mais j'ai pensé que ça m'attirerait des visiteurs le sujet était suffisamment vaste pour en faire un article.
L'idée est grosso modo de promouvoir une émigration (donc définitive, en cela elle se différencie du tourisme) de nos retraités vers les pays méditerranéens, et particulièrement ceux du Maghreb, afin de développer leur économie en créant des consommateurs, donc de la croissance dans ces pays où le chômage des jeunes est une plaie.
Je m'explique: Partant du principe que la vieillesse, si elle crée des dépendances et pose le problème du financement des retraites, crée aussi de l'activité, (services à la personne, toutes les professions médicales, tourisme, et bien sûr les biens de consommation courante, et j'en oublie) et cette activité pourrait être bénéfique dans le cadre d'une politique de codéveloppement. En effet, imaginons les effets que pourrait avoir une émigration des retraités européens vers les pays méditerranéens (nous prendrons comme exemple la Tunisie): en prenant en compte la parité monétaire, cela augmenterait tout à coup la demande sur le marché intérieur tunisien, sachant que le pouvoir d'achat d'un euro est bien supérieur à celui du dinar. Tous les secteurs d'activité cités ci-dessus se développeraient en conséquence, et sachant qu'il s'agit la plupart du temps d'emplois non qualifiés, (sauf pour la médecine; dans ce cas, on s'appuierait sur un partenariat euro-méditerranéen) cela créerait de l'activité pour une main-d'oeuvre dynamique qui ne demande que ça.
Alors arrivent les problèmes: d'abord, comment faire? Evidemment, l'émigration des vieux ne sera pas une déportation, ni même une expulsion par la nouvelle compagnie Air Sarkozy. Pour l'encourager, il faudra d'abord s'assurer que les infrastructures des pays de destination sont capables de recevoir l'afflux de migrants. Je détaillerai plus bas pourquoi les infrastructures touristiques (Hammamet, Djerba, Marrakech, etc) ne conviennent pas. Encore une fois, la construction et l'aménagement d'infrastructures pourrait créer de l'activité. Ensuite, afin de le promouvoir, il faudra simplement le faire connaître en Europe, par une campagne publicitaire, des prix compétitifs..... les moyens ne manquent pas!
Le problème le plus important est certainement le bien-fondé de cette mesure: en effet, il faudra s'assurer que la hausse de la demande provoquée par l'installation de "riches" s'accompagnera d'une réelle croissance économique et d'une satisfaction de cette demande. Dans le cas contraire, cette mesure serait une bombe à retardement qui risquerait de provoquer une crise. Je m'explique: si la demande n'est pas satisfaite, la nouvelle demande va provoquer de l'inflation. Or, cette inflation étant provoquée par les plus riches, (disons que même une petite retraite française vaut mieux qu'un salaire moyen tunisien) elle risque fort de pénaliser les plus pauvres et d'accentuer gravement les inégalités. Dans un pays où les pauvres sont très pauvres et où la protection sociale n'est qu'un concept, la satisfaction des besoins primaires des plus pauvres risque d'être compromise. Et dans ce cas, la misère sociale est le terreau de l'extrémisme, et alors que la Tunisie reste relativement épargnée par l'islamisme, ce serait con que ça produise l'effet inverse à l'effet recherché.
Un autre scénario possible serait l'émergence de "ghettos aisés" fermés au reste du pays: c'est ce qui existe actuellement pour les touristes: on peut aller en Tunisie et ne croiser aucun Tunisien (croyez-en ma vieille expérience). Pour l'anecdote, il y a plus de Tunisiens à Marseille qu'à Hammamet. Le danger de la création de ghettos est que..... ça n'ait absolument aucune incidence sur l'économie tunisienne. Par contre, ça videra toujours les caisses françaises! En effet, dans les villes touristiques, il est courant que les prix "touristes" représentent trois fois le prix "local". La hausse du pouvoir d'achat, dans ce cas..... Pfuiiiit! Le problème est donc de faciliter l'intégration des immigrés français en Tunisie. C'est pourquoi les complexes touristiques gigantesques ne conviennent pas: ils favorisent la ségrégation touristes/tunisiens.
Le seul problème qui reste insoluble est les avantages que pourrait en tirer l'économie européenne. En effet, à force d'investir l'argent de nos retraites dans des pays étrangers, ne risque-t-on pas d'y perdre?
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23:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : délocaliser les vieux, vieux, retraités, programme, tunisie
13 août 2007
Le débat
Commentaire posté sur le blog de Jean-Marie Darmian
L'article parlait de ce sondage qui affirme que 64% des Français approuvent la politique de Nicolas Sarkozy.
Bon, je vais encore parler des sondages, mais force est de constater que notre divin président a une bonne image. Pour autant, la France est-elle de droite à 64%?
Je ne le crois pas. Je crois qu'en France, le débat politique n'a pas la place qu'il mérite. Vous me direz qu'il est peut-être un peu tôt pour débattre, et je vous répondrai d'ailleurs que c'est vrai. Cela dit, aujourd'hui, la politique a tendance à se transformer en politique-spectacle parce que le débat, c'est image contre image, discours contre discours, meeting contre meeting. La politique s'est transformée en tennis, alors qu'avant, c'était de la boxe.
Mais au fait, pourquoi parlé-je de débat alors que le sujet est ce fameux sondage? Et bien parce que mon âme de philosophe se réveille. Tous les Français ne prennent pas le temps de réfléchir à chaque mesure prise par le gouvernement (ils ont raison, ce n'est pas leur travail, ce n'est pas le moment, et beaucoup n'en sont pas capables), de peser le pour et le contre, d'exercer sans cesse leur esprit critique.
Aujourd'hui, le "débat" est inégal, car il se joue entre majorité et opposition. La règle audiovisuelle des trois tiers impose aux chaînes de donner un tiers de temps de parole au gouvernement, un tiers à la majorité et un tiers à l'opposition. Ce qui nous fait, dans un régime où le Président gouverne (c'est lui qui l'a dit), deux tiers pour la majorité. Sans compter que l'opposition est absente pour cause de congrès dans quelques mois (espérons qu'elle ne restera pas absente pendant encore 5 ans).
En bon socialiste, je me plains de ce sondage et pense que les Français sont des cons. Et pourtant, je suis en plein dans la préparation du congrès et dans les problématiques de refondation de la gauche. Je pense que ces 64% peuvent être réduits seulement avec une opposition qui se fait entendre, c'est-à-dire une opposition unie (c'est pas gagné) et avec de vrais débats contradictoires. Un vrai gros débat tous les 5 ans, c'est pas assez. Il faut réhabiliter le débat en France!!
Et n'oubliez pas:
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12 août 2007
Pas de place pour le jeu
Finalement, la section ne se développera pas plus que ça; je ne suivrai pas trop l'actualité du jeu vidéo. Les seuls articles que j'ai écrits avaient pour sujet des jeux d'ordinateur, dont Ouverture Facile (qui aura droit à deux articles), StepMania, et Buziol Games. Cette section n'aura finalement pas l'importance que je lui avais prédite au début de ce blog. Mais bon, si on m'avait dit qu'un jour, mon blog serait un blog politique et serait reconnu en tant que tel, je ne l'aurais cru qu'à moitié.
Car oui, aujourd'hui, je peux affirmer que j'ai rompu avec les jeux vidéo. Cela faisait un petit moment que j'en voyais les symptômes: d'abord, l'achat de ma Wii. Six mois après, je n'avais toujours pas fini Zelda qui pourtant est un bon jeu, et ma ludothèque était toujours désespérément poussiéreuse, avec seulement quatre petits jeux. Je pensais que ce n'était que passager, aussi me mis-je à rejouer à mon bon vieux Smash Bros. Aidé par le tournoi auquel je participai et par Zebdal qui avait intégré la Fataliteam, l'équipe des balèzes de l'Hérault, je continuai à m'entraîner en entretenant la rivalité avec ce dernier, dans l'espoir vague d'intégrer aussi la Fataliteam et jouer à un niveau "pro". Mais quand j'ai voulu m'entraîner..... je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Jouer me lassait de plus en plus vite. Je préférais aller commenter des blogs politiques, regarder les infos ou discuter sur MSN.
En créant ce blog, j'étais encore dans ma phase de transition; entre jeux vidéo et politique. Je pensais naïvement pouvoir concilier les deux et partager avec les internautes mes deux passions. Deux problèmes existaient sous cette idée, mais j'ai refusé de les voir.
Premièrement, le blog étant un média à part entière selon la jurisprudence, il cible un public spécifique. Je veux dire par là que les lecteurs du Monde ne sont pas ceux de Puissance-Nintendo. Rapidement, un choix s'imposait. J'aime les blogs qui parlent de plusieurs sujets, mais parler de plusieurs sujets à la fois est très difficile dans la mesure où rares sont les sujets qui "vont bien ensemble". Cependant, les articles personnels sont toujours bien acceptés par les lecteurs, surtout si le blog a ses commentateurs réguliers (ce qui est courant; les miens se nomment EM, Zebdal, Chahid, Eric, les jeunes socialistes du ring de l'Hérault.....); on finit par bien se connaître les uns les autres. Les conneries humoristiques sont aussi passe-partout, et c'est encore mieux si elles visent particulièrement le public du blog (par exemple, mon spam africain est une belle connerie pour mon blog). C'est d'ailleurs pour ça que la description de mon blog est "de la politique, de l'actualité, ma vie et des conneries".
Deuxièmement, c'était sans compter sur le fait que les passions..... ça a ses limites! Je crois, d'après mon humble expérience, qu'une passion en chasse une autre. Ainsi, ma "passion", si toutefois passion il y avait, pour les jeux vidéo a laissé la place à ma passion, car passion il y a, pour la politique.
J'en ai discuté avec ma mère, qui est toujours psychiatre, qui m'a confié que pour une fille, il est tout aussi difficile et symbolique d'admettre qu'on ne joue plus à la poupée. Mes poupées de garçon étaient les jeux vidéo, de même que ma "poupée" d'adulte sera la politique. Enfin, je crois. Du moins jusqu'à ce que je tombe amoureux pour de vrai..... ^^
NOTE: je détaillerai un peu mon expérience amoureuse (limitée tout de même) dans un prochain article. A venir: des révélations! (c'est que je commence à prendre les méthodes des publicitaires de TFnul, moi!)
EDIT : j'ai renoncé à faire l'article prévu.
23:25 Publié dans Mon nombril | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : killcow, adrien, jeux vidéo, nintendo, histoire, blog, politique



